VANCOUVER - Le 4 mai 2005 - Selon les perspectives provinciales d'Exportation et développement Canada (EDC), la vigueur soutenue de l'économie chinoise compensera partiellement l'impact du ralentissement de la croissance américaine sur les exportations de la Colombie Britannique au cours des deux prochaines années. « Comme 64 % des exportations de la C. B. sont destinées aux É. U., les exportateurs de cette province ressentent inévitablement le ressac d'une baisse de régime au sud de la frontière », déclare Stephen Poloz, premier vice président et économiste en chef à EDC. « Les nouvelles ne sont cependant pas toutes sombres car le creux qu'ont connu les ventes à l'étranger de minéraux métallifères, de machinerie et de matériel électrique de la province sera comblé en partie par le robuste appétit chinois pour ces produits. » Le secteur forestier, qui génère 47 % des expéditions de la C. B. à l'étranger, est largement responsable de la tiédeur des perspectives à l'exportation de la province. Un repli des prix des produits forestiers ralentira la croissance des exportations de 1 % en 2005, avant d'entraîner une contraction de 2 % en 2006. La solide demande, les stocks bas, les cours dérivés de l'énergie et la maigre disponibilité du transport se sont combinés pour maintenir les prix élevés jusqu'ici cette année. Le déclin prévu des mises en chantier aux É. U. devrait toutefois refroidir la demande. Sur le front de l'offre, même si les camionneurs de Vanderhoof, Mackenzie et Quesnel sont retournés au travail, une grève à Prince George continue de menacer l'approvisionnement en grumes de dix scieries. En outre, le temps exceptionnellement chaud dans la partie intérieure de la province a limité l'accès aux forêts et rendu plus difficile l'accumulation de stocks de grumes. Le règlement du différend sur le bois d'¿uvre serait une bonne surprise et encouragerait l'investissement dans de nouvelles capacités de production. La prochaine grande étape est la décision du Comité de contestation extraordinaire de l'ALENA. Mais même si le Canada obtient gain de cause dans cet appel final, le remboursement des sommes déjà perçues ne sera pas pour autant assuré. La C. B. paie à elle seule 1,4 M CAD par jour, soit près de 42 M CAD par mois. La vigueur du yen et la demande asiatique soutenue aideront la province à se diversifier et à réduire sa dépendance envers le marché américain. « Une forte demande de la Chine, de l'Inde, de la Corée du Sud et de Taïwan pour l'or, le cuivre, le zinc et le molybdène compensera en partie la mollesse imminente dans le secteur forestier, note M. Poloz. Même si la Chine ne représente que 5,2 % des exportations totales de la C. B., les ventes de minéraux vers ce pays ont grimpé de plus de 700 % au cours des dix dernières années, comparativement à un recul de 40 % des ventes au Japon », ajoute-t-il. La forte demande asiatique et le crédit facile au sud de la frontière devraient également stimuler les ventes de machinerie et de matériel électrique de la province, qui représentent 7,5 % de l'ensemble de ses exportations. De plus, les prix plus élevés des produits de base ont créé un cadre fiscal et réglementaire plus favorable aux exportateurs, et le renchérissement des métaux a encouragé l'exploration et l'exploitation minières. « Outre un accroissement de 50 % des activités d'exploration en 2004, 13 projets font actuellement l'objet d'évaluations environnementales et des mines fermées sont en train de rouvrir, fait remarquer M. Poloz. D'autres bonnes nouvelles pourraient être annoncées car la province poursuit sa collaboration avec Ottawa afin d'assurer une capacité ferroviaire et portuaire suffisante. » Les recettes d'exportation du charbon devraient augmenter durant la période de prévision. Elles se sont établies à 1,6 G CAD en 2004. À la faveur de la demande chinoise de houille à coke, notamment, trois nouvelles mines ont ouvert depuis 2002, et neuf autres sont en cours de développement. Grâce à des réserves prouvées de charbon de 25 milliards de tonnes et aux nouveaux investissements dans le port de Prince Rupert, certains estiment que la province pourrait accroître ses exportations de charbon de 60 % au cours des prochaines années. Même si le volume de ses exportations de gaz naturel est encore bien inférieur à celui de l'Alberta, la Colombie Britannique vient en tête au pays en ce qui concerne la croissance de la production. La province devrait accroître de 8 % le nombre de ses puits de pétrole et de gaz cette année. L'essor de l'industrie du gaz naturel découle des programmes intéressants de redevances et d'allégements fiscaux et d'une certaine activité dans la région des Foothills, au nord est. Les découvertes récentes ont mis au jour des réserves de 800 milliards de pieds cubes, et certaines données du gouvernement indiquent que la province pourrait avoir jusqu'à 89 billions de pieds cubes de méthane de gisements houillers. De plus, le Offshore Oil and Gas Team, un organisme provincial, a entamé des pourparlers avec les Premières Nations qui vivent le long de la côte, dans l'espoir d'inciter le gouvernement à lever son moratoire sur le forage extracôtier et d'avoir accès à des réserves extracôtières potentielles de 35 billions de pieds cubes. « Aucune croissance importante des exportations de gaz naturel n'est prévue en 2005, mais il ne faut pas oublier qu'elles demeurent stables depuis leur bond de 50 % survenu en 2003 », précise M. Poloz. À l'échelle nationale, EDC prévoit que de bons fondamentaux intérieurs feront progresser l'économie canadienne de 2,4 % en 2005 et de 2,9 % en 2006, et les exportations de 3 % au cours de chacune des deux années. On peut consulter les Prévisions à l'exportation d'EDC sur le site Web de la Société, à l'adresse suivante : http://www.edc.ca/docs/ereports/gef/EFindex_f.htm. EDC est une société d'État qui offre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques sur quelque 200 marchés. -30- Contact : Glen Nichols Affaires publiques, EDC Téléphone : (613) 598 2876 Courriel : glnichols@edc.ca