Vancouver (Colombie-Britannique)
Le 21 octobre 2005
La version prononcée fait foi
J'ai longtemps géré des questions relatives aux transports en Colombie-Britannique. Je reconnais plusieurs personnes ici aujourd'hui — des politiciens, des gens d'affaires et des dirigeants au sein de la communauté — qui ont travaillé à l'amélioration de l'infrastructure de notre province dans les domaines de l'aviation, de l'expédition et des routes.
Avant d'entamer mon discours, j'aimerais prendre quelques minutes pour souligner leurs efforts et le travail de mes collègues à Ottawa et à Victoria pour mettre ce projet en branle et les pressions qu'ils ont exercées en vue d'améliorer les installations de transport essentielles qui relient la Colombie-Britannique à l'Ouest canadien et aux marchés américain et étrangers.
Le premier ministre Gordon Campbell a particulièrement bien fait valoir l'importance de la porte d'entrée du Pacifique à titre d'atout économique vital qui profite, d'une façon ou d'une autre, à tous les Canadiens.
Comme c'est le cas de plusieurs choses, un projet de cette envergure ne pourrait voir le jour sans le dévouement et la collaboration de ces dirigeants.
Comme le ministre Lapierre vient de le souligner, la Stratégie de la porte d'entrée du Pacifique fait partie intégrante des efforts du gouvernement du Canada visant à maintenir et à améliorer notre position concurrentielle à l'échelle internationale.
J'ai longtemps fait valoir l'importance de deux points fondamentaux. Premièrement, nous devons investir au bon moment puisqu'une économie comme la nôtre, qui dépend des marchandises, subira sans aucun doute des replis, moment où il est beaucoup plus difficile d'investir l'argent des contribuables dans des projets à long terme.
Et deuxièmement, dans un monde de chaînes d'approvisionnement mondiales, il est essentiel que le gouvernement contribue à éliminer les faux plis et les irrégularités. On entend par là des voies de communication fluides, une réglementation qui n'entrave pas inutilement la circulation des biens. Les investisseurs à l'échelle mondiale veulent accéder au marché américain. Nous devons leur fournir une raison d'expédier leurs biens en passant par le Canada et d'investir ici plutôt que de se diriger directement vers les États-Unis.
Voilà pourquoi je suis ravi d'être ici aujourd'hui. La Stratégie de la porte d'entrée du Pacifique est la concrétisation de ce dont je vous parle. Nous prenons des mesures concrètes afin que la Colombie-Britannique soit prête à l'augmentation subite prévue de la circulation provenant de la Chine, de l'Inde et d'autour du littoral du Pacifique, et que notre pays soit une destination de choix pour les biens en direction et en provenance de l'Asie. Nous investissons aujourd'hui pour l'économie de demain.
Il y a une autre raison pour laquelle je suis fier de participer à cet événement : c'est pour pouvoir célébrer le simple fait que le gouvernement fédéral comprend la réalité de la Colombie-Britannique.
Lorsque je suis parti pour Ottawa il y a un an, j'avais une mission économique, mais aussi une mission politique, celle de faire en sorte que la Colombie-Britannique soit au cœur de la prise de décisions et dans les pensées des décideurs de la capitale nationale. Nous savons tous que ce n'était souvent pas le cas par le passé.
Bien, c'est le cas maintenant. Il y a un Québécois qui a remué ciel et terre à Ottawa pour faire en sorte que la Stratégie de la porte d'entrée du Pacifique devienne réalité. Merci Jean Lapierre de comprendre la réalité de la Colombie-Britannique.
Mais il n'y a pas que Jean… tout le Cabinet était convaincu de la valeur de ce projet. Les transports occupent une grande part de nos discussions aujourd'hui et cela me rappelle l'expression qu'utilisaient les cadres supérieurs de General Motors : ce qui est bon pour GM l'est aussi pour les États-Unis.
Aujourd'hui, à Ottawa, nous avons réussi à convaincre beaucoup de gens que ce qui est bon pour la Colombie-Britannique l'est aussi pour le Canada.
Quelle preuve additionnelle puis-je vous fournir à la suite de l'annonce d'aujourd'hui, soit la liste des projets que nous appuierons, et de l'entrée en vigueur de la législation, hier?
Soyons clairs — la Stratégie de la porte d'entrée du Pacifique est fondée sur une logique économique saine. Je ne la modifierais en rien. Le marché à la croissance la plus importante au monde à l'heure actuelle est l'Asie et l'ensemble du Canada profitera d'une meilleure porte d'entrée ici.
En développant les installations de transport en Colombie-Britannique et en renforçant nos liens au reste de l'Ouest canadien, nous attirerons davantage de fournisseurs étrangers et de marchés internationaux, ce qui profitera aux entreprises canadiennes, des entreprises désirant croître.
Notre proximité aux États-Unis a entraîné d'importantes possibilités économiques et a permis au Canadien moyen d'être bien rémunéré et de profiter d'emplois hautement spécialisés. L'ALENA offre aux entreprises sises au Canada un accès en franchise de droits à un marché de plus de 400 millions de consommateurs, marché dont le PIB combiné est de plus de 11,4 billions de dollars américains.
En raison des liens qui nous unissent à l'ALENA, la porte d'entrée du Pacifique n'est pas seulement une route à sens unique du Canada vers l'Asie. C'est aussi pour l'Asie une porte d'entrée au Canada, à l'Amérique du Nord, voire à l'Europe.
Nous disposons de la capacité en matière de transport. Nous possédons l'infrastructure de communication. Les Canadiens sont reconnus pour leurs capacités professionnelles et leur expertise en matière de commerce, des qualités qui permettront d'améliorer grandement nos relations internationales.
La Stratégie de la porte d'entrée du Pacifique annoncée ce matin comprend trois éléments clés : la Loi sur la porte d'entrée du Pacifique, un ensemble de projets immédiats relatifs à l'infrastructure, et d'autres investissements et engagements à long terme.
Bien que la Stratégie s'attaque à certains enjeux actuels relatifs à l'infrastructure, elle commence aussi à aborder les petits irritants qui ralentissent le commerce : les retards aux frontières, les engorgements dans le transport et les retards dus à la réglementation.
Voici un bref exemple au sujet de mon ministère, Industrie Canada. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 10 millions de dollars pour harmoniser nos normes aux normes de nos partenaires internationaux.
Une collaboration plus étroite quant aux normes entre le Canada et des marchés clés (particulièrement la Chine) augmentera la possibilité pour les produits et services canadiens de percer ces marchés.
Des normes conjointes favorisent la diffusion de la technologie, permettent l'accroissement de l'interopérabilité des produits, incitent à l'innovation, haussent la sécurité des produits et soutiennent la tenue d'activités respectueuses de l'environnement.
Et il ne s'agit que d'un petit élément de la Stratégie, qui elle constitue un ensemble ayant le potentiel d'influencer de façon fondamentale nos tendances en matière de commerce à l'échelle mondiale.
Je crois que nous pouvons tous reconnaître les possibilités à notre portée. En gérant nos relations de façon constructive, et en prenant les bonnes décisions sur les plans de la politique et de l'infrastructure, nous pouvons élargir le rôle du Canada dans l'économie internationale, ce qui permettra d'assurer un avenir économique brillant à toute la population de la Colombie-Britannique et d'un bout à l'autre du pays.
Merci beaucoup.