OTTAWA, le 22 septembre 2005 – Chaque automne,
après la saison de reproduction, des milliards d’oiseaux
migrateurs quittent le Canada, en route vers les zones méridionales,
pour atteindre leurs aires d’hivernage, au Sud des États-Unis,
au Mexique, dans les Caraïbes, et en Amérique centrale ou
du Sud. Cet automne marque le 100e anniversaire des efforts déployés
par le Canada pour repérer les aires d’hivernage de nos
oiseaux migrateurs.
C’est James Henry Fleming qui, au Canada, a bagué pour
la première fois un merle d’Amérique dans le jardin
de sa maison de Toronto en Ontario, le 24 septembre 1905, dans l’espoir
de découvrir les quartiers d’hivernage de l’oiseau.
Un siècle plus tard, il y a maintenant plus de 900 bagueurs posent
annuellement des bagues et des marqueurs sur plus de 300 000 oiseaux
migrateurs.
« Le baguage des oiseaux sert à l’ensemble des travaux
et est utilisé comme outil de base dans la recherche sur les oiseaux
et leur surveillance » souligne l’honorable Stéphane
Dion, ministre de l’Environnement. « Le baguage permet aux
biologistes et aux gestionnaires de la faune d’étudier le
comportement et l’écologie, de surveiller les populations
et de protéger les espèces menacées. L’ornithologie
peut aussi servir à faire face aux préoccupations en matière
de santé humaine et de sécurité, notamment le virus
du Nil occidental, grâce à la capture des oiseaux et à la
prise d’échantillons de sang. »
Depuis 1923, le Bureau de baguage des oiseaux du Canada d’Environnement
Canada et le laboratoire de baguage d’oiseaux du bureau des études
géologiques des États-unis (United States
Geological Survey’s Bird Banding Laboratory) administrent conjointement le Programme nord-américain
de baguage des oiseaux.
Depuis 1908, plus de 66 millions d’oiseaux ont été bagués
en Amérique du Nord, ce qui représente près de 4
millions de rencontres avec 980 espèces et sous-espèces.
Les données recueillies au Canada sur le baguage et la reprise
contribuent à la recherche ornithologique ainsi qu’à la
conservation et à la gestion des oiseaux migrateurs de l’Amérique
du Nord dans l’ensemble de l’hémisphère occidental.
« La quantité de renseignements qui ont été recueillies
au cours du siècle dernier de baguage d’oiseaux au Canada
a joué un rôle fondamental dans la recherche scientifique
et la conservation des oiseaux » a déclaré le ministre
Dion. « Il est essentiel de veiller à disposer d’information
scientifique rigoureuse pour fonder nos décisions et respecter
l’approche globale du gouvernement du Canada dans le cadre du Projet
vert, notre vision plus large de l’environnement, qui établit
des liens entre la compétitivité économique et la
prospérité dans un avenir durable. »
Au début du vingtième siècle, une bague d’oiseau était
un simple anneau d’aluminium posé autour de la patte d’un
oiseau afin de pouvoir l’identifier et le repérer. Un siècle
plus tard, la même méthode est encore utilisée, sauf
pour les oiseaux qui passent une grande partie de leur vie en milieu
aquatique, les bagues doivent alors être en acier inoxydable.
Les bagues sont de grandeurs et de formes différentes pour s’adapter à la
diversité des tailles d’oiseaux. Les colibris sont si petits
que chaque bague doit être taillée pour chaque oiseau et
adaptée individuellement, tandis que dans le cas des grands oiseaux
de proie, tels que les éperviers et les aigles, il faut utiliser
des bagues spéciales qui s’enclenchent ou des bagues qu’on
peut river, pour empêcher les oiseaux de les enlever avec leur
puissant bec.
Certaines études nécessitent l’identification des
oiseaux individuels à partir d’une certaine distance. Dans
ces cas, on utilise parfois d’autres dispositifs de marquage que
les bagues habituelles, notamment les banderoles de couleur, les colliers,
les banderoles de plastic, les banderoles d’ailes, les disques
nasaux, la coupe des ailes et les colorants ou teintures.
Les bagueurs du Canada sont hautement qualifiés pour la capture,
la manipulation, l’identification des oiseaux ainsi que pour la
détermination de leur âge et de leur sexe. Les bagueurs
doivent détenir un permis scientifique du gouvernement fédéral
pour capturer et baguer les oiseaux migrateurs.
Le Programme nord-américain de baguage des oiseaux compte sur
le public pour récupérer les bagues d’oiseaux trouvés.
On demande aux Canadiens qui trouvent un oiseau bagué ou une bague
d’oiseau de prendre note du plus grand nombre de renseignements
possibles sur l’oiseau et sa bague et de communiquer avec le Bureau
de baguage des oiseaux à (http://www.cws-scf.ec.gc.ca/nwrc-cnrf/migb/bbo_f.cfm)
ou de composer le numéro 1-800-327-BAND sans frais d’interurbain.
Les activités du gouvernement du Canada visant la protection
et la conservation des oiseaux migrateurs s’inscrivent dans le
Projet vert, un ensemble de politiques et de programmes destinés à promouvoir
le développement durable de l’environnement. Le Projet
vert porte sur des initiatives en matière d’environnement pour
le XX1e siècle, notamment des mesures pour conserver notre biodiversité,
protéger nos eaux et assainir nos sites contaminés.
Pour obtenir plus d’information sur le baguage des oiseaux ou
offrir une aide comme bénévole dans un projet de baguage,
veuillez communiquer avec l’un des nombreux observatoires d’oiseaux
au Canada. Le bénévolat est l’une des meilleures
façons d’acquérir les compétences difficiles
et nécessaires pour devenir bagueur d’oiseaux.
Pour se procurer la liste des observatoires d’oiseaux partout
au Canada, visitez le site du Réseau canadien de surveillance
des migrations : http://www.bsc-eoc.org/national/cmmn.html.
Sites connexes :
Populations d’oiseaux migrateurs
http://www.cws-scf.ec.gc.ca/nwrc-cnrf/migb/bbo_f.cfm
Baguage d’oiseaux au Canada
http://www.hww.ca/hww2_f.asp?id=223
Réseau canadien de surveillance des migrations
http://www.bsc-eoc.org/national/cmmn.html
Ontario Bird Banding Association (en anglais seulement)
http://ontbanding.org/
A Brief History of Bird Banding (en anglais seulement)
http://www.pwrc.usgs.gov/BBL/homepage/history.htm
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez
communiquer avec :
André Lamarre
Directeur des communications
Bureau du ministre de l’Environnement
(819) 997-1441
Sébastien Bois
Relations avec les médias
Environnement Canada
(819) 953-4016