Longueuil (Québec) le 29 décembre 2006 – Le Canada et trois pays partenaires, c'est-à-dire les États Unis, le Royaume-Uni et le Mexique, mènent une expérience fascinante cette semaine dans le ciel de l'Antarctique. Suspendu à un énorme ballon d'hélium, un télescope de 2 000 kg appelé BLAST (pour Balloon-borne Large Aperture Sub-millimetre Telescope) scrute l'espace dans le but d'étudier les étoiles et les galaxies lointaines. Lancé de la station de recherche McMurdo en Antarctique, le 21 décembre, BLAST devrait voler pendant un maximum de 10 jours, décrivant des cercles à une altitude de 38 000 mètres dans la stratosphère autour du continent de glace. Le télescope de 2 m offre un niveau de précision et une résolution d'images encore inégalés par les observatoires terrestres.
Cette mission permettra de trouver réponse à certaines questions fondamentales sur la formation et l'évolution des étoiles et des galaxies. BLAST observera de nombreuses galaxies éloignées qui abritent des pépinières d'étoiles, étudiera les premières étapes de la formation des étoiles et des planètes et fera des cartes à haute résolution du rayonnement galactique diffus.
Le Canada a fourni la nacelle, le système de contrôle de guidage, le système de collecte des données, les logiciels de bord et des stations terrestres, le système d'alimentation et l'intégration globale des systèmes. Les partenaires canadiens sont l'Université de Toronto, l'Université de la Colombie-Britannique et AMEC Dynamic Structures Ltd. de Port Coquitlam, en C.-B. La part canadienne du montage financier provient de l'Agence spatiale canadienne, qui a attribué pour 2 millions $ en contrats pour les équipements et les missions, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), de la Fondation canadienne pour l'innovation, du Fonds ontarien pour l'innovation et de l'Université de Toronto.
On compte parmi les partenaires internationaux du projet l'Université de la Pennsylvanie, l'Université Brown, l'Université de Miami, le Laboratoire de recherche sur la propulsion (JPL), l'Université Cardiff et l'Institut national d'astrophysique du Mexique. La NASA et le Conseil britannique de recherche en physique des particules et en astronomie (PPARC) ont aussi financé la mission.
- 30 -
Pour de plus amples renseignements, communiquer avec :
Julie Simard
Relations avec les médias, Agence spatiale canadienne
Agence spatiale canadienne
Téléphone : 450-926-4370
Courriel : julie.simard@espace.gc.ca