HALIFAX -- Le 25 mai 2005 -- Selon les perspectives provinciales d'Exportation et développement Canada (EDC), les exportations de la Nouvelle-Écosse n'augmenteront que de 2 % en 2005, en raison d'un ralentissement des ventes de produits énergétiques à l'étranger et d'un tassement des prix des fruits de mer. En revanche, tous les autres secteurs industriels clés afficheront cette année une forte croissance, de 6 % en moyenne. En 2006, un affaiblissement notable des cours énergétiques amputera de 1 % les exportations de la province. « Un regain est prévu pour l'an prochain du côté des ventes à l'étranger du secteur agroalimentaire, le plus dynamique de la province au poste des exportations », déclare Stephen Poloz, premier vice président et économiste en chef à EDC. « Conjuguée à une dépréciation du huard et à la croissance anticipée dans d'autres sous-secteurs alimentaires, la demande soutenue de fruits de mer aux É. U. devrait générer une poussée de 4 % des exportations de produits agroalimentaires en 2006. » La force du dollar canadien demeure un risque important pour la Nouvelle Écosse, qui se répercute négativement sur les ventes à l'étranger de poisson, de homard, de pétoncle, de crabe et d'autres fruits de mer. L'an prochain, un léger affaiblissement du CAD devrait hausser quelque peu la valeur des exportations de la majorité de ces produits. Un appui supplémentaire pourrait venir des exportations de bleuets, qui, en 2004, ont porté pour la première fois les ventes à l'étranger de produits surgelés de la province au delà de la barre des 100 M$. La production de gaz naturel au large des côtes connaît une situation difficile, exacerbée par la diminution de 7 % de la production de gaz de l'île de Sable en 2004. La baisse année sur année de la production laisse entrevoir un recul des exportations cette année et l'an prochain. Sur une note plus positive, les exportations de produits pétroliers raffinés ont grimpé de 80 % en 2004 et atteint 125 M$ (10 % des exportations énergétiques de la province). Mais à mesure que la production se stabilisera, la valeur de ces expéditions déclinera puisque les cours du brut devraient reculer et passer d'une moyenne de 45 USD le baril en 2005 à 38 USD en 2006. Dans le secteur de la foresterie, les exportations de papier journal mèneront sans doute le bal, à la faveur d'une hausse de prix de 14 % attendue en 2005. Le scénario sera tout autre du côté du bois d'¿uvre, où EDC prévoit un repli des ventes vers la fin de l'année en raison d'un tassement des prix et de la demande. « Le resserrement de la politique monétaire américaine a un effet de contraction sur le marché du logement aux É. U., ce qui influera négativement sur les volumes de bois d'¿uvre néo écossais expédiés au sud de la frontière », souligne M. Poloz. Pour la pâte, les perspectives sont plus favorables. Les prix devraient augmenter quelque peu cette année puis afficher un léger recul l'an prochain. La convergence de ces facteurs devrait se solder par une progression de 6 % en 2005 et une croissance nulle en 2006. Les exportations de biens industriels surpasseront le bilan des deux dernières années, une croissance de 7 % étant prévue dans ce secteur en 2005 (+4,5 % en 2004). Les ventes de gypse à l'étranger devraient demeurer vigoureuses durant toute l'année car le rythme de la construction à l'échelle mondiale favorise un relèvement des prix. En outre, l'ouverture d'une usine de placoplâtre au Cap Breton accroît la valeur ajoutée de ce produit. Pour ce qui est des produits de caoutchouc et de plastique, les ventes refléteront la vigueur de la demande et l'expansion des prix qui caractérisent ce segment. Les ventes réduites mais toujours robustes de véhicules américains devraient appuyer des prévisions de 730 M$ établies au poste des exportations néo-écossaises de pneus, et des investissements dans l'industrie pourraient accroître davantage ces expéditions. Les autres catégories d'exportations afficheront des résultats variés, qui seront dans l'ensemble en hausse grâce aux améliorations prévues dans les secteurs des ordinateurs, de l'aéronautique et du matériel ferroviaire. À l'échelle nationale, EDC prévoit que de bons fondamentaux intérieurs feront progresser l'économie canadienne de 2,4 % en 2005 et de 2,9 % en 2006, et les exportations de 3 % au cours de chacune des deux années. On peut consulter les Prévisions à l'exportation d'EDC sur le site Web de la Société, à l'adresse suivante : http://www.edc.ca/docs/ereports/gef/EFindex_f.htm. EDC est une société d'État qui offre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques sur quelque 200 marchés. -30- Contact Glen Nichols Affaires publiques, EDC Téléphone : (613) 598 2876 Courriel : glnichols@edc.ca