OTTAWA - 12 juillet 2006 - La confiance des exportateurs canadiens continue à s'effriter face à l'évidence croissante d'un ralentissement de l'économie mondiale, qui accuse un recul marqué par rapport aux années d'expansion de 2002 à 2004, selon le sondage semestriel sur l'Indice de confiance commerciale (ICC) d'Exportation et développement Canada (EDC).
« Après avoir connu la meilleure conjoncture mondiale en dix ans, l'économie ralentit et les exportateurs canadiens prévoient très clairement une période beaucoup plus difficile pour les six prochains mois », explique Peter Hall, vice-président et économiste en chef adjoint. « Les exportateurs prospèrent habituellement lorsque la performance économique mondiale est solide, mais la force du dollar canadien leur a imposé un défi énorme. Contrairement à ce qui s'est produit au cours de précédents épisodes de renforcement du dollar, les exportateurs se préparent à la tempête avec des contremesures énergiques. »
L'ICC est une cote globale fondée sur les réponses d'exportateurs canadiens à cinq questions portant sur les prévisions de ventes sur les marchés canadiens et étrangers, sur la conjoncture économique et sur les débouchés en matière de commerce extérieur pour les six prochains mois. Au printemps 2006, l'ICC s'est établi à 70,6 sur un total possible de 100 points, ce qui constitue une baisse par rapport aux résultats de 71,7 obtenu à l'automne de 2005 et 73,7 obtenu au printemps de la même année.
Les réponses neutres ont diminué dans les cinq composantes du sondage, bien que l'on puisse noter un net accroissement du pessimisme à l'égard des trois composantes traitant des marchés d'exportation. Les réponses positives concernent les perspectives du marché intérieur.
« Ce à quoi nous assistons en fait, c'est une forte augmentation de l'enthousiasme concernant le marché canadien et une forte baisse de l'enthousiasme concernant les exportations, ce qui, de poursuivre M. Hall, a contribué à rétrécir la proportion des gens se situant dans la zone neutre médiane. Cela ressemble à un cas classique d'économie où la prospérité de certains secteurs crée des effets secondaires qui ont de lourdes incidences sur d'autres secteurs. »
Entre autres résultats remarquables, les deux tiers des répondants ont affirmé que la valeur du dollar jouait un rôle critique dans le succès de leurs efforts à l'exportation et autant ont dit craindre que le dollar ne continue de s'apprécier. Ils ont à maintes reprises noté l'impact du dollar canadien sur les ventes, mais ont également fourni des indications sur les mesures stratégiques qu'ils ont adoptées telles que la réduction des coûts, la modification des modèles d'affaires et l'augmentation des prix. En revanche, au cours de la même période, la proportion des exportateurs qui croyaient que les pays d'Asie étaient parmi les marchés les plus risqués est passée de 41 à 31 %.
Dans l'ensemble, la confiance à l'égard de l'économie a diminué dans tous les secteurs d'activités. Parmi les secteurs où la baisse de confiance est la moins forte, on peut mentionner ceux de l'énergie, de la technologie de l'information et des mines, actuellement soutenus par les prix élevés des produits de base et la reprise du secteur de la technologie. Les taux de confiance les plus faibles ont été enregistrés dans les secteurs des biens de consommation, de l'agroalimentaire, de la foresterie ainsi que des produits de base et semi-manufacturés, qui ont été touchés par la hausse du dollar canadien, la diminution des mises en chantier aux États-Unis et une forte concurrence étrangère. Dans l'ensemble du Canada, seul l'Ouest a gardé son niveau de confiance, ce qui reflète une plus forte concentration d'exportateurs dans le secteur florissant de l'énergie. En Ontario, au Québec et dans les Maritimes, la confiance des exportateurs a poursuivi sa chute étant donné que ceux-ci dépendent des secteurs de la fabrication, de la foresterie et de l'agroalimentaire.
Opinion Search Inc. a mené ce sondage à la fin du mois de mai et au début du mois de juin 2006. Au total, 1000 entreprises canadiennes y ont pris part et l'ICC a été établi d'après les réponses de 861 répondants. Les résultats du sondage sont considérés exacts 19 fois sur 20 et la marge d'erreur est de +/- 3,4%.
Pour en apprendre davantage sur EDC et sur l'ICC, visitez le site http://www.edc.ca/french/docs/ereports/tradeconfidence/country_information_index_f.htm
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