L'Agence de santé publique du Canada continue de surveiller
de près et de faire état des cas d'influenza aviaire
A (H5N1) ou « grippe aviaire » chez des oiseaux et
des humains .
D'autres pays confirment l'infection au virus H5N1 chez des oiseaux
La Bulgarie, la Grèce, l'Italie et les Slovénie ont
officiellement informé l'Organisation mondiale de la santé animale
(OIE) de cas d'influenza aviaire H5N1 chez des oiseaux dans leur pays
respectif. Les rapports de notification officiels sont disponibles sur le
site Web de l'OIE.
Ces pays n'ont pas signalé de cas humain d'influenza
aviaire H5N1.
Sommaire de la situation de l'influ enza
aviaire (H5N1) chez les humains
Jusqu'à maintenant, on a déclaré des cas d'influenza
aviaire A (H5N1) chez des humains au Vietnam, en Thaïlande, au Cambodge,
en Indonésie, en Chine, en Turquie et en Irak. Depuis la fin de décembre
2003, les cas d'infection chez les humains ont eu lieu au cours de
trois périodes ou vagues distinctes d'activité. La présente
vague d'activité est en cours depuis le 16 décembre
2004, et on continue de signaler des cas sporadiques dans les sept pays.
Pour connaître le nombre à jour des cas humains de H5N1, par
région et par période, prière de consulter la page
Web suivante (en anglais seulement) : Cumulative
Number of Confirmed Human Cases of Avian Influenza A/(H5N1) Reported to
WHO.
Sommaire de la situation de l'influenza aviaire (H5N1) chez
les oiseaux
Depuis la mi-décembre 2003, plusieurs pays d'Asie ont déclaré des
flambées d'influenza aviaire A (H5N1) chez la volaille et les
oiseaux sauvages. En juillet 2005, on a confirmé la présence
du virus, qui jusque-là était confiné à l'Asie,
chez des oiseaux dans un nombre croissant de pays d'Europe.
Selon l'Organisation mondiale de la santé animale et d'après
les critères prescrits au Code sanitaire pour les animaux terrestres (2005),
d'importantes flambées d'infection H5N1 chez les oiseaux
persistent au Cambodge, en Chine, en Indonésie, en Thaïlande,
au Vietnam, en Russie, au Kazakhstan et en Mongolie. On a également
récemment confirmé la présence du virus chez des oiseaux
en Turquie, en Roumanie, en Croatie en Ukraine, en Irak, au Nigeria, en
Bulgarie, en Grèce, en Italie et en Slovénie. Pour obtenir
de plus amples renseignements sur le virus H5N1 et d'autres éclosions
d'influenza aviaire chez les animaux, consultez le site Web de l'Organisation
mondiale de la santé animale.
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS), Organisation
mondiale de la santé animale, EU-Europa
Renseignements sur l'influenza aviaire A (H5N1)
L'influenza aviaire A (H5N1) est une infection
virale contagieuse qui peut, estime-t-on, affecter toutes les espèces
d'oiseaux.
Les humains, dans de rares cas, peuvent également contracter l'infection.
C'est en 1997 que l'on a signalé les premiers cas humains
d'infection au virus de l'influenza aviaire A (H5N1). L'éclosion
s'est déclarée à Hong Kong, où 18 humains
infectés par la souche H5N1 ont souffert de troubles respiratoires
graves et 6 en sont décédés. L'infection
chez les humains coïncidait avec une épidémie du virus
H5N1 chez les populations de volaille domestique de Hong Kong.
Les études des cas humains d'infection au virus H5N1 donnent à penser
que le contact direct avec de la volaille infectée a été le
principal moyen d'infection, sinon le seul. Toutefois, dans un petit
nombre de cas il n'a pas été possible d'établir
le contact direct avec de la volaille infectée. Dans quelques cas,
il semblait y avoir eu transmission de personne à personne, mais
ces cas impliquaient des contacts personnels très étroits
et prolongés avec une personne infectée (comme donner des
soins à un parent alité et malade) et aucune transmission
ultérieure n'a eu lieu.
Au Canada, plusieurs médicaments antiviraux sont disponibles pour
la prévention et le traitement de l'influenza saisonnière.
Bien qu'il n'existe aucune preuve que ces médicaments
peuvent prévenir l'infection par le virus A (H5N1), des études
réalisées par le biais du Global Influenza Surveillance
Network (Réseau national de surveillance de l'influenza)
de l'OMS ont démontré que l'antiviral Oseltamivir
pourrait être efficace dans le traitement de la souche A (H5N1).
Recommandations
Par mesure de précaution, l'Agence de santé publique
du Canada recommande aux voyageurs se rendant au Cambodge, en Chine, en
Indonésie, en Thaïlande, au Vietnam, en Russie, au Kazakhstan,
en Mongolie, en Turquie, en Roumanie, en Croatie, en Ukraine, en Irak, au
Nigeria, en Bulgarie, en Grèce, en Italie et en Slovénie là où l'on
a signalé des éclosions d'influenza aviaire A (H5N1)
chez la volaille ou chez des humains de considérer les mesures
suivantes :
Faites-vous vacciner annuellement contre la grippe. Actuellement,
il n'y a pas de vaccin offrant une protection contre le virus de l'influenza
aviaire A (H5N1). Le vaccin saisonnier actuel contre la grippe ne
fournit pas de protection contre le virus H5N1; par contre, une
telle immunisation pourrait être utile aux voyageurs se rendant dans
des régions du monde où l'on a détecté des
cas de H5N1 chez les humains. Les personnes immunisées avec le vaccin
saisonnier sont moins susceptibles de contracter la grippe saisonnière.
Cela réduit conséquemment la probabilité qu'une
personne vaccinée soit infectée par les deux formes de l'influenza,
humaine et aviaire, en même temps. Si une personne venait à être
infectée en même temps par les deux virus, ces derniers pourraient
se « mélanger » et muter en un nouveau virus
qui pourrait se propager facilement et contre lequel les humains n'auraient
aucune immunité .
Évitez tout contact non nécessaire avec de la
volaille domestique et des oiseaux sauvages . Cela comprend
notamment les fermes avicoles et les marchés où l'on
vend des animaux vivants et de boucherie, comme des poulets et des canards,
car ces animaux peuvent être vecteurs du virus de l'influenza
aviaire A (H5N1). Les recherches ont démontré que le risque
d'infection est plus grand chez les personnes qui sont en contact
direct avec de la volaille vivante ou morte, ainsi qu'avec les
surfaces contaminées par leurs excréments ou sécrétions.
Les voyageurs devraient savoir que le virus de l'influenza aviaire
A (H5N1) peut adhérer aux cheveux et aux vêtements et peut être
inhalé.
Veillez à ce que la volaille préparée
pour la consommation soit très bien cuite (jus de cuisson clairs
et aucune chair rosée visible) afin d'éliminer le
risque d'infection . La température interne
pour un poulet entier et pour ses parties devrait atteindre de 82 ° C à 85 °C.
Bien qu'on ne détienne à ce jour aucune preuve de
transmission du virus par des aliments contaminés, il demeure
toujours préférable d'éviter les plats de
volaille insuffisamment cuits ou crus, y compris les ufs et les
produits à base d'ufs.
Suivez les précautions habituelles en ce qui concerne
l'entreposage, la manipulation et la préparation des aliments .
Les voyageurs devraient suivre de strictes mesures d'hygiène,
notamment le lavage complet des mains, surtout après le contact
avec des ufs ou avec des produits à base d'ufs
et de volaille insuffisamment cuits, et pour prévenir la contamination
croisée avec d'autres produits alimentaires. Puisque les
microorganismes causant les maladies se retrouvent fréquemment
sur les mains, le moyen le plus important de prévenir les infections
demeure de bien se laver les mains avec de l'eau chaude et savonneuse
pendant au moins 20 secondes. Les voyageurs peuvent aussi utiliser
une solution antiseptique sans eau, à base d'alcool. Par
contre, si les mains sont visiblement sales, il est préférable
de les laver à l'eau et au savon avant d'utiliser
de tels produits antiseptiques. S'il est impossible d'utiliser
de l'eau et du savon, il faudrait nettoyer d'abord les mains
avec des lingettes imprégnées de détergent afin
d'enlever toute trace de terre.
Voici les recommandations de l'Agence
canadienne d'inspection
des aliments afin de prévenir l'introduction du virus de
l'influenza aviaire dans les populations animales du Canada :
Les voyageurs doivent s'assurer que tous les oiseaux et produits
avicoles qu'ils souhaitent apporter au Canada sont admissibles au
pays et sont déclarés en tant que produits d'origine
animale à votre arrivée.
Les voyageurs qui ont visité une ferme pendant leur séjour
dans un pays affecté doivent s'assurer que les vêtements
et les chaussures portés sur la ferme sont exempts de fumier et
de terre avant leur entrée au Canada. Au retour, les vêtements
devraient être
lavés et les chaussures désinfectées. Pour en savoir
davantage, prière de consulter le site Web de l'Agence
canadienne d'inspection des aliments.
À titre de rappel
L'Agence de santé publique du Canada recommande habituellement aux Canadiens se rendant à l'étranger, peu importe la destination, de consulter leur médecin de famille ou une clinique santé-voyage avant leur départ pour obtenir une évaluation personnelle des risques encourus et pour déterminer leurs besoins en matière d'immunisation ainsi que les médicaments prophylactiques et les mesures de protection personnelle nécessaires.
Les voyageurs se rendant dans des régions où des cas humains de H5N1 ont été signalés, devraient également discuter avec leur médecin ou le professionnel de la clinique de santé-voyage de la vaccination contre l'influenza saisonnière et des médicaments antiviraux.
En outre, l 'Agence de santé publique du Canada recommande aux voyageurs qui tombent malades ou ne se sentent pas bien à leur retour au Canada de prendre rendez-vous avec leur médecin pour une évaluation de leur condition. Ces voyageurs doivent informer leur médecin, dès le début de l'entrevue, qu'ils ont voyagé ou ont vécu hors du Canada et préciser les endroits visités.
Renseignements additionnels :
Renseignements additionnels de l'Agence de santé publique du Canada sur l'influenza aviaire :
Questions et réponses sur la grippe aviaire.
Les conseils de santé aux voyageurs relatifs à la « grippe aviaire » sont disponibles aux archives du Programme de médecine des voyages.
Renseignements de l'Agence de santé publique du Canada sur l'influenza :
Déclarations des Comités consultatifs
Déclaration du Comité consultatif de médecine tropicale et de médecine des voyages (CCMTMV) sur les voyages, la grippe et la prévention.
Déclaration du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) sur la vaccination grippale pour la saison 2004-2005.
Autres renseignements connexes de l'Agence de santé publique du Canada :
L'Agence de santé publique du Canada publie un rapport hebdomadaire intitulé FluWatch qui résume les activités de surveillance de la « grippe » au Canada et à l'étranger.
Information sur les antiviraux
Sources externes de renseignements :
On peut trouver d'autres renseignements de l'OMS sur l'influenza aviaire à la page
Web de l'OMS sur l'influenza aviaire A (H5N1).
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie un tableau à jour
du nombre de cas humains de H5N1 par région et par période
: Cumulative
Number of Confirmed Human Cases of Avian Influenza A/(H5N1) Reported to
WHO (en
anglais seulement).
L'OMS publie également d es rapports internationaux sur l'influenza
au site
Web sur la grippe de l'OMS.
Les rapports internationaux sur les animaux infectés, par pays,
sont disponibles au site de l'Organisation
Mondiale de la Santé Animale.
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