CALGARY -- Le 17 mai 2005 -- Selon les perspectives provinciales d'Exportation et développement Canada (EDC), la vigueur du secteur énergétique générera une poussée de 7 % des exportations albertaines en 2005, ce qui correspond à plus du double de la croissance nationale anticipée. EDC prévoit par contre un scénario inverse pour 2006, soit une décroissance de 7 % attribuable à une baisse des cours énergétiques et à la stabilité ou au déclin des prix dans d'autres secteurs. « En 2004, l'économie albertaine a roulé à haut régime en enregistrant des taux de croissance de 10 % et plus dans les secteurs de l'énergie, de la foresterie, de l'agroalimentaire et des biens industriels », déclare Stephen Poloz, premier vice-président et économiste en chef à EDC. « La province n'affichera sûrement pas à nouveau des résultats aussi impressionnants, mais la croissance générale de ses exportations devrait tout de même demeurer robuste en 2005, avant de se replier en 2006. » Le secteur du pétrole et des produits du pétrole, qui représente 35 % de l'ensemble des exportations de l'Alberta, générera des ventes de 26 G CAD en 2005, une augmentation de 14% par rapport à 2004. Le tassement des cours abaissera les recettes tirées de l'exportation du pétrole d'un pourcentage à peu près équivalent en 2006. Les expéditions de gaz naturel, l'autre principal produit exporté par la province, ont représenté environ 36 % des recettes d'exportation l'an dernier. Elles ont augmenté de 6 % en 2004 pour atteindre 23,4 G CAD, une avancée limitée dans une certaine mesure par une progression moins prononcée des cours. Toujours selon EDC, les exportations de gaz naturel de l'Alberta croîtront de 2 % en 2005 puis glisseront de 7 % en 2006 en raison d'une baisse des cours. Le pétrole et le gaz naturel constituent plus des deux tiers des exportations de la province, et si l'on inclut le charbon et l'électricité, les ventes d'énergie à l'étranger ont totalisé 46 G CAD en 2004, un bond de 15 %. Elles devraient augmenter de 8 % en 2005, puis décliner de 11 % en 2006 sous l'effet d'un repli des cours du pétrole et du gaz naturel et d'une diminution des exportations de gaz naturel. Un montant impressionnant de 40 à 45 G CAD de nouvelles dépenses en immobilisations devrait néanmoins être engagé dans le secteur des hydrocarbures au cours des dix à quinze prochaines années. Dans la conjoncture actuelle de prix élevés de l'énergie, un grand nombre de ces projets d'immobilisations sont accélérés. La situation favorable des marchés du pétrole et du gaz naturel a donné un élan aux exportations d'énergie de 9 G CAD, qui se sont établies à 65 G CAD en 2004. D'importantes augmentations des cours du brut ont été un facteur déterminant l'an dernier et le cours moyen du West Texas Intermediate (WTI) devrait gagner encore 4 à 5 USD cette année. « À long terme, les cours du pétrole et du gaz devraient fléchir légèrement, précise M. Poloz. À mesure que l'incertitude géoolitique s'atténuera, les stocks mondiaux se reconstitueront et la reprise de la production iraquienne se poursuivra. Dans un tel scénario, les Services économiques d'EDC prévoient que le WTI se négociera en moyenne à 45 USD le baril cette année et que les cours se maintiendront à la baisse, un prix moyen de 38,50 USD le baril étant prévu pour l'an prochain. » Les autres principaux produits d'exportation albertains en 2004 ont été les biens industriels (10 %), les produits agroalimentaires (7 %), les produits forestiers (5 %) ainsi que la machinerie et l'équipement (M É) (5 %). Les expéditions à l'étranger des trois premiers secteurs ont affiché une impressionnante croissance à deux chiffres en 2004 (32 %, 21 % et 23 % respectivement). L'atténuation de certaines restrictions américaines sur le commerce agricole a contribué au vif redressement des ventes de produits agroalimentaires l'année dernière, du côté des céréales et des oléagineux en particulier. Les ventes de machinerie ont été dynamisées par l'amélioration de la conjoncture de la demande aux É. U., surtout pour la machinerie agricole. D'autres types de M É ont également affiché des gains, ce qui s'explique par une solide demande aux É. U., en Chine, en Europe orientale, en Asie et en Amérique latine. Une croissance annuelle d'environ 5 % des exportations de M É est prévue pour 2005 et 2006. L'effet conjugué d'une conjoncture favorable des prix et d'une robuste croissance asiatique a entraîné une expansion marquée du secteur des biens industriels, principalement aux postes des métaux industriels et des minerais. Les exportations de produits forestiers ont été animées par une forte demande chinoise et une activité soutenue sur le marché américain du logement, ainsi que par les hausses des prix des biens à base de ressources naturelles. Les résultats seront variés cette année dans le secteur forestier. Les ventes de bois d'¿uvre déclineront probablement, tandis que les exportations de pâte et de papier journal augmenteront. Toutefois, comme les cours de la majorité des produits de base ont atteint ou quasiment atteint leur sommet cyclique, les Services économiques d'EDC prévoient que la croissance des exportations albertaines de matières premières et de produits semi-ouvrés ralentira en 2005 et que cette tendance se poursuivra en 2006. À l'échelle nationale, EDC prévoit que de bons fondamentaux intérieurs feront progresser l'économie canadienne de 2,4 % en 2005 et de 2,9 % en 2006, et les exportations de 3 % au cours de chacune des deux années. On peut consulter les Prévisions à l'exportation d'EDC sur le site Web de la Société, à l'adresse suivante : http://www.edc.ca/docs/ereports/gef/EFindex_f.htm. EDC est une société d'État qui offre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques sur quelque 200 marchés. -30- Contact Glen Nichols Affaires publiques, EDC Téléphone : (613) 598 2876 Courriel : glnichols@edc.ca