Le 15 janvier 2007
Nº 7
Le ministre du Commerce international, l'honorable David Emerson, et le ministre
chinois de la Science et de la Technologie, M. Xu Guanhua, ont signé aujourd'hui un
accord de coopération en science et technologie qui favorisera et renforcera la
collaboration entre les deux pays en matière de recherche et développement.
« Aujourd'hui, plus que jamais auparavant, l'innovation est le moteur de l'économie
internationale, a déclaré le ministre Emerson. Cet accord vient confirmer la position du
Canada et de la Chine en tant que chefs de file internationaux en matière de science et
de technologie. Il encouragera les chercheurs et les entreprises de nos deux pays à
travailler ensemble, à partager leur expertise et à établir de nouveaux partenariats. »
Cet accord va promouvoir une plus grande collaboration bilatérale dans le secteur de
la recherche et du développement, notamment entre les universitaires de haut niveau,
les chercheurs des secteurs privé et public ainsi que les innovateurs. Cela se fera par
l'instauration de diverses mesures, notamment un mécanisme visant à faciliter les
investissements des secteurs public et privé dans des programmes conjoints de
science et de technologie. Les travaux entrepris dans le cadre de cet accord
concerneront, dans un premier temps, quatre domaines prioritaires : l'énergie,
l'environnement, la santé et les sciences de la vie, ainsi que les produits agricoles et
les bioproduits.
L'un des principaux objectifs de l'accord consiste à aider les innovateurs et les
entrepreneurs canadiens à trouver plus rapidement des marchés pour leurs travaux.
L'accord prévoit par ailleurs une mesure rigoureuse de protection de la propriété
intellectuelle et encourage un dialogue renforcé entre les deux gouvernements dans ce
domaine.
Le ministre Emerson, accompagné du secrétaire parlementaire pour la porte d'entrée
du Pacifique et les Olympiques de Vancouver-Whistler, M. James Moore, et assisté
d'une délégation de chercheurs et de personnalités du monde des affaires dans le
secteur des technologies vertes, dirige une mission commerciale en Chine du 14 au
19 janvier 2007. Cette visite comporte des étapes à Hong Kong, à Beijing et à
Shanghai. L'objet de cette visite est de renforcer l'ensemble des relations
commerciales du Canada avec la Chine par l'établissement de contacts de haut niveau
avec les principaux décideurs du gouvernement et du secteur privé, ainsi que de faire
valoir l'expertise canadienne dans les secteurs clés.
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chaofeng.zhang@international.gc.ca
Document d'information
ACCORD DE COOPÉRATION EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE ENTRE
LE CANADA ET LA CHINE
La nouvelle technologie de pointe appelle de plus en plus au travail d'équipe; des
scientifiques, des chercheurs et des entreprises de différents pays unissent leurs
forces dans le but de créer, de façonner et de commercialiser des applications et des
produits novateurs.
Au Canada, nos chercheurs et nos entreprises de haute technologie ont beaucoup à
gagner en consultant les travaux effectués dans le monde en vue d'orienter la
technologie vers l'avenir. Dans l'intervalle, en tant qu'économie enregistrant l'une des
croissances les plus rapides à l'échelle mondiale, la Chine devient un joueur clé en
matière de haute technologie. Voici quelques facteurs clés à considérer :
Depuis 2004, la Chine constitue le premier exportateur mondial de produits de
technologie de l'information et des communications.
La Chine compte maintenant deux fois plus de jeunes ingénieurs que les États-Unis.
La Chine s'est engagée récemment à dépenser l'équivalent de 111 milliards de
dollars américains en recherche et développement d'ici 2020.
Dans le cadre de cette ascension vers le sommet, la Chine, au même titre que le
Canada, établit des partenariats avec une série de pays afin d'avoir accès aux
passionnantes recherches et technologies de pointe de partout dans le monde.
L'Accord de coopération en science et technologie (S et T) entre le Canada et la Chine
est le résultat des efforts communs déployés à cet égard.
La première coopération pratiquée dans le cadre de l'Accord, qui vise à stimuler la
recherche entre les universités, l'industrie et le gouvernement, devrait cibler quatre
secteurs :
l'énergie,
l'environnement,
la biotechnologie et la santé,
les produits agroalimentaires et biologiques.
Une étude complémentaire, dont la publication est imminente, établira avec plus de
précision l'attention qui sera portée à ces quatre secteurs dans le cadre de l'Accord. En
ce qui concerne l'énergie, entre autres, de grandes villes chinoises ont témoigné un
intérêt considérable envers les technologies vertes canadiennes, telles que l'énergie
propre et renouvelable (biocombustible, charbon propre, hydrogène et piles à
combustible), ainsi que les solutions novatrices du Canada visant à diminuer la
pollution de l'eau, de l'air et des côtes.
Cet accord donnera lieu à de nouveaux partenariats dans le secteur de la haute
technologie, qui bénéficieront aux entreprises et aux chercheurs des deux pays. Il
favorisera la création de réseaux de spécialistes canadiens et chinois, et permettra
d'associer les travaux de recherche et de développement novateurs d'universités,
d'instituts de recherche et de sociétés de haute technologie avec les personnes qui
sont en mesure de les rendre commercialisables dans le monde.
L'accord revêt également de l'importance en raison des dispositions en matière de
propriété intellectuelle (PI) qu'il comporte. Au fur et à mesure que la Chine s'élève vers
le sommet de la chaîne de valeur, les entreprises du pays deviennent de plus en plus
préoccupées par la protection de la PI, tout comme les entreprises canadiennes.
L'accord prévoira une mesure de protection rigoureuse de la PI et encouragera le
dialogue entre gouvernements relativement à cette importante question.
Les activités menées dans le cadre de l'Accord de coopération en S et T entre le
Canada et la Chine seront surveillées par un comité mixte de coopération en science et
technologie composé de représentants des milieux d'affaires, universitaires et publics
des deux pays.
Une partie du financement disponible pour cet accord proviendra du Programme de
partenariats internationaux en science et technologie, administré par Affaires
étrangères et Commerce international Canada. Exécuté par l'entremise d'un organisme
indépendant, le programme finance des projets de recherche et de développement à
frais partagés proposés par l'industrie et des instituts de recherche universitaires.