No H006/06
À publier le 22 mars 2006
TORONTO — Le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités Lawrence Cannon a dévoilé
aujourd'hui les conclusions d'une étude intitulée Le coût de la congestion urbaine
au Canada. L'étude examine le coût lié à la congestion urbaine des neufs plus grandes zones urbaines
du Canada : la ville de Québec, Montréal, Ottawa-Gatineau, Toronto, Hamilton, Winnipeg, Calgary, Edmonton et
Vancouver.
« Ce gouvernement reconnaît qu'il est important d'aborder la congestion pour réaliser les plans de
transport urbain et atteindre les objectifs de durabilité en matière de transport », a déclaré le ministre
Cannon. « Notre étude sur le coût de la congestion présente la première analyse systématique de la congestion
urbaine récurrente au Canada. »
En 2002, Transports Canada a commandé cette étude comme projet à long terme afin de mieux comprendre la
nature et la portée de la congestion au Canada et d'élaborer une approche harmonisée de l'estimation des coûts
afférents. On y a étudié des données et des situations où la congestion se produit quotidiennement parce que
la demande dépasse la capacité des villes en ce qui concerne les déplacements des personnes et des biens. De
plus, cette étude a servi à analyser les coûts engendrés par les retards, la consommation accrue de carburant
et la production additionnelle de gaz à effet de serre.
L'étude révèle que la congestion récurrente dans les zones urbaines a entraîné pour les Canadiens des coûts
s'élevant entre 2,3 milliards et 3,7 milliards de dollars annuellement (valeur du dollar en 2002). Plus de
90 p. 100 de ce coût représente le temps perdu par les conducteurs et les passagers dans la circulation; 7 p.
100 est attribuable à l'augmentation de la consommation de carburant; et 3 p. 100 représente l'augmentation des
émissions de gaz à effet de serre.
Cette estimation des coûts est prudente, puisqu'il n'y a pas suffisamment de données sur le coût associé à
la congestion incidente (c'est-à-dire la congestion entraînée par des événements aléatoires, tels que des
intempéries, des accidents, des véhicules en panne et autres incidents), au transport de marchandises, à la
congestion pendant les heures creuses et à d'autres coûts liés à la congestion, tels que le bruit et le stress.
De plus, l'étude a mis l'accent sur les coûts liés aux émissions de gaz à effet de serre, mais il est
nécessaire de recueillir plus de données pour mieux comprendre les coûts engendrés par l'augmentation des
émissions de polluants atmosphériques causées par la congestion.
Transports Canada s'est engagé à promouvoir le transport durable et à continuer d'examiner des options
rentables de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d'amélioration de la qualité de l'air et de
réduction de la congestion. Comprendre la congestion et savoir comment la mesurer représentent un domaine
important de recherches futures et de collaboration entre les divers niveaux de gouvernement. Le gouvernement
du Canada continuera de travailler avec les provinces et les municipalités à élaborer des approches et des
lignes directrices uniformes pour mesurer la congestion et ses effets en prenant comme point de départ l'étude
dévoilée aujourd'hui.
L'étude a été réalisée par une équipe composée de conseillers de Delcan, d'iTRANS et d'ADEC, pour le compte
de Transports Canada. Vous trouverez un sommaire et un document d'information sur l'étude au
www.tc.gc.ca/programmes/environnement/analyseeconomique/menu.htm.
Vous pouvez également communiquer avec Cristobal Miller au (613) 991-6409.
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Personne-ressource :
Robin Browne
Communications
Transports Canada, Ottawa
(613) 993-0055
Transports Canada est en ligne à www.tc.gc.ca.
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INFORMATION
L'ÉTUDE DE TRANSPORTS CANADA INTITULÉE
LE COÛT DE LA CONGESTION URBAINE AU CANADA
Qu'entend-t-on par congestion?
La « congestion » est communément citée comme un problème majeur et grandissant de l'urbanisme sur les plans
économique et environnemental. De nombreux conducteurs canadiens se retrouvent chaque jour dans la congestion et
les embouteillages, dont la gravité et la fréquence varient d'un endroit à l'autre. Les autorités urbaines,
régionales et provinciales de transport tentent de gérer le problème de la congestion au moyen d'une série de mesures.
Quel est le coût de la congestion urbaine au Canada?
L'étude sur le coût de la congestion urbaine au Canada a été réalisée par une équipe composée de conseillers
de Delcan (conseiller principal), d'iTRANS et d'ADEC, pour le compte de Transports Canada.
L'étude a examiné les répercussions qu'entraîne la congestion en ce qui concerne la perte de temps pour les
voyageurs, les coûts additionnels de carburant et l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Elle a permis d'élaborer des indices de congestion pour les neuf plus grandes zones urbaines du Canada : la
ville de Québec, Montréal, Ottawa-Gatineau, Toronto, Hamilton, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver. Elle a
mis l'accent sur la congestion récurrente, qui est la congestion causée par des volumes de trafic excessifs aux
périodes de pointe.
L'étude a permis d'estimer que le coût total annuel de la congestion, selon la valeur monétaire en 2002, se
situait entre 2,3 milliards de dollars et 3,7 milliards de dollars pour les zones urbaines principales du Canada
(voir le tableau à la fin pour la répartition par ville). Plus de 90 p. 100 de
ce coût représente la valeur du temps perdu pour les voyageurs en automobile (conducteurs et passagers) dans la
congestion. Le reste représente la valeur du carburant consommé (environ 7 p. 100) et les GES émis dans des
conditions de congestion (environ 3 p. 100). L'étude estime qu'il y aura une augmentation de 1,2 à 1,4 mégatonne
d'émissions de gaz à effet de serre chaque année en raison de la congestion routière.
Il est important de souligner que ces estimations des coûts de la congestion sont prudentes, puisqu'il n'y
avait pas suffisamment de données sur les coûts associés à la congestion incidente (c'est-à-dire la congestion
entraînée par des événements aléatoires, tels que des intempéries, des accidents, des véhicules en panne et
autres incidents), au transport de marchandises, à la congestion pendant les heures creuses, aux coûts
d'exploitation des véhicules autres que le carburant et à d'autres coûts liés à la congestion, tels que le bruit
et le stress. De plus, l'étude a mis l'accent sur les coûts liés aux émissions de gaz à effet de serre, mais il
est nécessaire de recueillir plus de données pour mieux comprendre les coûts engendrés par l'augmentation des
émissions de polluants atmosphériques causées par la congestion.
L'étude conclut qu'il est impossible d'établir une évaluation complète des coûts en raison du manque de
données et des importantes variations dans les modèles utilisés par les municipalités pour mesurer la congestion.
Il est particulièrement difficile d'établir des comparaisons précises entre les villes étudiées, puisque les
données et les méthodes de collecte des données étaient différentes pour chaque ville. Il y a des différences de
structure et de méthode par rapport à leurs données, par exemple la définition des routes express et des
artères. Par conséquent, l'étude analyse la congestion relative dans les grands centres urbains, mais évite
d'établir une simple comparaison des coûts de la congestion entre les neuf zones urbaines.
Comment pourraient être utilisées les conclusions de cette étude?
En déterminant les coûts de la congestion urbaine au Canada, l'étude de Transports Canada permettra au
gouvernement du Canada de mieux estimer la rentabilité des mesures urbaines visant à réduire les émissions de GES,
comme la gestion de la demande en transport (p. ex., les restrictions et la tarification liées au stationnement,
le covoiturage, le télétravail, etc.) et les investissements dans le transport en commun. Certaines parties de
l'étude pourraient aussi être utilisées pour des analyses de la politique, la planification et la prise de
décisions rattachées aux transports.
Par ailleurs, l'estimation du coût de la congestion sera utilisée pour l'étude en cours de Transports Canada
sur la totalité des coûts liés aux transports. L'estimation des coûts totaux liés aux transports comprend la
totalité des coûts environnementaux.
Dans le passé, certaines autorités canadiennes compétentes en matière de transport ont tenté de mesurer et
d'estimer le coût qu'entraîne la congestion dans des zones urbaines particulières. Cependant, les méthodes et
les données variaient. L'étude sur la congestion de Transports Canada présente la première analyse systématique
de la congestion urbaine au Canada. À cet égard, elle représente une grande contribution à notre compréhension
de ce problème.
Comprendre la congestion et savoir comment la mesurer représentent un domaine important de recherches futures
et de collaboration entre les divers niveaux de gouvernement. Le gouvernement du Canada continuera de travailler
avec les provinces et les municipalités à élaborer des approches et des lignes directrices uniformes pour mesurer
la congestion et ses effets en prenant comme point de départ cette étude sur la congestion.
Total annuel des coûts liés à la congestion par ville
(en millions de dollars selon la valeur monétaire en 2002)
Zone urbaine
Au seuil de50 p. 100
Au seuil de60 p. 100
Au seuil de70 p. 100
Ville de Québec
37,5 $
52,3 $
68,4 $
Montréal
701,9 $
854,0 $
986,9 $
Ottawa-Gatineau (complet)
39,6 $
61,5 $
88,6 $
Toronto
889,6 $
1 267,3 $
1 631,7 $
Hamilton (complet)
6,6 $
11,3 $
16,9 $
Winnipeg
48,4 $
77,2 $
104,0 $
Calgary
94,6 $
112,4 $
121,4 $
Edmonton
49,4 $
62,1 $
74,1 $
Vancouver
402,8 $
516,8 $
628,7 $
Total pour toutesles zones urbaines
2 270,2 $
3 015,0 $
3 720,6 $
Note : Les niveaux de congestion urbaine ont été mesurés en utilisant le seuil de la vitesse qui
reflète un pourcentage de la vitesse en condition d'écoulement libre sur une route. L'estimation du
coût de la congestion est strictement basée sur la valeur associée à la perte de temps pour les
automobilistes (en raison des retards), la valeur différentielle de carburant utilisé et les
émissions de GES produites par conditions de congestion.
Mars 2006