OTTAWA - Le 6 juillet 2005 - Exportation et développement Canada (EDC) a rendu publics aujourd'hui les résultats de son sondage sur l'Indice de confiance commerciale (ICC), résultats qui suggèrent que les exportateurs canadiens réussissent remarquablement bien en dépit de la vigueur du dollar canadien et de la volatilité de l'économie mondiale.
« La montée du dollar canadien a fait mal, mais les exportateurs canadiens relèvent le défi », a affirmé Stephen Poloz, premier vice-président et économiste en chef d'EDC. « Après avoir connu une croissance soutenue en 2004, les exportations ralentissent. Toutefois, les résultats de l'ICC laissent entendre que l'on pourrait voir les volumes d'exportation dépasser en général les attentes du début de l'année. »
Au printemps de 2005, l'ICC d'EDC a atteint 73,6 points sur un total possible de 100 points, une hausse par rapport au résultat de 70,6 à l'automne 2004. L'ICC est une cote globale fondée sur les réponses à cinq questions portant sur les prévisions de ventes sur les marchés canadien et étrangers, sur la conjoncture économique et sur les débouchés en matière de commerce extérieur.
Dans sa révision semestrielle des Prévisions à l'exportation, EDC souligne la ténacité des activités d'exportation récentes. Dans le passé, une hausse comparable du dollar aurait entraîné un ralentissement des exportations. Or, les entreprises canadiennes s'adaptent à la conjoncture actuelle et elles devraient même voir leurs exportations croître de 4 % en 2005.
Toujours d'après les résultats de l'ICC, 79 % des exportateurs canadiens croient que le dollar se stabilisera et qu'il pourrait même baisser au cours des six prochains mois, comparativement à 50 % des exportateurs qui étaient de cet avis à l'automne de 2004. En effet, même si les répondants considèrent la valeur du dollar comme le plus grand défi des exportateurs, leur confiance dans le commerce extérieur continue de croître. La part des exportateurs canadiens qui estiment que les exportations croîtront au cours des six prochains mois est passée de 40 % à 48 %, tandis que leur confiance dans le marché canadien reste solide.
« Certains facteurs clés aident à expliquer comment les exportateurs canadiens ont défié les prévisions des modèles économiques conventionnels, poursuit M. Poloz. Primo, la croissance mondiale a ralenti par rapport à 2004, mais dans une mesure moindre que ce qui avait été généralement prévu. Secundo, le cours des produits de base exportés par les entreprises canadiennes a dépassé le taux de croissance du dollar, préservant ainsi la marge bénéficiaire des producteurs primaires. Tertio, en mondialisant leurs chaînes d'approvisionnement, les fabricants ont été partiellement protégés des mouvements du dollar. »
Un répondant sur quatre utilise l'investissement direct à l'étranger comme stratégie d'exportation, ce qui indique que les entreprises exportatrices sont déjà établies à l'extérieur du Canada, ou qu'elles prévoient le devenir. Ce résultat est légèrement supérieur à celui de l'automne 2004, et en hausse de 19 % comparativement à la même période l'an dernier. L'agrandissement d'installations existantes (24 %), les coentreprises (23 %) et les nouveaux investissements directs (23 %) constituent les principales formes d'investissement direct.En accord avec ces constats, le sondage ICC révèle qu'environ 22 % des exportateurs estiment que la conjoncture mondiale s'améliore, une hausse comparativement à 19 % à l'automne 2004. Le niveau de confiance dans l'économie canadienne reste solide, 80 % des répondants s'attendant à voir un climat économique semblable ou meilleur au Canada.
Les intentions d'embauche sont elles aussi un indicateur de la confiance commerciale. Environ 38 % des répondants ont dit avoir l'intention d'embaucher davantage, ce qui représente une hausse de 5 % par rapport à l'automne 2004 et le niveau le plus élevé depuis l'automne 2002. Les secteurs des technologies de l'information, de l'énergie et des équipements industriels sont ceux où l'on prévoit embaucher le plus au cours des six prochains mois.
Les exportateurs canadiens continuent d'accorder la priorité aux marchés développés, particulièrement les États-Unis, tandis que la Chine, le Mexique et l'Inde ont été relevés comme des marchés présentant des occasions de croissance pour les activités d'exportation. Bien que perçue comme la région offrant la plus grande promesse de croissance par de nombreux exportateurs, l'Asie est également considérée par une plus grande part d'entre eux (39 %) comme la zone présentant les risques les plus élevés, cette perception représentant en hausse de 13 % comparativement à la même période l'année dernière.
Le sondage a été réalisé par la firme Opinion Search Inc. en mai et juin de 2005. Au total, 1 000 entreprises canadiennes y ont pris part et l'ICC a été établi d'après les réponses de 797 répondants. Les résultats du sondage sont considérés comme exacts dans une proportion de +/- 3,43 %, 19 fois sur 20.
EDC est une société d'État qui offre des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques à plus de 6 900 exportateurs et investisseurs canadiens. En 2004, elle a appuyé des ventes à l'exportation et des investissements totalisant 54,9 milliards de dollars sur quelque 175 marchés mondiaux. EDC est un leader reconnu pour la prestation de solutions financières commerciales essentielles aux entreprises de toutes tailles et à leurs clients, les aidant ainsi à réussir sur les marchés mondiaux.
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