Ottawa, Le 28 août 2006 — Dernièrement, deux études sur les sites d’injection supervisés ont été rendues publiques. Des reportages récents dans les médias ont associé des commentaires faits par les auteurs de ces études à la position de la GRC sur les sites d’injection supervisés. Or, ces études reflètent l’opinion de leurs auteurs, et non celle de la GRC.
En décembre 2005, la Sous direction des drogues et du crime organisé de la GRC a commandé des études documentaires afin de mieux comprendre la situation entourant les sites d’injection supervisés en Europe et à Vancouver.
Les Drs Raymond Corrado et Irwin Cohen, tous deux de la Colombie Britannique, ont été engagés par contrat pour effectuer ces études, qui visaient à rassembler et à résumer les publications et les rapports existants sur les sites d’injection supervisés. L’une des études était consacrée à plusieurs sites en Europe, et l’autre, au site de Vancouver.
La GRC appuie les quatre piliers de la Stratégie canadienne antidrogue, qui sont : la prévention, le traitement, la réduction des préjudices et l’application de la loi. De toute évidence, les initiatives de réduction des préjudices doivent favoriser la transition vers le traitement, et non un état d’utilisation perpétuelle. La GRC n’appuie pas la légalisation de drogues illicites, ni les initiatives encourageant l’utilisation de substances illicites. Les termes « sécuritaires » ou « plus sécuritaires » souvent employés pour décrire les sites d’injection transmettent un message ambigu au public, tout particulièrement aux jeunes. La GRC ne considère aucun site d’injection de drogues illicites comme étant « sécuritaire », et c’est pourquoi elle privilégie le terme « supervisé », qui est plus exact.
Nous poursuivons nos discussions avec nos partenaires communautaires, gouvernementaux et de l’application de la loi sur cette question. Tant que la recherche ne sera pas terminée, nous nous opposons à l’expansion du projet pilote de site d’injection supervisé à Vancouver. La décision d’instaurer des sites d’injection supervisés au Canada revient au gouvernement du Canada.
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