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Opérations des Forces canadiennes en AfghanistanBG–07.009 - le 5 janvier 2007
Pourquoi sommes-nous en Afghanistan?
Le Canada se trouve en Afghanistan avec 36 autres pays, dans le cadre d’une mission autorisée par les Nations Unies, en vue d’aider à rétablir la stabilité, la démocratie et l’autonomie dans ce pays, à la demande du gouvernement démocratiquement élu.
Environ 2 500 membres des Forces canadiennes (FC) sont actuellement affectés à la Force opérationnelle interarmées Afghanistan (FOI-AFG). Ils jouent un rôle clé dans le cadre de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN (FIAS) dont l’objectif consiste à accroître la sécurité en Afghanistan et à aider à la reconstruction du pays.
Par le maintien de son engagement en Afghanistan, le Canada contribue à créer les conditions nécessaires à une reconstruction à long terme. Toutes les opérations menées par les FC en Afghanistan ont lieu avec le consentement du gouvernement afghan et à la demande de celui-ci dans le but :
de permettre au peuple afghan d’aspirer à un avenir meilleur, en établissant un climat de sécurité favorisant le développement et l’amélioration des conditions de vie en Afghanistan;
de mener des opérations à l’appui des forces de sécurité nationale afghanes;
d’aider à accroître et améliorer la capacité de gouvernance des Afghans;
d’aider à étendre l’autorité du gouvernement de l’Afghanistan dans le Sud;
de faciliter l’exécution des programmes et des projets appuyant la relance de l’économie de l’Afghanistan;
d’aider à répondre aux besoins humanitaires des Afghans en venant en aide aux organisations gouvernementales canadiennes et aux ONG dont les activités correspondent aux objectifs du Canada.
Les Afghans s’en remettent à la communauté internationale pour les aider à rebâtir leur vie et à reconstruire leur pays après avoir vécu des décennies d’instabilité, d’oppression et de rébellion.
En contribuant à la remise sur pied d’institutions telles que les tribunaux indépendants, la police et l’armée, le Canada travaille sur le terrain à jeter les bases qui permettront aux Afghans de mieux se gouverner et à se préparer un meilleur avenir.
Le Canada a fait preuve de leadership en engageant des troupes et des ressources et en déployant des efforts sur les plans du développement et de la politique en vue d’aider le gouvernement afghan à offrir à son peuple un meilleur avenir. Nous avons pris un engagement à l’égard du peuple afghan et nous allons respecter cet engagement.
En venant en aide à l’Afghanistan, le Canada perpétue une noble tradition, c’est-à-dire contribuer activement à rétablir la stabilité et une paix durable dans une partie du monde en proie à l’agitation et au bouleversement.
Les efforts déployés par le Canada en Afghanistan s’inspirent du Pacte pour l’Afghanistan. Ce pacte constitue un cadre assurant la coordination du travail du gouvernement afghan et de ses partenaires internationaux, pendant les cinq années à venir. Il énonce les résultats attendus dans trois domaines, soit la sécurité, la gouvernance et le développement, de même que les repères et les délais d’exécution.
La reconstruction d’un pays anéanti comme l’Afghanistan est un processus lent et difficile. En effet, pendant deux décennies, les droits de l’homme y ont été bafoués. La terreur, les conflits, la sécheresse et la pauvreté y ont également sévi.
Nous réalisons des progrès – chose impensable il y a seulement quelques années – ce qui témoigne de la volonté et du courage du peuple afghan, ainsi que de l’engagement de la communauté internationale.
Par exemple, une nouvelle constitution afghane a rétabli la primauté du droit et le respect des droits de chaque citoyen afghan, y compris ceux des femmes et des enfants. Grâce aux efforts que nous avons déployés, les Afghans peuvent maintenant voter, les femmes et les jeunes filles ont des droits et les enfants vont à l’école.
Cependant, le Canada se trouve dans la région la plus troublée du pays, où les difficultés d’instaurer la sécurité et la stabilité sont plus pointues que dans les autres parties de l'Afghanistan. Nous y sommes parce qu'il y a une tâche à accomplir, pour que la reconstruction et la venue d'une vie meilleure soient possibles pour les gens de la région du sud.
La violence et les menaces incessantes des talibans et du réseau al-Qaida constituent le principal obstacle à la reconstruction. En effet, ceux-ci se sont donnés pour principale mission de causer des perturbations et d’empêcher les hommes, les femmes et les enfants d’Afghanistan de vaquer à leurs occupations de façon normale.
Le terrorisme demeure une menace pour la paix et la sécurité mondiales. L’Afghanistan a déjà servi de base aux terroristes. Dans le but d’assurer notre sécurité collective, le Canada et ses partenaires internationaux veillent ensemble à faire en sorte que les terroristes ne reviennent pas s’installer en Afghanistan.
La mission en Afghanistan n’est pas une mission de paix traditionnelle. D’ailleurs, elle ne l’a jamais été. Il n’y a aucun cessez-le-feu à mettre en application et aucun accord de paix à faire respecter. On ne peut pas envisager de négocier avec des groupes comme les talibans ou al-Qaida, car ceux-ci ne sont nullement intéressés à voir s’établir le climat de paix auquel aspirent les Afghans. Leur méthode, c’est le terrorisme, et non les pourparlers menant à l’établissement d’une trêve.
Notre mission consiste à bâtir un pays. Nos forces exécutent exactement le genre de travail qui doit être accompli en Afghanistan. Nos soldats sont les meilleurs au monde pour s’acquitter de ce genre de mission. Ils sont bien entraînés, bien dirigés et disposent du meilleur équipement sur le terrain.
Nous savons que nous ne pourrons réussir notre mission uniquement avec des moyens militaires. C’est pourquoi au moins 19 agences de l’ONU en Afghanistan travaillent sans relâche en vue d’aider le peuple afghan et son gouvernement national à créer une société démocratique et sûre.
Le Canada a également envoyé sur place des diplomates, des spécialistes du développement, des policiers civils, ainsi que des experts en droits de la personne, en gouvernance, en primauté du droit et en instauration de la démocratie — qui collaborent tous ensemble à la reconstruction de l’Afghanistan.
L’engagement des FC constitue un aspect important de l’approche pangouvernementale adoptée par le gouvernement du Canada en vue de venir en aide au peuple de l’Afghanistan. Pour en savoir davantage sur l’engagement du Canada à l’égard de l’Afghanistan, rendez-vous sur le site Web Canada-Afghanistan.
La situation actuelle
La contribution des FC en Afghanistan consiste à environ 2 500 militaires appartenant à des unités de diverses régions du Canada pour constituer la Force opérationnelle interarmées Afghanistan (FOI AFG). Les efforts des FC sont répartis en trois missions distinctes collaborant ensemble à la réalisation d’un but ultime, c’est-à-dire accroître la sécurité en Afghanistan et participer à la reconstruction du pays. Les trois missions en cours sont :
Opération ATHENA - Dans le cadre de la contribution du Canada à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’OTAN, 2 500 membres des FC sont affectés à l’Op Athena.
Opération ARCHER – Il s’agit d’un groupe d’officiers d’état-major des FC affectés au Combined Security Transition Command – Afghanistan (CSTC-A) à Kaboul, de quelques officiers de liaison à la base aérienne de Bagram en soutien à l’Opération ENDURING FREEDOM (OEF) et d’un petit groupe d’instructeurs des FC chargés de former les membres de l’Armée nationale afghane (ANA) au détachement canadien du Centre d’entraînement national afghan (Dét CENA), à Kaboul. À l’heure actuelle, environ 30 membres des FC prennent part à l’Op Archer.
Opération ARGUS - Actuellement, 15 Canadiens font partie de l’Équipe consultative stratégique auprès du gouvernement de la République islamique d’Afghanistan, à Kaboul, à l’appui de l’Op Argus.
Opération Athena : La contribution des Forces canadiennes à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS): environ 2 500 membres des FC
Le 31 juillet 2006, les membres des FC affectés en Afghanistan ont été de nouveau assignés à la mission de la FIAS autorisée par l’ONU et dirigée par l’OTAN en Afghanistan quand la FIAS a assumé le commandement de la région couvrant le sud de l’Afghanistan, qui relevait jusque-là de l’opération ENDURING FREEDOM (OEF) menée par les États-Unis. Cette transition a fait suite à l’expansion prévue de la mission de la FIAS en Afghanistan.
Du mois de février jusqu’au 31 juillet 2006, les membres des FC ont travaillé en Afghanistan en soutien à l’OEF après avoir transféré la majorité de leurs ressources de Kaboul au terrain d’aviation de Kandahar. Les militaires canadiens avaient déjà fait partie de la FIAS d’août 2003 à novembre 2005, dans la région de Kaboul (opération Athena 2003-2005).
Contexte
Au départ, la mise sur pied de la FIAS a été autorisée par l‘adoption de la Résolution 1386 du Conseil de sécurité de l’ONU le 20 décembre 2001. Elle avait pour mandat d’aider l’Autorité intérimaire afghane. L’ONU a réaffirmé son appui à la FIAS par l’adoption d’autres résolutions du Conseil de sécurité, notamment la plus récente, la Résolution 1707, adoptée le 12 septembre 2006. La FIAS, qui avait au départ pour mission d’assurer la sécurité dans la région de Kaboul, a depuis graduellement élargi sa zone de responsabilité pour englober tout l’Afghanistan.
La responsabilité de la FIAS en Afghanistan prend forme à travers cinq commandements régionaux (CR) :
Le commandement régional de la capitale à Kaboul;
Celui du nord à Mazar-e-Sharif;
Ouest à Herat;
Sud à Kandahar; et
Est à Bagram.
Ces commandements régionaux ont en outre la responsabilité d’équipes provinciales de reconstruction (ÉPR). Cinq de ces ÉPR se trouvent au nord, quatre dans la région ouest, quatre au sud et 12 dans la région orientale de l’Afghanistan. Il n’y a pas d’ÉPR au sein du commandement régional de la capitale. Le rôle de ces ÉPR est d’aider les autorités locales à reconstruire le pays et maintenir une sécurité dans ces régions. Pour en savoir davantage sur la FIAS, rendez-vous sur le site Web de la FIAS.
Dans l’ensemble, 2 500 membres des FC servent au sein de la mission de la FIAS. Voici la répartition des membres des FC affectés à l’Op Athena (tous les chiffres sont approximatifs):
Un groupement tactique composé principalement de membres du 1er Bataillon, The Royal Canadian Regiment (1RCR), est basé à Kandahar. Il comprend également :
Des soldats du 1 RCR et du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, basés respectivement à la BFC Petawawa et à la BFC Shilo (Manitoba);
un escadron du génie du 2e Régiment du génie (2 RG) de Petawawa;
une batterie d’artillerie du 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery (2 RCHA) de Petawawa;
une troupe blindée de reconnaissance, du Royal Canadian Dragoons (RCD) de Petawawa;
un escadron de chars Leopard du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians) d’Edmonton (Alberta);
une unité tactique de véhicules aériens sans pilote, constituée essentiellement de membres du 408e Escadron tactique d’hélicoptères basé à Edmonton (Alberta) et du 5e Régiment d'artillerie légère du Canada, basé à Valcartier (Québec);
des équipes de liaison et de mentorat opérationnel (ELMO) du Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT) qui travaillent en collaboration avec le bataillon d'infanterie Kandak de l'Armée nationale afghane (ANA) et le QG de corps de l’ANA;
70 membres du personnel de soutien des services de santé (SSS) affectés à l’Unité médicale multinationale (UMM), sur le terrain d’aviation de Kandahar, venant de la 2e Ambulance de campagne et du 1er Hôpital de campagne du Canada, à Petawawa (Ontario), ainsi que d’autres unités des services de santé de diverses régions du Canada;
Environ 30 membres des FC affectés au Quartier général de la Brigade multinationale (BMN) qui contribuent à soutenir le Major-général Ton van Loon (Pays-Bas) à accomplir sa mission et exercer son commandement et contrôle dans la zone de responsabilité du commandement régional (sud) de la BMN en Afghanistan;
300 membres des FC affectés à l’Élément de commandement national (ECN) de Kandahar. Composé principalement d’éléments du 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada, basé à Petawawa (Ontario), l’ECN compte aussi des membres de diverses unités du Secteur du centre de la Force terrestre, de même que des responsables des services de santé venant de toutes les régions du Canada;
300 militaires canadiens à l’Élément de soutien national (ESN), à Kandahar, venant principalement du 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada et du 2e Bataillon des services, également de Petawawa;
À Kaboul, environ 50 membres des FC au Quartier général de la FIAS, 15 autres militaires canadiens avec un détachement réduit de l’ESN et 11 autres à l’ambassade canadienne;
250 militaires canadiens affectés à l’Élément de soutien du théâtre (EST) en Asie du Sud-Ouest.
L’équipe provinciale de reconstruction (ÉPR)
Depuis août 2005, une ÉPR canadienne est en poste à Kandahar City. Celle-ci y demeurera jusqu’en février 2009. L’ÉPR réunit des éléments des Forces canadiennes (FC), du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et de la police civile menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans l’effort pangouvernemental adopté par le gouvernement du Canada. Environ 350 personnes sont basées à l’emplacement de l’ÉPR, au Camp Nathan-Smith, à Kandahar City.
L'ÉPR a pour mission d’aider à renforcer l'autorité du gouvernement afghan dans la province de Kandahar et de participer à la stabilisation et au développement de la région. L'équipe assure la sécurité, fait la promotion des politiques et des priorités du gouvernement afghan auprès des autorités locales et facilite les réformes des secteurs de sécurité.
La composante militaire de l'ÉPR comprend du personnel provenant pour la majeure partie du Secteur du Centre de la Force terrestre (SCFT) et du 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada (2 GBMC) basé à Petawawa (Ontario) ainsi que du Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT). De façon plus précise, l'ÉPR est constituée des ressources suivantes :
le Groupe du Quartier général tactique du commandant de l’ÉPR, qui assure la protection et la mobilité du commandant de l’ÉPR et de son personnel;
une compagnie d'infanterie du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment pour protéger et escorter l'ÉPR, fournir une force de réaction rapide à Kandahar City et entreprendre des tâches de défense et de sécurité;
des chefs de projets militaires (ingénieurs militaires) qui augmentent les capacités de l’ÉPR à gérer des projets de reconstruction et de développement à court terme;
un peloton de coopération civilo-militaire du Secteur du Centre de la Force terrestre;
un peloton de la Police militaire du 2 GBMC de Petawawa;
le soutien des services de santé de la 1re Ambulance de campagne (1 Amb C);
des éléments de service et de soutien venant de toutes les régions du Canada;
d’autres éléments spécialisés venant de diverses unités des FC au Canada.
Opération Archer (environ 30 personnes)
La contribution du Canada à l’opération ENDURING FREEDOM dirigée par les États-Unis en Afghanistan est désignée sous le nom d’opération Archer.
Depuis la chute du régime taliban, en décembre 2001, la communauté internationale s’affaire à reconstruire l’insfrastructure, les institutions, le gouvernement et l’armée de l’Afghanistan. Cette entreprise ne se limite pas à fournir des armes et de l’équipement. En effet, le Canada a contribué à l’effort dirigé par les É.-U. en vue d’établir une infrastructure de sécurité constituée de forces opérationnelles, d’institutions de soutien et des effectifs généraux et des ministères nécessaires pour diriger ces organisations. Le Combined Security Transition Command – Afghanistan (CSTC-A) (appelé antérieurement Office of Security Cooperation - Afghanistan) s’occupe actuellement de reformer et de mettre sur pied l’Armée nationale afghane (ANA) et la Police nationale afghane (PNA). Les Forces canadiennes ont présentement le Brigadier-général Greg Young et 12 autres officiers canadiens au CSTC-A à Kaboul.
Les FC ont également 15 militaires qui agissent à titre d’instructeurs auprès des membres de l’Armée nationale afghane, au détachement canadien du Centre d’entraînement national afghan (Dét CA CENA), à Kaboul.
Opération Argus (environ 15 personnes)
Équipe consultative stratégique – Afghanistan (ECS – A)
Depuis septembre 2005, les Forces canadiennes ont, dans le cadre d’une entente bilatérale, fourni une équipe de planificateurs militaires stratégiques chargée d’aider le gouvernement de la République islamique d’Afghanistan à élaborer des stratégies clés ainsi que les mécanismes pour les mettre en oeuvre. L’équipe s’appelle l’Équipe consultative stratégique - Afghanistan, or ECS-A.
L’Équipe consultative stratégique est constituée de 15 membres des Forces canadiennes et employés civils, ainsi que d’un représentant de l’ACDI qui prodigue des conseils en matière de développement. L’équipe comporte un petit élément de commandement et de soutien, deux équipes de planificateurs stratégiques, un analyste de défense et un conseiller en communications stratégiques. La composition, la taille et les capacités de l’équipe varient en fonction des besoins.
L’Équipe consultative stratégique, en consultation avec l’Ambassadeur du Canada, le Chef de la coopération et un représentant supérieur du gouvernement afghan, fournit un soutien de planification direct aux ministères et aux groupes de travail gouvernementaux en matière de développement et de gouvernance. Jusqu’à présent, l’équipe a complété de nombreux travaux de concert avec le Groupe de travail sur la stratégie de développement national de l’Afghanistan, les responsables de la réforme de l’administration publique, de la politique en matière d’égalité des sexes dans la fonction publique et avec le ministère du Relèvement rural et du développement de l’Afghanistan.
Les équipes sont intégrées dans les ministères et les organismes du gouvernement afghan avec lesquels ils collaborent et sont dirigées par les Afghans. En gros, les équipes fonctionnent de la manière suivante : les membres aident les fonctionnaires à intégrer les idées concrètes des dirigeants afghans et des experts internationaux à l’intérieur de cadres stratégiques cohésifs. La collaboration étroite de l’ECS-A avec l’ambassadeur, l’ACDI et le gouvernement afghan constitue un exemple d’application du concept « d’approche gouvernementale commune » qui permet au Canada de maximiser la valeur de sa contribution. Les membres de l’équipe de planification mettent à profit leur large éventail de compétences, de connaissances, d’expérience et d’aptitudes de planification stratégique militaires en vue de résoudre des problèmes civils complexes.
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