OTTAWA, le 22 novembre 2005 — En présence du
président de la Fédération étudiante universitaire
du Québec, de la présidente de la Chambre de commerce du Montréal
métropolitain et du secrétaire général des HEC
Montréal, la ministre de l’Immigration et des Communautés
culturelles, Mme Lise Thériault, a annoncé la
conclusion d’une nouvelle entente entre le gouvernement du Québec
et le gouvernement du Canada concernant les permis de travail hors campus pour
les étudiants internationaux. Cette nouvelle entente, rendue publique
aujourd’hui aux HEC Montréal, ouvre la possibilité de travailler à l’extérieur
du campus aux étudiants internationaux de toutes les régions
du Québec, y compris celles de Montréal et de Québec.
Au total, près d’une centaine d’établissements d’enseignement
supérieur du Québec y deviennent admissibles.
« Je me réjouis de l’élargissement de ce projet,
a déclaré la ministre Lise Thériault, puisque cela répond à une
demande expresse du gouvernement du Québec, exprimée unanimement
lors du Forum des générations. Cette entente permettra au Québec
d’être plus attractif sur la scène internationale et de
demeurer concurrentiel par rapport aux autres provinces canadiennes qui prévoient
implanter un tel programme et par rapport aux autres pays où le travail
hors campus est permis ».
« Les étudiants internationaux enrichissent la vie sur les
campus et dans les collectivités où ils s’installent parce
qu’ils apportent avec eux des idées et des cultures nouvelles,
a déclaré l’honorable Joe Volpe, ministre de la Citoyenneté et
de l’Immigration. Les ententes de travail hors campus permettront à ces étudiants
d’acquérir de l’expérience professionnelle sur le
marché du travail, de resserrer leurs liens avec les collectivités
locales et d’améliorer leur expérience au Canada. »
Rappelons qu’un projet expérimental de travail hors campus a été mis
en place à l’été 2004. Ce projet ne s’appliquant
pas aux régions métropolitaines de Montréal et de Québec,
plus de 85 % des étudiants internationaux s’en trouvent présentement
exclus. D’où l’intérêt que suscite cette nouvelle
entente.
Outre l’élargissement aux régions de Montréal et
de Québec, le nouveau programme sera également ouvert aux étudiants
qui suivent une formation collégiale pré-universitaire. Le programme
s’étendra aux collèges privés reconnus d’intérêt
public agréés aux fins de subventions par le ministère
de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) de même qu’aux établissements
d’enseignement collégial relevant d’un autre ministère
que le MELS. La nouvelle entente prévoit en outre une limite de 20 heures
de travail hors campus par semaine durant les études, et non plus de
15 heures comme c’est le cas actuellement. Conformément au
protocole d’entente entre les deux gouvernements, les étudiants
admissibles doivent obtenir des notes satisfaisantes pour se prévaloir
d’un permis de travail pour travailler hors campus. Par ailleurs, le
permis de travail pourra dorénavant être valide jusqu’à l’échéance
du permis d’études.
« Je suis fière de souligner que plusieurs des modifications
apportées au programme répondent aux attentes exprimées
par le Québec, de même que par les établissements d’enseignement
qui participent au projet expérimental. Et je tiens à souligner
l’appui soutenu que nous a apporté la Fédération étudiante
universitaire du Québec dans ce dossier », a ajouté Mme Thériault.
« La clientèle des étudiants internationaux contribue
au dynamisme des établissements d’enseignement et des villes qui
les accueillent, à notre ouverture sur le monde et au rayonnement du
savoir québécois à l’étranger, d’où l’importance
de ce nouveau programme », a conclu la ministre.
Avant que les étudiants puissent demander un permis de travail hors
campus, la province devra s’entendre avec chaque établissement
d’enseignement postsecondaire qui désire participer au programme.
Les ententes entre la province et les établissements doivent prévoir
un suivi des étudiants internationaux. Ces suivis, sous forme de rapports,
doivent démontrer que les étudiants sont en règle avec
leur établissement d’enseignement.
Les étudiants internationaux qui participent à un programme
d’échange ou qui sont inscrits à des cours de français
ou d’anglais langue seconde ainsi que ceux qui ont reçu des bourses
d’études de l’Agence canadienne de développement
international ou dans le cadre du Programme de bourses du Commonwealth du Canada
ou du Programme de bourses du gouvernement du Canada, ne sont pas admissibles
au programme de permis de travail hors campus des étudiants internationaux.
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