GRAND-PRÉ (NOUVELLE-ÉCOSSE), le 28 juillet 2005 -- Parcs Canada a commémoré aujourd'hui l'importance historique nationale de la Déportation des Acadiens, de 1755 à 1762, au lieu historique national du Canada de Grand-Pré. L'honorable Scott Brison, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, a procédé sur place au dévoilement d'une plaque au nom de l'honorable Stéphane Dion, ministre de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada.
« Aujourd'hui, en cette première journée nationale de commémoration du « Grand Dérangement » - la déportation des Acadiens, entreprise voilà 250 ans - il convient tout à fait d'ériger une plaque à l'endroit même où tout a commencé, de manière à ce que les générations futures puissent se souvenir de ce qui s'est produit ici, a déclaré le ministre Dion. Cette plaque témoigne également de la persévérance des Acadiens et Acadiennes revenus au Canada après la déportation qui, de concert avec ceux qui avaient échappé à cet événement tragique, se sont retroussés les manches pour édifier une nouvelle Acadie. »
Plus de 10 000 personnes, soit près des trois quarts de la population acadienne qui vivait dans ce qui est aujourd'hui la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard, ont été déportées vers les colonies britanniques de l'Amérique du Nord entre 1755 et 1762. Pris au coeur des conflits entre les Anglais et les Français qui se disputaient les territoires du nouveau continent, le sort des Acadiens fut scellé lorsque le fort français de Beauséjour tomba aux mains des Britanniques. Le 28 juillet 1755, peu de temps après que les Acadiens eurent refuser de prêter serment d'allégeance à la Couronne britannique, le Conseil de la Nouvelle-Écosse décida de les disperser dans les colonies anglo-américaines où, espérait-on, ils seraient assimilés, et de donner leurs terres à des sujets britanniques. Plusieurs périrent durant le voyage ou à leur arivée, victimes du surpeuplement et de maladies.
À partir de 1764, après la guerre de Sept Ans, les Acadiens ont commencé à retourner dans la région connue aujourd'hui sous le nom des provinces Maritimes.
« Ce nouveau lieu rejoint la famille des lieux historiques nationaux du Canada qui commémorent les personnages, les endroits et les événements d'importance historique nationale pour tous les Canadiens et Canadiennes, a indiqué le ministre Brison. Il s'agit d'un véritable témoignage de la persévérance et de l'ingéniosité du peuple acadien. »
Le ministre Brison a également célébré l'annonce effectuée hier par le ministre Dion de la désignation de l'ancien village de Beaubassin à titre de lieu historique national du Canada. Cet important établissement acadien, fondé entre 1671 et 1672 dans l'Isthme de Chignecto, fut au coeur des conflits entre les Anglais et les Français qui, au 17e et 18e siècles, se disputaient le territoire de l'Amérique du Nord. Comme Grand-Pré, cet établissement est étroitement lié à la Déportation des Acadiens. Parcs Canada en a fait l'acquisition en 2004.
Créée en 1919, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a pour rôle de conseiller le ministre de l'Environnement sur l'importance historique nationale de personnes, de lieux et d'événements qui ont marqué l'histoire du Canada. La pose d'une plaque commémorative symbolise la reconnaissance officielle de leur valeur historique. Ces plaques permettent de faire connaître au public la richesse du patrimoine canadien, qui doit être préservé pour les générations actuelles et à venir.
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Renseignements :
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Directeur des communications
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Attachée de presse
Cabinet du Ministre Brison
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Claude DeGrâce
Conseiller principal, Lieux historiques
Nord du Nouveau-Brunswick
Parcs Canada
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Fiche d'information associé à ce communiqué.
La déportation des Acadiens