Longueuil (Québec), le 4 novembre 2005 -- Le satellite de l'Agence spatiale canadienne RADARSAT-1 célèbre aujourd'hui le dixième anniversaire de son lancement après avoir parcouru quelque 2 354 120 900 km autour de la Terre. Bien que son espérance de vie était initialement de cinq ans, la qualité de ses images est toujours supérieure aux standards établis lors de son lancement le 4 novembre 1995.
Ayant été construit afin de répertorier de façon rapide, efficace et à moindres coûts la très grande superficie du territoire arctique du Canada, RADARSAT-1 fournit 3 800 images par année au Service canadien des glaces, le plus important de ses 600 clients.
« RADARSAT-1 possède un ensemble unique d'instruments capables d'observer notre planète jour et nuit, indépendamment des conditions météorologiques », a déclaré l'honorable David L. Emerson, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne. « Il a réussi à se bâtir une réputation internationale incomparable et à établir des standards d'observation de la Terre qui montrent la compétence canadienne à son meilleur. »
Applications de RADARSAT-1
Ce satellite canadien compte plusieurs réalisations à son actif. À ce jour, il est le premier à avoir cartographié l'ensemble du continent Antarctique. Bien que cette tâche puisse paraître fort simple, elle est au contraire extrêmement délicate et des plus risquée. Afin d'obtenir une couverture complète de ce territoire recouvert de glace, il a fallu effectuer une rotation du satellite à l'aide de commandes à distance pour ensuite le ramener à sa configuration originale quelques trois semaines plus tard. Le succès de ces manoeuvres difficiles est attribuable à l'ingéniosité de l'équipe au sol.
Dans le cadre du programme La Charte internationale " Espace et catastrophes majeures ", RADARSAT-1 a donné et continuera de fournir des images cruciales aux intervenants des pays victimes d'ouragans, d'inondations, de tremblements de terre, de feux de forêts, de déversements de pétrole, afin de faciliter leur travail sur le terrain.
En ce qui a trait au projet I-STOP (Surveillance intégrée des déversements d'hydrocarbures) RADARSAT-1 balaie la surface des eaux à la recherche d'indices de déversements d'hydrocarbures. Des experts techniques analysent les images et on dépêche un avion sur place pour confirmer la présence d'une marée noire, identifier le navire contrevenant et recueillir des preuves des actes illégaux. Disposant de données spatiales facilement accessibles, les autorités peuvent intervenir en quelques heures seulement.
RADARSAT-1 aide aussi les hydrologues à localiser et à gérer nos précieuses ressources en eau. Grâce à RADARSAT-1, les agriculteurs peuvent réaliser des économies et protéger l'environnement en déterminant le meilleur moment ainsi que les endroits précis pour fertiliser et arroser leurs champs. Parcs Canada utilise des images RADARSAT-1 pour dresser le portrait de l'état de santé et de la diversité de nos parcs nationaux.
Malgré les anomalies qui peuvent survenir en cours de route, une équipe au sol veille à ce que RADARSAT-1 soit toujours opérationnel même après dix ans. À titre d'exemple, il y a environ deux ans il s'en est fallu de peu pour que RADARSAT-1 s'éteigne définitivement. En effet, un des mécanismes qui permet au satellite de demeurer dans l'axe voulu a démontré des signes de fatigue. Avant qu'un problème majeur ne survienne, causant ainsi la perte du satellite, il fallait donc trouver rapidement une solution. Il était essentiel de trouver un autre moyen de contrôler RADARSAT-1 alors qu'il était à 798 km de la Terre. Le défi: trouver un système intrinsèque déjà existant ayant une fonction bien à lui mais qui pouvait aussi, utilisé autrement, servir à régler la direction du satellite. Ce système innovateur, interagissant avec le champ magnétique terrestre, est toujours opérationnel et permet un contrôle aussi précis que les instruments originaux.
« Les Canadiens ont de quoi être fiers. RADARSAT-1 est plus qu'un simple satellite, c'est un service humanitaire que le Canada offre aux communautés à travers le pays ainsi qu'au reste du monde. Ce sont " les yeux du Canada dans l'espace " qui surveillent nos terres et nos océans, nous aident à gérer nos ressources naturelles et portent assistance à ceux qui en ont le plus besoin quand une catastrophe naturelle frappe », de conclure Marc Garneau, président de l'Agence spatiale canadienne.
À propos de l'Agence spatiale canadienne
Établie en 1989, l'Agence spatiale canadienne, dont le siège social se trouve à Longueuil, au Québec, est responsable de la coordination, au nom du gouvernement du Canada, de l'ensemble des programmes civils et des politiques liés à la recherche en sciences et technologies, au développement industriel et à la coopération internationale. L'Agence spatiale canadienne dispense ses services dans les quatre principaux secteurs suivants : Observation de la Terre, Exploration et sciences spatiales, Télécommunications par satellite et Sensibilisation à l'espace et éducation. Chargée de faire progresser les politiques et les programmes spatiaux du Canada, l'Agence spatiale canadienne mise sur la collaboration internationale pour favoriser le développement industriel et la recherche scientifique de calibre mondial au profit de l'humanité.
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Pour plus d'information :
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