No H035/06
À publier le 17 mai 2006
OTTAWA — La prévention du péril aviaire est un aspect
important de la sécurité des vols. La mise en oeuvre d'une approche plus uniforme
en ce qui concerne la gestion de la faune aux aéroports canadiens a été annoncée
aujourd'hui par le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des
Collectivités Lawrence Cannon.
Les aéroports seront tenus, en vertu de modifications au Règlement de l'aviation
canadien, d'évaluer les risques que pose la faune dans leur propre
environnement. Ils devront par exemple évaluer les risques en fonction du nombre
et des espèces animales sauvages présentes à proximité de l'aéroport, le niveau
de circulation aérienne, le type d'appareils desservant l'aéroport et le type
d'activités aériennes.
« Les modifications rehausseront la sécurité aux aéroports canadiens », a
déclaré le ministre Cannon. « Ces modifications aideront à réduire les risques
de collision entre un aéronef et un oiseau, ou avec un autre animal sauvage près
de l'aéroport. »
La prévention du péril aviaire commence à l'aéroport. En effet, la majorité des
incidents liés au péril aviaire surviennent au moment du décollage, de
l'ascension, de l'approche finale, de l'atterrissage et de la circulation des
appareils sur l'aire de trafic.
Les programmes de gestion de la faune aux aéroports visent à empêcher toute
espèce sauvage de se nourrir, de s'abreuver ou de s'abriter aux aéroports et
dans les secteurs avoisinants afin de réduire les risques pour les aéronefs et
les personnes.
Les modifications ont été publiées dans la Partie II de la Gazette du Canada le
17 mai 2006.
Pour plus de renseignements sur la gestion de la faune, visitez le site Web de Aviation civile de
Transports Canada à www.tc.gc.ca/AviationCivile/menu.htm.
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Personne-ressource :
Natalie Sarafian
Attachée de presse
Cabinet du ministre des Transports,
de l'Infrastructure et des Collectivités, Ottawa
(613) 991-0700
Lucie Vignola
Communications
Transports Canada, Ottawa
(613) 993-0055
Transports Canada est en ligne à www.tc.gc.ca.
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INFORMATION
GESTION DE LA FAUNE AUX AÉROPORTS
Des modifications en matière de gestion de la faune aux
aéroports du pays ont été apportées au Règlement de l'aviation canadien. Elles
exigent que les aéroports évaluent les risques de collision avec des espèces
sauvages en fonction des situations locales. Cela consiste à évaluer les risques
selon les espèces vivant à proximité de l'aéroport, la taille de la population
des espèces sauvages, les niveaux de trafic et les types d'aéronefs qui
utilisent l'aéroport.
La réglementation de Transports Canada exige que les incidents mettant en cause
des espèces sauvages aux aéroports soient signalés au Ministère de façon à
prévenir les pilotes des dangers associés à leur présence et à recueillir des
données relatives aux tendances. La réglementation permettra aussi aux
chercheurs d'avoir recours à des données statistiques nord-américaines, puis de
les analyser et les interpréter.
Les programmes de gestion de la faune aux aéroports ont pour but d'empêcher
toutes les espèces sauvages de se nourrir ou d'élire domicile aux aéroports et
dans les secteurs avoisinants afin d'éviter les risques de collision avec les
avions.
Étant donné que la population de certaines espèces ne cesse de croître en
Amérique du Nord, des mesures plus énergiques doivent être prises. Par exemple,
de 1990 à 1999, la population de la bernache du Canada s'est accrue de façon
importante, passant de deux à six millions d'oiseaux approximativement.
Plusieurs bernaches du Canada ne migrent pas vers le Sud l'hiver. Par
conséquent, elles présentent un danger pour la sécurité de l'aviation durant
toute l'année.
Il est essentiel de prévenir les collisions avec des oiseaux aux aéroports, car
elles se produisent généralement au décollage, à l'ascension, à l'approche
finale ainsi qu'aux phases de l'atterrissage et de la circulation au sol. Les
moteurs des avions n'ont pas été conçus pour absorber la force de l'impact avec
un gros oiseau, et même si les moteurs des nouveaux appareils peuvent absorber
un impact plus important que ceux des modèles précédents, il n'en reste pas
moins que les collisions avec des oiseaux présentent des risques sérieux pour la
sécurité de l'aviation. Par exemple, une bernache du Canada de 6,8 kg qui
percute un avion se déplaçant à environ 460 km/h représente un impact d'environ
27 000 kg. Si elle percute un appareil se déplaçant à 555 km/h, la force de
l'impact sera supérieure à 37 000 kg.
Même s'il n'y a pas eu, au Canada, de victimes à la suite de collisions mettant
en cause des oiseaux et des avions à réaction de passagers, l'un des principaux
objectifs de Transports Canada consiste à assurer la sécurité des activités
aéroportuaires en offrant aux aéroports des outils leur permettant de réduire
les risques pour les aéronefs. Ces outils comprennent des bulletins sur la
gestion de la faune qui renferment des renseignements sur les progrès les plus
récents en ce qui concerne les techniques et l'équipement de gestion de la
faune. Ils comprennent aussi un manuel de procédures sur la gestion de la faune
qui fournit des conseils tactiques que le personnel chargé de la gestion de la
faune peut appliquer sur le terrain.
Pour plus de renseignements sur la gestion de la faune, visitez le site Web de Aviation civile de
Transports Canada à www.tc.gc.ca/AviationCivile/menu.htm.
Mai 2006