18 mai 2006
Ottawa (Ontario)
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de la Chambre,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,
C’est un grand privilège pour moi de souhaiter la bienvenue au Premier ministre d’Australie, le très honorable John Howard, et à son épouse Janette.
Comme vous le dira toute personne qui a pris le vol Canada-Australie, nos deux pays ne sont pas exactement voisins.
Des milliers de kilomètres nous séparent.
Nous sommes dans des hémisphères différents.
De part et d’autre de l’équateur.
Or, malgré les distances qui séparent nos deux pays, nous sommes remarquablement semblables à bien des égards.
Le Canada et l’Australie ne seraient pas les pays qu’ils sont aujourd’hui sans les contributions, culturelles et autres, de leurs peuples autochtones.
Nos premières nations respectives ont été ensuite rejointes par des vagues d’immigrants – de gens qui sont venus au Canada et en Australie pour avoir une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs enfants.
Les deux pays sont caractérisés par leur beauté naturelle et leur milieu sauvage rude et souvent impitoyable.
La terre, qu’il s’agisse de la sèche cambrousse australienne ou du bouclier canadien rocheux, a joué un grand rôle pour façonner nos caractères nationaux respectifs.
À nos deux peuples, elle a donné en héritage l’autonomie et la détermination.
Du point de vue politique, nous entretenons tous les deux un lien durable avec la Couronne.
Et un engagement à l’égard du fédéralisme.
Au fil des ans, les Australiens et les Canadiens ont voyagé et vécu ensemble.
Dans la ville natale du Premier ministre Howard, Sydney, des collectivités comme Canada Bay et des noms de rue comme la promenade Marceau évoquent les Canadiennes et les Canadiens qui ont pris la route de l’Australie après les rébellions dans le Haut et le Bas-Canada.
Toronto dans l’État de New South Wales a été nommé en l’honneur d’Edward « Ned » Hanlon, l’un des plus grands rameurs du Canada et ancien résident de Toronto, en Ontario.
Mais le point peut-être le plus important, c’est que nos deux pays ont, à maintes reprises, collaboré étroitement lorsqu’il a été question de défendre une juste cause.
Je pense en particulier aux deux Guerres mondiales et à la Guerre de Corée, où nos troupes se sont battues ensemble pour défendre la liberté et promouvoir les idéaux que sont la démocratie et les droits de la personne.
Notre engagement commun à l’égard de ces valeurs demeure, à ce jour, inchangé.
Par exemple, le Canada et l’Australie contribuent activement aux activités de stabilisation et de maintien de la paix en Afghanistan.
Il est clair que nos deux nations ont beaucoup de choses en commun et bien des raisons d’être fières.
La liberté.
La démocratie.
La primauté du droit.
Autant de valeurs dont ne peuvent que rêver des millions de personnes dans le monde.
Des valeurs que nous ne devrions jamais tenir pour acquises.
Des valeurs que les peuples du Canada et d’Australie demandent à leurs représentants élus de maintenir.
Monsieur le Président, le Premier ministre Howard est un leader de principe qui voit loin.
Il voit une Australie qui honore son passé tout en se tournant vers l’avenir.
Il voit une Australie de possibilités économiques pour tous grâce à une économie florissante – économie florissante qui répond aux besoins de l’ensemble des Australiennes et des Australiens.
Il voit une Australie qui vaut plus que son pesant d’or sur la scène internationale.
Et sous son leadership décisif, l’Australie possède maintenant tous ces attributs.
Aujourd’hui, l’Australie est une nation confiante à la fois fière de ses symboles historiques nationaux et ouverte aux peuples du monde entier.
L’Australie est aussi une nation prospère.
Sous la gouverne du Premier ministre :
les impôts ont baissé tandis que la productivité s’est accrue,
le taux de chômage a baissé tandis que le PIB a augmenté,
un nombre record de nouveaux emplois ont été créés et de plus en plus d’Australiennes et d’Australiens sont propriétaires fonciers.
Voilà un bilan économique dont on peut certainement être fier.
Par ailleurs, comme l’a annoncé, le mois dernier, le trésorier Peter Costello, le gouvernement du Premier ministre Howard a remboursé la dette nationale nette.
Une réalisation impressionnante quand on songe que la dette nationale nette de l’Australie s’élevait à près de 100 milliards de dollars lorsque son gouvernement a été porté au pouvoir en 1996.
Et finalement, grâce au leadership du Premier ministre, l’Australie a consolidé sa place de leader international.
Qu’il s’agisse de préserver les droits de la personne au Timor oriental, de prendre part à la lutte mondiale contre le terrorisme ou de manifester un formidable leadership régional et international lors du tsunami dévastateur de décembre 2004, l’Australie défend bravement les valeurs qui lui sont chères :
la démocratie,
les droits de la personne
et un monde plus sûr pour les générations à venir.
Ces valeurs, Monsieur le Président, sont celles de ce gouvernement et de l’ensemble des Canadiennes et Canadiens.
En terminant, j’aimerais vous dire toute mon admiration pour le Premier ministre Howard et lui offrir mes plus sincères félicitations pour le travail remarquable qu’il a accompli depuis son ascension au pouvoir il y a une dizaine d’années.
Ses réalisations sont admirables.
Pas mal pour quelqu’un qui se dit libéral.
Mais sérieusement, Monsieur le Président, par son leadership, le Premier ministre Howard fait avancer son pays.
Il bâtit une Australie plus forte pour les citoyennes et les citoyens de cette nation.
Une Australie qui collabore avec ses alliés, dont le Canada.
Et donc, sans plus tarder Mesdames et Messieurs, j’ai l’immense plaisir de présenter l’homme qui a toujours été – et sera toujours, j’en suis sûr – un ami loyal du Canada, le Premier ministre d’Australie, Monsieur John Howard.