23 novembre 2006
Toronto (Ontario)LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Bonjour Mesdames et Messieurs.
Merci, Dave, pour cette chaleureuse introduction – et pour votre excellent travail.
Merci à tous d’être ici.
Je suis particulièrement ravi d’être ici avec le premier ministre McGuinty et le maire Miller.
À nous trois, nous représentons assez bien l’éventail politique du Canada.
Mais nous défendons aujourd’hui une seule et même cause – rétablir la sécurité dans les rues pour tous les Canadiens.
Comme vous le savez, s’attaquer aux crimes de gang, commis avec des armes à feu et liés aux drogues est l’une des priorités premières du nouveau gouvernement du Canada depuis que nous avons pris le pouvoir il y a près de dix mois.
Nous en avons fait une priorité parce que les Canadiens nous ont bien fait comprendre qu’ils veulent que l’équilibre de la justice soit rétabli.
Ils veulent retrouver la sécurité dans les rues qui fut un jour la marque de notre société pacifiste et respectueuse de la loi – nos rues qui sont de plus en plus menacées par les crimes de gang, commis avec des armes à feu et liés aux drogues.
Voilà pourquoi nous avons présenté cinq nouveaux projets de loi contre le crime depuis que nous sommes au pouvoir. Nous avons pris des mesures pour :
Augmenter les peines exécutoires minimales en cas de crime commis avec une arme à feu ;
Interdire l’assignation à domicile en cas de crime grave ;
Augmenter l’âge de la protection contre l’exploitation sexuelle ;
S’attaquer à la course dans les rues ; et
Imposer des conditions plus sévères aux contrevenants dangereux.
Toutes ces initiatives nous permettent de tenir nos engagements envers la population.
Et j’ai le plaisir d’annoncer aujourd’hui que nous tenons parole en ce qui concerne la lutte contre le crime, avec un projet de loi qui renforcera la mise en liberté sous caution.
À la Chambre des communes aujourd’hui, le ministre de la Justice Vic Toews présentera une loi visant à renforcer le système de libération sous caution.
Cette réforme s’appliquera aux gens accusés de crimes graves impliquant des armes à feu.
Il s’agit entre autres des tentatives de meurtre, des vols à main armée, des agressions sexuelles avec une arme, des kidnappings et de l’extorsion.
Selon la loi actuelle, tout individu accusé de ces actes haineux peut être libéré sous caution et circuler librement dans les rues à moins qu’un procureur puisse convaincre un juge qu’il doit rester en prison.
C’est inacceptable.
Selon les mesures législatives que nous proposons, les individus accusés d’avoir commis un crime grave avec une arme devront démontrer aux tribunaux pourquoi ils ne devraient pas rester en détention dans l’attente de leur procès.
Trop de Canadiens sont victimes de criminels libérés sous caution.
Ce mois-ci seulement, un homme de Toronto de vingt-trois ans accusé d’avoir tiré sur quatre personnes – quatre personnes ! – à London a été remis en liberté sous caution.
Rejetant l’argument de la Couronne selon lequel l’homme menaçait la sécurité publique, le juge lui a ordonné de rester chez lui avec sa mère.
Il a rapidement disparu.
Cela signifie que quelque part au Canada, peut-être à London, peut-être dans cette ville, un homme accusé de nombreux crimes violents commis avec une arme à feu circule librement dans les rues.
Et ce n’est pas un cas isolé.
À Toronto, des rapports de police indiquent que près de mille crimes impliquant des armes à feu ou des armes à autorisation restreinte ont été commis jusqu’à présent cette année.
Et près de quarante pour cent ont été commis par une personne libérée sous caution, en libération conditionnelle, ayant la permission de sortir ou en probation.
Les résidants de cette ville connaissent trop bien cette histoire.
Tout comme le premier ministre McGuinty et le maire Miller.
Depuis la fusillade sur la rue Yonge, qui coûté la vie à Jane Creba, âgée de quinze ans, au dernier boxing day, le premier ministre et le maire font pression pour que cette réforme soit adoptée à Ottawa.
Les Ontariens veulent de l’action, a dit le premier ministre McGuinty lors d’un récent discours devant l’association des policiers de l’Ontario.
Et comme l’a dit le maire Miller à un journaliste, il faut renverser le fardeau de la preuve sur la libération sous caution en cas de crime armé.
La plupart des autres provinces et les territoires veulent inverser le principe du fardeau pour qu’il s’applique aux enquêtes sur la libération sous caution en cas de crime grave commis avec une arme.
Tout comme la majeure partie des autorités policières.
Et lors de la dernière campagne électorale, le Parti libéral et le NPD ont aussi défendu cette approche.
Et j’espère qu’ils vont continuer dans cette voie, car le crime armé est une menace pour la sécurité publique, et la protection des Canadiens doit être la priorité première de notre système de libération sous caution.
Merci beaucoup.