Le
24 mai 2006London (Ontario)LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT
FOIMesdames et Messieurs les membres de la Chambre de commerce de
London,Mesdames et Messieurs les invités à la table
d'honneur,Mesdames et Messieurs,Je vous remercie, David
(Gurnham) de cette introduction des plus généreuses.Et je vous remercie
tous et toutes de votre accueil chaleureux.Je crois que c'est la
première fois que je m'adresse à votre organisation.Toutefois, au fil
des ans, j'ai eu l'occasion de m'adresser aux membres de chambres de commerce de
tout le pays.Et je suis toujours impressionné par le dévouement de ces
organisations envers leurs collectivités et leur attachement au débat de
politiques publiques.Alors je vous remercie une fois de plus de votre
dévouement et de votre engagement, et je vous remercie également de m'avoir
invité à prononcer quelques mots aujourd'hui. C'est ma première visite à
London depuis la dernière campagne électorale.Et je suis
particulièrement fier d'être accompagné de deux collègues du Parlement qui ont
également été élus en janvier dernier.Le premier, un parlementaire
d'expérience, le député d'Elgin-Middlesex-London et membre du Comité de la
procédure et des affaires de la Chambre, Joe Preston.La deuxième, une
nouvelle venue, la députée de Lambton-Kent-Middlesex et membre du Comité de la
Chambre sur les affaires des anciens combattants et du Comité de la Chambre sur
l'industrie, les sciences et la technologie, Bev Shipley.Comme vous le
savez tous, les quatre derniers mois ont été exigeants, chargés et
stimulants.Et les choses doivent bien aller. En fait, l'autre jour, m'a
femme s'est précipitée dans mon bureau pour m'annoncer que j'avais battu le
record de longévité de John Turner. Le pire, c'est qu'elle avait l'air
très surprise.Trève de plaisanteries, la semaine dernière, nous avons
souligné nos cent premiers jours au pouvoir.Je suis heureux d'annoncer
que nous avons réalisé des progrès importants et que nous avons concrétisé les
changements promis au cours de la campagne.Comme approche, nous avons
choisi d'axer notre programme législatif sur quelques priorités clés -- et de
suivre trois objectifs de base :
faire le ménage à Ottawa et responsabiliser le gouvernement fédéral,
changer les priorités fédérales pour offrir des avantages réels et tangibles
aux parents ordinaires qui travaillent et aux petites entreprises
et renforcer notre pays tant ici qu'à l'étranger.Lorsque je suis
passé à London pendant la dernière campagne électorale, j'ai parlé des torts
causés par des années de scandales sous le gouvernement précédent.J'ai
aussi parlé du besoin de mettre fin au gaspillage, à la mauvaise gestion
flagrante et à la corruption. Et du besoin de faire le ménage au
gouvernement.Eh bien, c'est justement ce que nous avons commencé à faire
le mois dernier,lorsque nous avons déposé la mesure législative réformatrice
et anti-corruption la plus exhaustive de l'histoire du Parlement canadien.La
Loi fédérale sur l'imputabilité.Il s'agit d'un projet de loi omnibus
comportant plus de 200 clauses.Il réformera les mesures législatives en
matière de financement électoral :
en faisant en sorte que seuls des particuliers puissent faire des dons aux
partis politiques fédéraux et que ces dons se limitent à 1000 $ par
année.Elle mettra fin au mécanisme de portes tournantes entre les
cabinets ministériels, la bureaucratie et les sociétés de lobbying,en
interdisant aux ministres, au personnel ministériel et aux hauts fonctionnaires
de faire du lobbying auprès du gouvernement fédéral pendant les cinq années
suivant leur départ. Elle assainira les processus de contrats, de
sondages, d'achats et de publicité afin de faire en sorte qu'ils ne servent pas
seulement à récompenser les amis politiques. Pour que le système reste
intègre, nous accorderons également des pouvoirs accrus aux agents indépendants
comme la vérificatrice générale-- qui, j'aimerais ajouter, vient de
dévoiler que d'autres millions de dollars des contribuables ont été dilapidés en
étant détournés indûment vers le registre fédéral des armes à feu.La Loi
fédérale sur l'imputabilité ne rendra pas le gouvernement parfait, car les gens
ne sont pas parfaits.Mais quand les choses se gâtent sérieusement, la
Loi offrira une protection blindée aux dénonciateurs qui présentent des preuves
de fautes.Nous dresserons des budgets honnêtes et aiderons les membres
du Parlement à faire leur travail en établissant un bureau indépendant du budget
parlementaire. Notre gouvernement est également toujours résolu à
assainir les processus de nominations à Ottawa. -- Bien que l'opposition
se soit récemment opposée à la nomination de Gwyn Morgan et de son équipe de
gestionnaires du secteur privé qui étaient disposés à assurer une supervision
indépendante du processus -- pour 1 $ par année, qui plus est,
nous irons néanmoins de l'avant. Certaines des opérations de la
Commission des nominations publiques sont déjà en place, et notre gouvernement
instaurera les principales mesures en matière d'éthique qui suivent,
avec ou sans l'opposition, nous ne garderons que les postes nécessaires
et ne nommerons que les personnes qualifiées pour les occuper.Notre
but est de remplacer la culture du tout m'est dû que privilégiait le
gouvernement précédent et d'offrir aux Canadiennes et aux Canadiens un
gouvernement intègre et efficace.Un gouvernement qui rende des
comptes.Un gouvernement qui traite l'argent des contribuables avec
respect.C'est ce pour quoi les Canadiennes et les Canadiens ont voté le
23 janvier.Et c'est ce que nous allons leur donner.Mais ce qui
est encore plus important, Mesdames et Messieurs, c'est que notre gouvernement
s'est fixé une série de priorités très différentes de celles du gouvernement
précédent -- priorités qui reflètent les besoins réels des travailleurs
ordinaires et de leurs familles, notamment le besoin d'alléger le fardeau fiscal
qui pèse sur eux. Mesdames et Messieurs, il ne suffit pas de seulement
assainir Ottawa,-- nous devons aussi changer les priorités du
gouvernement fédéral afin qu'il gère l'argent des contribuables avec respect et
qu'il l'utilise dans l'intérêt de ceux qu'il est censé servir, c'est-à-dire les
parents qui travaillent.Le 23 janvier, le peuple canadien a voté pour ce
type de changement. C'est ce type de changement que le ministre des
Finances, Jim Flaherty, a offert dans son premier budget.Un budget
excédentaire.Un budget responsable.Un budget qui réduit l'impôt
que paient les particuliers, les familles et les entreprises de toutes tailles.
Il offre une réduction de taxes de deux dollars pour chaque dollar de
nouvelles dépenses. Au cours des deux prochaines années, nous offrirons
à la population canadienne des réductions d'impôt de l'ordre de 20 milliards de
dollars -- plus que dans les quatre derniers budgets fédéraux
combinés.Nous réduirons les taxes de vente.Nous réduirons
l'impôt sur le revenu des particuliers.Nous réduirons l'impôt des
sociétés.Nous réduirons les taxes à l'immigration.Nous réduirons
les taxes sur le capital et les gains en capital.Quelle que soit la
taxe, nous y avons pensé. Ce budget ne contient pas moins de 29
réductions de taxes.Et plus de 650 000 Canadiennes et Canadiens à faible
revenu seront carrément exempts des rôles d'imposition fédéraux.Bien
entendu, cette année, à la Fête du Canada, la TPS passera de 7 % à 6 % --
changement qui profite à toutes les Canadiennes et tous les Canadiens sans
exception. Nous réduisons également l'impôt sur le revenu des
particuliers.Pas seulement en augmentant le taux personnel d'exemption et en
gardant les taux d'intérêts bas, mais également en offrant crédit
d'impôt à l'emploi qui sera particulièrement profitable aux travailleurs de la
classe moyenne.Ce crédit d'impôt, d'une valeur maximale de 500 $ devant
doubler à 1000 $ en janvier 2007, donnera un répit aux travailleuses et aux
travailleurs canadiens.Ces réductions se traduiront par des économies
réelles pour les Canadiennes et les Canadiens ordinaires.Les familles
qui gagnent entre 15 000 $ et 30 000 $ par année économiseront près de 300 $,
tandis que celles qui gagnent entre 45 000 $ et 60 000 $ épargneront près de 650
$.Des fonds qui les aideront à avancer un peu, qui leur
permettront de payer pour les nécessités de la vieou de faire des
économies pour payer les études de leurs enfants.De faire ce qu'ils
veulent.Après tout, c'est leur argent.Ils ont travaillé fort
pour le gagneret ils devraient pouvoir en garder une plus grande
partie.C'est également vrai pour les entreprises.Nous allons
exploiter le potentiel des entrepreneurs de notre secteur des petites
entreprises.Nous allons, par exemple, faire passer de 300 000 $ à 400
000 $ le taux du revenu imposable admissible des petites entreprises.Et
ce taux passera de 12 % à 11,5 % en 2008 et à 11 % en 2009.Le budget
allégera le fardeau fiscal qui pèse sur tous les employeurs canadiens et il
prévoit également un certain nombre d'exemptions importantes au titre de l'impôt
sur les gains en capital.Par exemple, les titres donnés à des uvres de
bienfaisance ne seront pas assujettis à l'impôt sur les gains en
capital-- ce qui se traduira par une injection importante de nouveaux
fonds dans les organismes sociaux et culturels partout au pays.En fait,
il a déjà encouragé le don de 50 millions de dollars en actions à un organisme
caritatif ici en Ontario. Notre budget comporte aussi de nouvelles
initiatives en matière de dépenses, Maintenant, permettez-mois de vous
dire, Mesdames et Messieurs, que je suis préoccupé de l'ampleur de la croissance
des dépenses fédérales sous le gouvernement précédent. Les dépenses de
notre budget ont beaucoup baissé comparativement aux augmentations dans les deux
chiffres que nous avons vues ces dernières années. Mais les dépenses
augmentent tout de même au moins aussi rapidement que la croissance
économique.Alors le ministre Flaherty et le président du Conseil du
Trésor, John Baird, cherchent des façons de réformer le système de gestion des
dépenses du gouvernement fédéral qui ne fonctionne pas comme il le
devrait.Je me réjouis de recevoir les recommandations au début de
l'automne.Si notre gouvernement devra toutefois faire face à des enjeux
au plan des dépenses, il ne gaspillera pas d'argent pour des priorités sans
cesse changeantes et croissantes. Nous savons quoi croire. Nous
savons à quoi nous en tenir.Et nos dépenses sont axées sur des domaines
de compétence fédérale.Comme assurer la sécurité publique et la
surveillance de nos frontières.Rendre plus sévère la justice pénale et
accroître les effectifs de la GRCet rebâtir les Forces armées
canadiennes.Lorsque nous faisons des dépenses, nous voulons le faire en
tenant compte des priorités des Canadiennes et des Canadiens
ordinaires.Nous avons, par exemple, promis de prendre une nouvelle
approche de la garde d'enfants.Le gouvernement précédent était disposé à
transférer des milliards de dollars à des bureaucrates, à des promoteurs et à
d'autres politiciens au nom de la garde d'enfants. Aux termes de notre
budget, tous les parents qui ont des enfants d'âge préscolaire recevront
directement une Prestation universelle pour la garde d'enfants de 1 200 $.
Parce que nous croyons que ce sont les parents, et non les
gouvernements, qui devraient exercer leur choix en matière de garde
d'enfants.Nous investissons en outre dans notre économie et dans notre
avenir.Nous investissons davantage dans nos infrastructures publiques et
offrons des crédits d'impôt aux usagers des transports en commun.Nous
offrons aux étudiants de nouveaux crédits pour les revenus de bourses et les
manuels scolaires et proposons un allègement fiscal pour les coûts des outils
assumés par les apprentis et les gens de métier.Nous donnons aux aînés
la possibilité d'économiser sur l'impôt des retraites privées ... aidons les
parents à assumer les coûts d'inscription de leurs enfants à des activités
sportives.Ce sont les choses que nous avons promises pendant la campagne
électorale et que nous réalisons maintenant.Bien entendu, un
gouvernement national n'a pas seulement pour rôle d'offrir des avantages et des
services, il doit aussi le faire de façon responsable et efficace.Il
doit aussi consolider l'héritage laissé par nos fondateurs comme Macdonald,
Cartier et les autres - notre grand pays, le Canada, une nation qui est forte,
unie, indépendante et libre.Nous prenons d'autres mesures pour régler le
déséquilibre fiscal et promouvoir l'unité nationale, et pour faire en sorte que
les Québécoises et les Québécois, ainsi que les Canadiennes et les Canadiens
pansent les plaies que leur a causées le scandale des commandites. Comme
première étape de nos efforts pour régler le déséquilibre fiscal, nous avons
accru les transferts aux provinces dans leurs domaines de compétence.Et,
finalement, un certain nombre de provinces se retrouvent avec un excédent
budgétaire.Grâce à un gouvernement fédéral qui n'a pas de philosophie
centralisatrice, -- Nous voyons déjà une nette amélioration au plan de
l'unité nationale, y compris l'entente qui a donné au Québec un rôle historique
à l'UNESCO. De plus, nous agissons pour rétablir notre relation spéciale
au plan du commerce et de la sécurité avec notre client le plus important et
voisin immédiat -- les États-Unis.Nous travaillons à sévir contre la
criminalité liée aux armes à feu, aux bandes et à la drogue et rétablir la
sécurité de nos rues et de nos quartiers. Pour cela, nous avons soumis
au Parlement des projets de loi destinés à mettre fin aux peines
d'emprisonnement avec sursis pour les crimes graves -- et, pour les
infractions graves commises au moyen d'une arme à feu, nous avons proposé des
peines d'emprisonnement obligatoires. Nous avons renégocié,
renouvelé et fait passer au Parlement l'entente sur le NORAD. Nous avons
en outre conclu une entente qui met fin au différend paralysant de longue date
sur le bois d'uvre qui nous opposait aux États-Unis. Mesdames et Messieurs,
cette entente est bonne pour le Canada et elle est bonne pour les producteurs
Canadiens.Aux termes de cette entente :
nous récupérons plus de 80 % des sommes -- soit plus de 4 milliards de
dollars -- qui avaient été bloquées dans des procès sans fin,
nous avons un accès stable et garanti au marché américain, sans quotas ni
tarifs aux conditions actuelles du marché
... sommes protégés des exportations de bois bon marché provenant de
pays tiers et destinées aux États-Unis.Tout cela montre ce qui peut être
réalisé lorsque l'on fait passer la bonne volonté et le travail acharné avant la
politique crasse et les paroles creuses.Et c'est la même approche directe
que nous adoptons pour d'autres dossiers internationaux. Par exemple :
nous avons tenu tête au gouvernement du Hamas,
nous avons élaboré une entente internationale efficace sur les changements
climatiques,
nous avons offert une nouvelle aide au Darfour
... avons instauré la sécurité et la démocratie à Kandahar, en
Afghanistan.Et voilà.Mesdames et messieurs, le 23 janvier, les
Canadiennes et les Canadiens ont voté pour le changement.Ils ont donné à
notre parti le mandat d'en être le maître d'uvre.Un peu plus de 100
jours se sont écoulés depuis.... sommes déterminés à être des
leaders
déterminés à tenir nos promesses.Nous avons promis
d'assainir le gouvernement ... avons adopté la Loi fédérale sur
l'imputabilité. Nous avons promis de réduire les impôts et d'offrir des
avantages aux familles canadiennes qui travaillent. Ce sont là les
priorités de notre budget.Nous avons promis de travailler à unifier le pays,
à sévir contre le crime, à nouer une relation plus mûre avec les États-Unis et à
jouer un rôle de leader dans le monde. Et dans ces dossiers aussi, nous
avons fait des progrès.Nous avons donc fait un bon départ.Mais
la suite ne sera pas facile.Car nous avons un Parlement minoritaire.
Où les appuis peuvent fluctuer.Où les positions des partis
peuvent changer en un clin d'il.Nous avons eu un avertissement la
semaine dernière. Nous avions convenu de voter pour appuyer nos hommes
et nos femmes en uniforme en Afghanistan en prolongeant leur mission -- une
mission que leur avait confiée le précédent gouvernement. Le processus
était appuyé par tous les partis, ... avions le soutien constant des
libéraux et des bloquistes pour une mission qui dure depuis des
années.Mais le jour du vote, ils ont tourné le dos à nos soldats, juste
pour voter contre le gouvernement. Cela montre que, dans ce Parlement
minoritaire, rien n'est sacré -- pas même nos soldats -- et que rien ne doit être
tenu pour acquis. Ainsi, si vous voulez que la Loi fédérale sur
l'imputabilité soit adoptée et que nous fassions des réformes à long terme pour
assainir le gouvernement à Ottawa, vous devez faire savoir à vos députés comment
vous vous sentez.Si vous pensez que le budget doit être voté, que les
Canadiennes et les Canadiens devraient avoir de réels allègements fiscaux ou que
les parents devraient recevoir un soutien financier pour leurs enfants d'âge
préscolaire, -- et bien dites à vos députés que vous voulez que cela soit
fait.Si vous voulez que notre pays et nos militaires se tiennent debout,
-- si vous voulez voir la fin du différend sur le bois d'uvre et assurer
notre commerce avec les États-Unis, -- ou si vous voulez que les
criminels soient punis pour leurs crimes et que la société en soit protégée,
-- vous devez donc faire connaître votre point de vue. Pour faire
en sorte que ce Parlement fonctionne, pour que les mesures soient réellement
adoptées, les Canadiennes et les Canadiens tels que vous doivent écrire aux
députés de tous les partis, les appeler ou leur envoyer des courriels pour leur
faire savoir que ces priorités ne sont pas seulement les nôtres, mais aussi les
vôtres.Merci beaucoup.Que Dieu bénisse le Canada.