Le 13 octobre 2005
Prince Rupert
(Colombie-Britannique) -- Pêches et Océans Canada (MPO) a annoncé aujourd’hui
que Kendall Ross et Floyd Sampson, de la communauté nordique des Lax Kw’alaams,
ont plaidé coupables devant le tribunal provincial de Prince Rupert d’avoir
récolté illégalement des ormeaux, une espèce sauvage en péril.
Lors du verdict, la cour
a accepté les recommandations du représentant du programme de justice
réparatrice de Prince Rupert, un programme qui met l’accent sur l’importance de
prendre en compte à la fois les objectifs de conservation des pêches et le point
de vue des Autochtones lors de la condamnation de contrevenants autochtones.
Suivant les termes de l’ordonnance de probation, MPO aidera MM. Ross et Sampson
à mettre en œuvre un projet de recherche conçu pour sensibiliser les deux
contrevenants à l’impact négatif qu’à la récolte des ormeaux. Les contrevenants
présenteront à leurs frais un projet de recherche aux écoles locales et lors
d’un atelier public qui se tiendra à Port Simpson, organisé tout spécialement
pour la communauté Lax Kw’alaams. Les contrevenants devront de plus pêcher à des
fins alimentaires conformément à la loi édictée pour les anciens de la
communauté Lax Kw’alaams. Chaque contrevenant effectuera également 80 heures de
services communautaires sous la supervision du coordinateur du programme de
justice réparatrice de Prince Rupert. En prononçant le verdict, le juge a
rappelé aux contrevenants que l’ormeau est une espèce en danger et que sa
récolte est interdite, que ce soit par des pêcheurs professionnels, des pêcheurs
récréatifs ou des pêcheurs autochtones.
Pêches et Océans Canada
souhaite rappeler au public, en particulier aux communautés côtières, que les
ormeaux sont protégés au titre d’espèce en péril par la Loi sur les espèces
en péril (L EP). L’objet de la LEP est de prévenir l’extinction ou la
disparition à l’état naturel des espèces en voie de disparition et des espèces
en péril et d’aider au rétablissement de ces espèces. En vertu de la LEP, il est
interdit de tuer, de blesser, de déranger ou de capturer des ormeaux. Bien que
toutes les pêches d’ormeaux aient été fermées à tous les groupes de pêcheurs
depuis décembre 1990, le braconnage continue à être la plus grande menace qui
pèse sur la survie de ce mollusque à l’état sauvage. Les relevés d’ormeaux, en
particulier dans les secteurs que seules les communautés vivant sur des sites
éloignés peuvent atteindre, ne montrent aucun signe de rétablissement. Plus de
70 % des sites qui abritaient jadis des ormeaux en abondance sont aujourd’hui
totalement dépourvus du mollusque. Si cette tendance persiste, l’Ormeau va se
rapprocher de l’extinction complète.
Un certain nombre de
Premières nations et de communautés côtières participent activement au programme
de rétablissement des ormeaux. Parmi les membres du Groupe de mise en œuvre des
mesures de rétablissement de l’Ormeau, on peut citer les Haida Gwaii Abalone
Stewards (groupe d’intendance local), le Kitasoo Abalone Stewardship Project, le
Bamfield Huu-ay-aht Community Abalone Project, le Heiltsuk Abalone Stewardship
Project, la coopérative coquillière de l’île Malcolm, le programme des pêche des
Nisga’a, le programme des pêches des Metlakatla et le programme de surveillance
de l’Ormeau des Gitxaala. MPO souhaite la bienvenue à la communauté Lax
Kw’alaams au sein du programme de sensibilisation aux dangers qui guettent
l’Ormeau. L’avenir de ce mollusque dépend des efforts qui seront produits pour
mettre fin au braconnage.
Pêches et Océans Canada
et le Groupe de mise en œuvre des mesures de rétablissement de l’Ormeau sont
très préoccupés par les récoltes illégales et demande au public de l’aider en
signalant toute récolte illégale et toute infraction à la Loi sur les pêches
ou à la LEP en utilisant la ligne d’appel gratuit disponible 24 h sur 24 h,
Observer-Noter-Signaler, au 1-800-465-4336.
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Renseignements :
Jeanette Lam
Agentes des communications
Pêches et Océans Canada, Région du Pacifique
604-666-2872