Création d'un programme de formation en droits de la personne (Welland, le 11 avril 2005) - Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) a annoncé aujourd'hui un investissement d'un million de dollars dans le but d'aider les personnes ayant une déficience intellectuelle à se protéger contre la violation de leurs droits. Bien que les Canadiens souffrant d'une déficience intellectuelle aient des droits garantis par la Chartre des droits et libertés, il appert que beaucoup d'entre eux ne comprennent pas en quoi ils consistent. Cette lacune les rend vulnérables à des abus en tout genre : atteinte à leur vie privée dans les centres d'hébergement, exploitation financière ou sexuelle, retrait injustifié de leurs droits parentaux. Une équipe menée par des chercheurs du Community Living Welland Pelham et de la Brock University élaborera un programme de formation pour apprendre aux personnes atteintes d'une déficience intellectuelle telle que le syndrome de Down ou l'autisme à reconnaître les situations où leurs droits sont violés et à y réagir. L'équipe de recherche créera aussi un programme de formation destinée au personnel soignant et de soutien. « Même si les Canadiens ayant une déficience intellectuelle ont pu profiter d'un nombre accru d'occasions leur permettant de participer à la vie de leur communauté, il reste qu'un trop grand nombre d'entre eux sont encore susceptibles d'être victimes d'abus », a souligné John Maloney, député de Welland, qui a fait l'annonce d'aujourd'hui au nom de David L. Emerson, ministre de l'Industrie et ministres responsable du CRSH. « Cette recherche leur permettra d'acquérir les connaissances et les habiletés dont ils ont besoin pour jouir pleinement de leurs droits. » Au moyen d'activités ludiques, de jeux de rôle et d'une technologie interactive l'équipe de recherche apprendra aux personnes ayant une déficience intellectuelle à faire la différence entre « violation » et « non-violation » de droits. Par exemple, en mettant en scène une situation où un préposé de centre d'hébergement entre dans la chambre d'un résidant sans y être invité, les participants apprendront à reconnaître cette action comme une intrusion dans la vie privée et à réagir adéquatement en demandant au préposé de ne pas entrer ainsi dans leur chambre. Le personnel soignant recevra lui aussi une formation semblable en mettant l'accent sur la recherche d'un équilibre entre deux nécessités, celle de protéger la santé et la sécurité des patients et celle de respecter leurs droits individuels. « Cette étude est axée sur trois éléments importants : les droits, le respect et la responsabilité », a expliqué Frances Owen, professeure en études sur les enfants et les jeunes à la Brock University. « Ce sont là des concepts difficiles à saisir pour des personnes présentant une déficience intellectuelle, mais nos premiers essais sont très encourageants. Nous sommes convaincus que notre programme de formation sera un jour utilisé partout au Canada. » Le programme de formation touchera plus particulièrement quatre domaines : l'accès et l'autonomie comme liberté d'expression; les relations et le soutien communautaire comme droit à l'éducation; la sécurité et la protection de la vie privée comme droit aux soins de santé; le contrôle et la prise de décision comme droit au travail. - 30 - Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette annonce et sur les autres projets de recherche du CRSH, veuillez communiquer avec : Doré Dunne Agente des relations avec les médias Téléphone : (613) 992-7302 Courriel : dore.dunne@crsh.ca