ST. JOHN'S - Les Européens et les Canadiens disent souhaiter des sanctions plus sévères pour les contrevenants aux règles de pêche internationales, et croient que la recherche peut contribuer à préserver les stocks de poisson du monde, selon un nouveau sondage d'opinion publique commandé par Pêches et Océans Canada. Ces constats ont été présentés aujourd'hui aux médias par le groupe Environics Research au cours de la conférence internationale sur La gouvernance des pêches en haute mer et l'Accord des Nations Unies sur les pêches, qui se déroule présentement à St. John's, Terre-Neuve-et-Labrador. Les participants à des groupes de discussion des deux côtés de l'Atlantique sont conscients de l'importance historique de la pêche pour leurs pays et sont d'avis que les pêches du monde entier sont aux prises avec des problèmes graves. Selon les Canadiens, le plus grand problème est celui de la surpêche, tandis que les Européens pointent du doigt l'appauvrissement des stocks, attribuable selon eux à des causes diverses. L'idée d'imposer des sanctions plus sévères aux navires pris en flagrant délit de surpêche rallie l'assentiment général, mais Canadiens comme Européens se montrent sceptiques quant à la volonté des pays de sanctionner leurs propres navires. Le grand public semble aussi ne pas connaître les organisations régionales de gestion des pêches, mais il est d'avis que des organismes internationaux sont nécessaires pour gérer ces ressources mondiales. « Ces groupes de discussion nous permettent de constater l'importance qu'attachent les Canadiens et les Européens à des pêches durables et leur désir de voir leurs gouvernements prendre des mesures décisives afin de protéger les ressources des océans », a déclaré l'honorable Geoff Regan, ministre des Pêches et des Océans. « Les Canadiens veulent que nous nous imposions comme chefs de file dans ce dossier, et ces résultats vont nous aider à cibler nos efforts diplomatiques et de sensibilisation afin d'améliorer notre gestion de la haute mer. » Bon nombre de participants insistent sur le rôle que la recherche devrait jouer dans la gestion des stocks de poisson, et des appuis majoritaires sont exprimés, surtout en Europe et dans les grands centres urbains canadiens, en faveur de l'élargissement des efforts de gestion en haute mer pour les appliquer à des écosystèmes océaniques. Les mesures que prend le Canada pour contrer la surpêche et améliorer la gouvernance internationale des pêches rallient l'appui des participants canadiens. Ceux-ci disent souhaiter que le gouvernement prenne des mesures énergiques et qu'il démontre un engagement durable pour résoudre ce problème. Les participants européens se méfient des motivations canadiennes, mais reconnaissent qu'il faut agir et sont prêts à se joindre à l'initiative du Canada dans le cadre d'un effort international élargi. Deux séances de groupes de discussion ont eu lieu dans chacune des villes canadiennes suivantes : Toronto (Ont.); Calgary (Alberta); Nanaimo (C.-B.); Halifax (N.-É.); Clarenville et St. John's (T.-N.-L.). En Europe, un total de neuf séances ont été tenues dans les villes de Boulogne-sur-mer (Hardelot), France; de Stockholm, Suède; d'Aveiro et de Lisbonne, Portugal; et de Vigo, Espagne. Les séances de groupes de discussion ont duré deux heures et étaient animées par des spécialistes du groupe de recherche Environics. Le Premier Ministre Paul Martin a fait de la surpêche une des priorités de sa politique étrangère. L'approche du Canada vis-à-vis de la surpêche se divise en trois volets : 1) maintenir une surveillance et un contrôle vigilants en haute mer afin de réduire le nombre d'incidents de non-conformité, tout en 2) s'engageant de façon active dans une campagne diplomatique et de sensibilisation afin d'amener les pays à assumer leurs responsabilités vis-à-vis des agissements de leurs flottilles de pêche et de mettre en place les conditions propices à un changement afin 3) d'améliorer à long terme la gouvernance internationale des pêches. Pour de plus amples renseignements et pour consulter la version intégrale du rapport : http://www.dfo-mpo.gc.ca/focus/index_f.htm. -30- Pour de plus amples renseignements : Phil Jenkins Relations avec les médias Pêches et Océans Canada Ottawa (613) 990-7537 Sujata Raisinghani Attachée de presse Cabinet du ministre Pêches et Océans Canada Ottawa (613) 992-3474