OTTAWA - Le 29 novembre 2006 - Les exportations internationales de l'Île-du-Prince-Édouard devraient augmenter de 3 % en 2006, puis de 1 % en 2007, selon les prévisions provinciales à l'exportation d'Exportation et développement Canada (EDC).
« Avec le ralentissement de l'économie américaine, le chiffre d'affaires des restaurants baissera probablement, ce qui influera sur les exportations de surgelés, de fruits de mer et d'autres produits agroalimentaires de l'Î.-P.-É. », explique Stephen Poloz, premier vice-président, Affaires générales, et économiste en chef. « Les prix dans les deux secteurs devraient rester stables, cependant, et avec le fléchissement prévu du dollar canadien, cela devrait aider à soulager certains des effets du ralentissement économique. » L'agroalimentaire représente 64 % des exportations de l'Île qui sont, dans leur immense majorité, destinées au marché américain.
Les exportations de pommes de terre surgelées sont relativement inchangées cette année et il devrait en être de même en 2007. Le prix des pommes de terre fraîches s'est raffermi en 2006, la diminution de la superficie cultivée au Canada ayant entraîné une baisse considérable des stocks, réduisant ainsi l'offre excédentaire qui tirait les prix vers le bas depuis quelque temps. Un printemps précoce et de bonnes conditions de croissance donneront un bon rendement pour la récolte de 2006, ce qui devrait faire augmenter les exportations de pommes de terre fraîches et réfrigérées en 2007. Les exportations de fruits de mer ont diminué de 7 % au premier semestre de cette année. Le cours du homard était positif dans la première moitié de 2006, mais il a chuté pendant l'été, atteignant 5,30 USD/livre contre une moyenne annuelle de 6,80 USD/livre en 2005. EDC ne s'attend à guère de changement dans le nombre total de homards exportés, d'où une légère baisse des recettes à l'exportation pour ce produit en 2006.
Les exportations agroalimentaires représentent une part importante des exportations globales de marchandises de l'Île, mais d'autres industries sont à noter. En 2006, les exportations de produits pharmaceutiques et de médicaments devraient être légèrement inférieures au total de 20 millions CAD enregistré en 2005. Les exportations des chantiers navals augmentent, les transports maritimes mondiaux, l'agrandissement des installations portuaires et la prospection pétrolière en mer alimentant la demande de remorqueurs. L'aéronautique a faibli en 2006, mais la demande (y compris des constructeurs d'avions à turbopropulseurs) est bonne et les commandes sont fermes. Étant donné les facteurs fondamentaux sous-jacents, EDC note que les exportations de la construction navale, de matériel ferroviaire et de l'aéronautique ont tendance à être instables, mais que les perspectives restent positives pour les trois secteurs de l'Île.
À l'échelle nationale, la croissance économique canadienne devrait rester stable et s'établir à 2,8 % en 2006, puis à 2,4 % en 2007. Les exportations canadiennes devraient augmenter de 3 % en 2006, avant de reculer de 1 % en 2007. À l'échelle internationale, EDC prévoit une croissance économique mondiale de 4,8 % en 2006, puis de 4,0 % en 2007. Les Prévisions à l'exportation d'EDC sont présentées à http://www.edc.ca/docs/ereports/gef/EFindex_f.htm.
EDC, organisme de crédit à l'exportation du Canada, offre des solutions commerciales novatrices pour aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés mondiaux. Chaque année, quelque 7 000 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers tirent profit de ses connaissances et de ses partenariats pour faire des affaires sur environ 200 marchés. Société financièrement autonome, EDC est un chef de file reconnu dans l'établissement de rapports financiers, l'analyse économique et la gestion des ressources humaines.
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