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2005-45
VANCOUVER (19 octobre 2005) - Une équipe dirigée par un chercheur de la Providence Health Care (PHC) a mis au point un test pour déterminer la gravité des douleurs thoraciques qui pourrait aider à réduire l'engorgement des salles d'urgence.
La « règle de Vancouver » pour les douleurs thoraciques aide à déterminer quels patients éprouvant ce type de douleurs peuvent être renvoyés chez eux plus tôt. Il s'agit d'un bref examen auquel se soumettent les patients en salle d'urgence pour la vérification de symptômes précis. Si les patients qui présentent des douleurs thoraciques ont un cardiogramme normal et si leurs résultats de laboratoire sont négatifs, les risques de complications sont jugés peu élevés, et ils peuvent donc retourner chez eux sans séjour prolongé en observation à l'urgence, longs protocoles d'exclusion ni examens coûteux.
Cette conclusion, publiée dans le numéro en ligne d'Annals of Emergency Medicine (A Clinical Prediction Rule for Early Discharge of Patients with Chest Pain), est cruciale dans les efforts pour désengorger les salles d'urgence, améliorer le rapport coût-efficacité de certaines épreuves de diagnostic coronaire et réduire les inconvénients pour les patients.
« Les patients qui se présentent à l'urgence avec des douleurs thoraciques se répartissent dans trois catégories : ceux qui ont réellement des symptômes graves et qui doivent être hospitalisés et traités; ceux dont la douleur n'est pas causée par des problèmes cardiaques; et ceux qui doivent être soumis à des épreuves diagnostiques pour éliminer toutes maladies aiguës ou potentiellement mortelles » , explique le principal auteur de l'étude, le Dr James Christenson, directeur de la recherche au Service de médecine d'urgence de l'Hôpital St. Paul.
La règle de Vancouver pour les douleurs thoraciques utilise l'âge, l'anamnèse initiale, des épreuves conçues pour le diagnostic des maladies du coeur et les caractéristiques de la douleur pour séparer 32,5 % des patients qui se plaignent de douleur thoracique, mais qui ne présentent aucune cardiopathie aiguë » , dit Christenson. Ces patients qui présentent un très faible risque sont identifiés avec un minimum d'erreur à l'aide de la règle de Vancouver.
Les patients à haut risque sont également identifiés et sont traités comme il se doit. La règle de Vancouver a permis de réduire de 5 % à 1 % le nombre de patients qui présentaient des cardiopathies aiguës non décelées et qui étaient renvoyés chez eux.
Les consultations à l'urgence ont dépassé les 5,1 millions au Canada en 1999, alors qu'elles s'établissaient à 4,1 millions en 1993 et à 3,4 millions en 1990. La majorité des salles d'urgence au pays indique fonctionner « à » un niveau critique ou « au-dessus » . Les experts prédisent que ces chiffres augmenteront compte tenu de la croissance démographique globale et de l'accroissement de la population âgée, chez qui les maladies chroniques graves seront plus nombreuses. « Nous croyons que si elle est appliquée à grande échelle, notre règle de prédiction clinique peut aider à réduire dans une certaine mesure l'engorgement actuel des salles d'urgence » , dit le Dr Christenson.
« Des avancées dans les épreuves diagnostiques en salle d'urgence ont le potentiel d'améliorer le sort des milliers de Canadiens qui éprouvent des douleurs thoraciques et qui doivent se rendre à l'hôpital » , dit le Dr Bruce McManus, directeur scientifique de l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC et chercheur principal au Centre iCAPTURE de l'Hôpital St. Paul. Nous avons pris l'engagement, avec nos partenaires, de financer le genre de recherche en santé qui améliorera notre système de soins de santé. Cette nouvelle recherche représente un important pas en avant pour les patients et les professionnels de la santé. »
Annals of Emergency Medicine est la revue savante de l'American College of Emergency Physicians, organisation nationale comptant 23 000 membres. L'article sera accessible en ligne à compter du DATE à http://www.mosby.com/annemergmed.
L'étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Fondation des maladies du coeur de la Colombie-Britannique et du Yukon.
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé canadien. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé partout au Canada. http://www.cihr-irsc.gc.ca/
L'Hôpital St. Paul fait partie de la Providence Health Care, la plus importante organisation de soins de santé confessionnelle du Canada qui a son siège à Vancouver (Colombie-Britannique).
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Renseignements :
Justin Karasick Providence Health Care, CommunicationsTél. : (604) 806-8022 ou (604) 667-4397 (téléavertisseur)Courriel : jkarasick@providencehealth.bc.ca
Marie-France PoirierSpécialiste des médias, Relations avec les médias, IRSCTél. : (613) 941-4563Courriel : mediarelations@irsc-cihr.gc.ca