Longueuil (Québec), le 17 août 2005 -- SCISAT, le satellite canadien de surveillance de la couche d'ozone lancé il y a deux ans par l'Agence spatiale canadienne (ASC), sera maintenu en activité pour deux autres années. Ce fleuron de la technologie spatiale canadienne, construit par la société Bristol Aerospace de Winnipeg, fonctionne à merveille. L'ASC a donc décidé de prolonger de 24 mois cette mission, doublant ainsi la durée de vie opérationnelle du satellite. Grâce à SCISAT, les scientifiques canadiens jouent un rôle de premier plan dans l'étude des processus chimiques qui se produisent dans la haute atmosphère et de l'incidence de ces derniers sur la distribution de l'ozone, particulièrement au?dessus de l'Arctique.
« Non seulement SCISAT nous fournit des données extraordinaires sur l'état de la couche d'ozone au-dessus des pôles, mais son instrument principal est si sensible qu'il permet de détecter des composés chlorés, tels le CFC-113, de produire des cartes sur la distribution mondiale de ces composés et de déterminer les caractéristiques des minces nuages qui se forment en haute altitude dans les régions polaires », de dire Stella Melo, scientifique de l'ASC rattachée à cette mission.
SCISAT fournit des données uniques sur les changements atmosphériques causés autant par la nature que par l'activité humaine. En octobre 2003, l'équipe scientifique responsable de cette mission a étudié la descente dans l'atmosphère de quantités anormales d'oxydes d'azote suite à un spectaculaire épisode d'éjection de protons solaires. Un an plus tard, cette même équipe a analysé l'impact des vastes quantités de monoxyde de carbone qui ont été relâchées dans la troposphère suite aux immenses feux de forêts qui se sont produits à l'échelle mondiale.
L'instrument principal de SCISAT, un spectromètre à transformée de Fourier (ACE-FTS) mis au point par la société ABB de la ville de Québec, est exploité par une équipe de chercheurs internationaux dirigée par le professeur Peter Bernath de l'Université de Waterloo. Une autre équipe, codirigée par Tom McElroy d'Environnement Canada et James Drummond de l'Université de Toronto, exploite un deuxième instrument appelé MAESTRO (pour measurements of aerosol extinction in the stratosphere and troposphere retrieved by occultation), conçu par le Service météorologique du Canada et construit par EMS Technologies d'Ottawa.
SCISAT a été lancé en août 2003 au coût de 65 millions de dollars sous la supervision scientifique et technique de l'Agence spatiale canadienne et avec l'appui financier de cette dernière.
Pour plus d'informations sur la mission SCISAT, consulter le site Web de l'ASC à l'adresse suivante : www.espace.gc.ca/scisat1-fr.
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