OTTAWA, Le 17 janvier 2007 -- La confiance des exportateurs canadiens reste à des niveaux modérés, la hausse marginale reposant sur l'hypothèse que la valeur du dollar canadien et des produits de base va baisser, selon le sondage semestriel sur l'indice de confiance commerciale (ICC) d'Exportation et développement Canada (EDC). Dans l'ensemble, sur un total possible de 100 points, l'indice est passé à 71,4 à l'automne 2006, contre 70,7 au printemps et près de 71,7 à l'automne 2005.
« Le sondage sur l'ICC laisse croire que, même si les exportateurs canadiens sont soumis à certaines tensions, ils envisagent de meilleures perspectives et pensent que le huard a atteint son sommet », a indiqué Peter Hall, vice-président et économiste en chef adjoint à EDC. « Étant donné l'importance qu'ils ont donnée au dollar canadien dans ce sondage, tout recul de sa valeur contribuera à alléger les craintes. »
Les résultats du sondage suggèrent que les exportateurs canadiens sont plus optimistes envers leurs propres perspectives commerciales qu'à l'égard du niveau macroéconomique de l'économie nationale ou mondiale. Les attentes quant à la croissance des ventes internationales pour leurs entreprises ont considérablement augmenté. Par contre, celles qui visent les améliorations de la conjoncture économique nationale ont fortement diminué et celles qui visent la conjoncture mondiale, qui étaient déjà assez faibles, ont encore baissé.
Le plus grand changement d'attitude des exportateurs est lié à la valeur du huard par rapport au billet vert. Moins d'un quart des répondants croient que le dollar canadien s'appréciera au cours des six prochains mois, comparativement à 63 % au printemps 2006. Selon les deux tiers d'entre eux, leur capacité à réussir sur les marchés étrangers dépend énormément de la valeur de notre dollar. Sa baisse contribuerait à améliorer les marges bénéficiaires des biens et des services canadiens exportés.
« Les exportateurs canadiens réagissent à la mauvaise conjoncture économique à laquelle ils ont été confrontés au cours des dernières années. Le sondage démontre clairement qu'ils sont beaucoup moins nombreux à tenter simplement de se prémunir contre la tempête ou de prendre des mesures temporaires », a ajouté M. Hall. « L'argument est fort lorsqu'on note que les exportateurs s'attendent à une meilleure performance individuelle au cours des six prochains mois alors que les conditions générales restent médiocres. »
Si l'on compare l'optimisme selon les secteurs, les répondants de l'industrie légère sont les plus aptes à envisager une hausse de leurs activités au cours des six prochains mois. Ceux des technologies de l'information et des communications s'attendent aussi à une expansion soutenue en raison des investissements internationaux en technologies, pour améliorer la productivité, et en infrastructure des communications, pour soutenir les services basés sur Internet. Parmi les moins optimistes quant à leurs perspectives pour le prochain semestre, on note ceux des secteurs de l'infrastructure, des transports et des ressources (y compris le pétrole et le gaz naturel), ces derniers s'attendant à un recul continu des cours.
Pour l'ensemble du pays, la confiance diffère selon les régions. Au Canada atlantique, elle a augmenté de 3 % grâce aux gains des exportations d'énergie, de minerais et de biens industriels à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick. En Ontario, elle a progressé de 1 %, tirée par le secteur de l'industrie légère et celui des technologies de l'information et des communications. Au Québec, elle est restée au même niveau, ce qui correspond au ralentissement prévu dans des secteurs comme les biens industriels et les biens de consommation, l'agroalimentaire, les avions à réaction régionaux et la foresterie. Dans l'Ouest canadien, la confiance s'est aussi maintenue, le sondage indiquant des gains à cet égard dans les secteurs des biens industriels et de l'agroalimentaire, et des baisses dans celui de l'énergie.
L'ICC est un indice composé reposant sur les réponses d'exportateurs canadiens à cinq questions qui donnent une idée des hausses et des baisses de confiance en ce qui concerne les ventes mondiales et nationales, la conjoncture économique et les débouchés à l'étranger pour les six mois suivants.
Opinion Search Inc. a mené le sondage à la fin de novembre 2006. Au total, 1 000 entreprises canadiennes y ont participé, et l'ICC a été calculé à partir des réponses de 841 répondants. Les résultats sont considérés exacts à +/- 3,4 %, 19 fois sur 20.
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