OTTAWA, le 11 septembre 2006 Exportation et développement Canada (EDC) a annoncé aujourd'hui ses résultats financiers semestriels, indiquant que son volume d'activités global a atteint 28,7 milliards de dollars (tous les chiffres sont donnés en CAD) pour la première moitié de l'année, soit une augmentation considérable de 10 % par rapport à 2005.
« Notre solide bilan nous a permis d'appuyer plus de transactions au cours d'une période économique très exigeante, où les exportateurs et les investisseurs canadiens avaient le plus besoin de nous », a expliqué Eric Siegel, chef de l'exploitation à EDC. « La croissance importante dans les transactions des petites entreprises et sur les marchés émergents résulte directement de notre volonté accrue de prendre plus de risques. »
Dans la première moitié de 2006, EDC a facilité des échanges commerciaux sur les marchés en développement représentant 7,6 milliards de dollars, soit une augmentation de 19 % par rapport au premier semestre de 2005. Au 30 juin 2006, plus de 5 870 clients avaient utilisé des produits et services d'EDC pour exporter davantage, soit une progression de 3 % par rapport à l'an dernier. Le volume d'activités des petites entreprises a augmenté de 39 %, pour passer à 9,5 milliards de dollars. EDC a appliqué ses produits et services à 170 pays dans la première moitié de 2006.
Au Canada, les exportateurs et investisseurs de l'Ouest canadien représentaient 10,1 milliards de dollars dans le volume d'activités total d'EDC (+ 13,5 %), suivis de ceux de l'Ontario à 9,4 milliards de dollars (+ 16 %), du Québec à 7,7 milliards de dollars (+ 7 %) et du Canada atlantique à 658 millions de dollars (- 4 %).
« L'augmentation de notre volume d'activités suggère que les exportateurs canadiens trouvent des façons d'affronter la concurrence malgré le ralentissement de l'économie mondiale, mais ce ralentissement nous oblige à consacrer une plus grande part de nos revenus à la compensation des risques connexes », a poursuivi M. Siegel.
Pour les six premiers mois de 2006, EDC a dégagé un bénéfice d'exploitation de 523 millions de dollars (contre 417 millions de dollars au premier semestre de 2005). L'augmentation comprend 261 millions de dollars en allègement de la dette, ce qui représente un remboursement à EDC pour des emprunts souverains contractés par des pays très endettés dont la dette a été annulée par le gouvernement du Canada. Autrement, le bénéfice d'exploitation a, en fait, diminué de 33 % par rapport au premier semestre de 2005, à cause d'une hausse des coûts de financement, de l'appréciation du dollar canadien et d'une réduction du revenu sur les prêts découlant d'une détérioration du portefeuille de l'aéronautique. Les intérêts créditeurs ne sont pas reconnus sur ces prêts s'ils sont douteux. L'incidence devrait être temporaire, car EDC s'attend à ce qu'ils redeviennent productifs d'ici à l'an prochain.
Autres résultats clés :
Le bénéfice net pour le premier semestre de 2006 s'élève à 305 millions de dollars, contre 761 millions de dollars au premier semestre de 2005. Ce changement découle de besoins en provisions plus importants ainsi qu'à une perte liée à l'ajustement à la juste valeur non réalisé. L'augmentation du volume d'activités en 2006 s'est traduite par des frais de provision de 34 millions de dollars. En 2005, il y a eu une reprise sur provision de 247 millions de dollars au total en raison d'une réduction de l'actif sur les prêts, de meilleures conditions de crédit et de l'achat d'une assurance de réduction des risques.
L'ajustement à la juste valeur non réalisé pour les six premiers mois de 2006 a représenté une perte de 184 millions de dollars, contre un gain de 97 millions de dollars au premier semestre de 2005. L'incidence de l'ajustement à la juste valeur non réalisé sur le bénéfice net d'EDC résulte de l'application de la Note d'orientation 13 concernant la comptabilité, nouvelle norme comptable adoptée en 2004 dans le cadre des principes comptables généralement reconnus du Canada. Selon cette note, on doit inscrire aux résultats un ajustement à la juste valeur non réalisé correspondant à l'évolution de la juste valeur des instruments financiers dérivés qui ne sont pas encore échus.
Les frais d'administration pour les six premiers mois de 2006 ont augmenté de 12 %, passant à 97 millions de dollars, contre 87 millions de dollars au premier semestre de 2005, principalement à cause d'une augmentation des coûts liés au régime de retraite et des coûts ponctuels de restructuration interne. Les frais autres que les intérêts en pourcentage du bénéfice net s'élevaient à 28,4 %, contre 20,2 % au premier semestre de 2005.
Au 30 juin 2006, la provision totale pour les pertes sur prêts et les demandes d'indemnisation s'élevait à 2,7 milliards de dollars.
Le total du capital versé, des bénéfices non répartis et des provisions s'élevait à 7,8 milliards de dollars au 30 juin 2006.
Au 30 juin 2006, les prêts douteux en pourcentage des prêts bruts étaient passés à 14,5 %, contre 9,9 % un an plus tôt, résultat de la détérioration supplémentaire qui s'est produite dans la deuxième moitié de 2005, principalement dans le portefeuille de l'aéronautique.
Au premier semestre de 2006, 669 demandes d'indemnisation ont été réglées, soit une baisse de 7 % par rapport au premier semestre de 2005. Ces indemnités s'élevaient en tout à 27 millions de dollars, contre 23 millions de dollars au premier semestre de 2005.
EDC, organisme de crédit à l'exportation du Canada, offre des solutions commerciales novatrices pour aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés mondiaux. Chaque année, quelque 7 000 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers tirent profit de ses connaissances et de ses partenariats pour faire des affaires sur environ 200 marchés. Société financièrement autonome, EDC est un chef de file reconnu dans l'établissement de rapports financiers, l'analyse économique et la gestion des ressources humaines.
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