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2005-31
OTTAWA (25 juillet 2005) -- Des études récentes indiquent qu'une déficience en vitamine D et un haut taux d'insuline pourrait faire augmenter le risque de cancer du sein. Un groupe de chercheurs sur le cancer du sein, de partout au Canada, voudrait en savoir davantage à ce sujet.
Cinq équipes de chercheurs sur le cancer du sein, qui travaillent en collaboration, ont reçu une subvention de recherche de 2,9 millions de dollars offerte conjointement par l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ACRCS), l'Institut du cancer et l'Institut de la santé des femmes et des hommes des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) afin de poursuivre la recherche relative aux rôles récemment découverts du signal de l'insuline et de la vitamine D dans le risque de cancer du sein.
« Des données récentes portent à croire que, surtout dans les pays les plus au nord comme le Canada, des niveaux de vitamine D inférieurs aux besoins chez un grand nombre de femmes peuvent faire augmenter le risque de cancer du sein - ce qui, une fois confirmé, ouvrirait des approches nouvelles et intéressantes pour la réduction du risque de cancer du sein » , a affirmé le chef de l'équipe, le Dr Michael Pollak, professeur d'oncologie à l'Institut de recherches médicales Lady Davis, de l'Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis et de l'Université McGill à Montréal.
« En ce qui concerne l'insuline, des études récentes donnent à penser que nombre de femmes, en particulier celles qui font peu d'activité physique par rapport à la quantité de nourriture qu'elles consomment et qui ont de hauts taux d'insuline, courent un plus grand risque de cancer du sein et/ou font face à un pronostic moins favorable » , poursuit le Dr Pollak. « Il est important de clarifier les mécanismes moléculaires intervenant dans l'action de l'insuline sur les cellules du cancer du sein afin de pouvoir améliorer les méthodes actuellement utilisées pour réduire le risque de cancer et maximiser l'efficacité des traitements offerts aux personnes atteintes de cancer du sein. »
Jusqu'à récemment, les principales maladies auxquelles la vitamine D et l'insuline étaient associées chez les femmes étaient l'ostéoporose et le diabète.
« Cette proposition innovatrice qui comprend de multiples projets a le potentiel d'assurer l'intégration rapide de découvertes réalisées en laboratoire dans de nouvelles approches de traitement et de prévention du cancer du sein » , a dit le Dr Philip Branton, directeur scientifique de l'Institut du cancer des IRSC.
Cinq équipes, dans le cadre du Programme de subventions en vue d'accélérer l'application des connaissances pour lutter contre le cancer du sein, effectueront leur recherche sur le cancer du sein selon quatre principales orientations :
Le rôle que joue les suppléments de vitamine D et de calcium dans la réduction des risques de cancer du sein chez certaines femmes. Le groupe approfondira également la recherche récente en laboratoire sur le rôle de l'insuline dans le traitement et la prévention du cancer du sein;
Les implications de la résistance à l'insuline, qui est de plus en plus commune chez les populations ayant adopté un régime alimentaire et un mode de vie à l'occidentale, et qui est associée à un pronostic défavorable dans les cas de cancer du sein;
Les nouvelles approches pour surmonter la résistance aux traitements actuels du cancer du sein, qui conduiront à des essais cliniques de nouveaux candidats- médicaments qui ciblent les signaux liés à l'insuline dans les cellules cancéreuses;
La relation entre les résultats cliniques obtenus chez des patientes atteintes de cancer du sein et des molécules spécifiques ou l'activation de voies moléculaires à l'intérieur des cellules cancéreuses ; pour ce faire, les chercheurs examineront des milliers d'échantillons prélevés chez des femmes atteintes de cancer du sein.
« En temps qu'oncologue qui traite des patientes atteintes de cancer du sein, dit le Dr Pollak, je constate chaque jour le besoin d'améliorer les méthodes de prévention et de traitement actuelles. Les équipes de scientifiques et de cliniciens dévoués que nous avons constituées sont impatientes d'entreprendre ce programme de recherche qui permettra de suivre un certain nombre de pistes prometteuses qui méritent qu'on s'y intéresse parce qu'elles ont le potentiel d'influencer la pratique clinique. »
Le Programme de subventions en vue d'accélérer l'application des connaissances pour lutter contre le cancer du sein préconise une approche d'équipe par laquelle des chercheurs de haut niveau se mobilisent pour accélérer l'intégration des récentes découvertes de laboratoire dans des stratégies de prévention et de traitement. La Dre Miriam Stewart, directrice scientifique de l'Institut de la santé des femmes et des homme, a mentionné que l'Institut, à titre de co-responsable de cette importante initiative, est heureux d'appuyer des recherches innovatrices comme celle du Dr Pollak qui aura un impact positif sur la pratique, les programmes et les politiques. Le financement de ce projet fait suite à la recommandation d'un comité spécialement formé de scientifiques venant de divers pays et spécialisés dans les domaines de recherche proposés.
Les collaborateurs du Dr Pollak, tous des experts reconnus dans leurs domaines, sont le Dr Jacques Brisson (Université Laval), la Dre Sandra Dunn (Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver), le Dr Ivan Fantus (Hôpital Mount Sinai, à Toronto) et le Dr Nahum Sonenberg (Université McGill, à Montréal).
Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ACRCS) Établie en 1993, l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein est le principal organisme à financer la recherche sur le cancer du sein au Canada. À ce jour, l'ACRCS a subventionné 399 projets de recherche pour un total de 138 millions de dollars.
Collaboration unique de groupes des secteurs public, privé et sans but lucratif, l'ACRCS est déterminée à réduire l'incidence du cancer du sein, à accroître la survie et à améliorer le sort des personnes atteintes de cette maladie.
Les membres de l'ACRCS comptent l'Avon Flame Foundation, la Fondation canadienne pour le cancer du sein, le Réseau canadien du cancer du sein, la Société canadienne du cancer, les Instituts de recherche en santé du Canada, Santé Canada et l'Institut national du cancer du Canada.
Les Instituts de recherche en santé du CanadaLes Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé au Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé dans toutes les provinces du Canada. http://www.cihr-irsc.gc.ca/
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Renseignements complémentaires :Hannah Kedian Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein416-596-6598, poste 245hkedian@cbcra.ca
Relations avec les médias,IRSC613-941-4563relationsaveclesmedia@irsc-cihr.gc.ca