13 mars 2007
Bonjour Mesdames et Messieurs.
Merci, John, pour ces paroles aimables, et je remercie également le premier ministre Campbell et les ministres fédéraux et provinciaux de s'être joints à nous à l'occasion de cette importante annonce.
Je suis ravi de revenir en Colombie-Britannique, entre autres parce que cela me donne un avant-goût du printemps à Ottawa
dans un mois ou deux encore.
C'est le plus récent arrêt de la tournée nationale que les ministres Baird, Lunn et moi même avons entrepris dans le cadre de l'initiative d'ÉcoFiducie du nouveau gouvernement du Canada sur la qualité de l'air et les changements climatiques.
Ces fiducies visent à aider les provinces et les territoires à financer des projets qui favoriseront le développement d'énergies propres et permettront de diminuer véritablement la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre.
Chaque escale a été l'occasion d'une merveilleuse collaboration avec nos partenaires provinciaux.
La relation d'ouverture entre Ottawa et les provinces que nous avions promise lors de la dernière élection est une fois de plus illustrée par cette excellente collaboration sur les changements climatiques et la qualité de l'air.
Nous convenons tous que le défi fondamental qui se pose actuellement à nous est de trouver un équilibre entre la protection de l'environnement et une saine économie.
La question de l'environnement préoccupe tous les Canadiens.
L'inaction dure depuis maintenant trop longtemps.
Il a y eu trop de fanfaronnades et de discours vides de sens.
Nous, nous posons des gestes concrets.
Au Québec, ÉcoFiducie Canada permettra de soutenir diverses initiatives du gouvernement qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 14 millions de tonnes d'ici 2012.
En Ontario, l'initiative permettra à la province de fermer progressivement ses centrales électriques polluantes alimentées au charbon et d'importer de l'hydroélectricité propre du Manitoba.
La semaine dernière, en Alberta, nous avons annoncé que cette initiative aidera à financer le développement d'une technologie de capture et de stockage du carbone, une nouvelle technologie novatrice qui retirera le CO2 de l'atmosphère pour l'enfouir en profondeur.
Aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer que le gouvernement de la Colombie-Britannique consacrera sa part des fonds d'ÉcoFiducie à des initiatives environnementales qui contribueront de manière concrète et mesurable à la diminution des gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique, notamment :
amener de l'électricité propre dans les régions rurales où on utilise encore du diesel polluant, dont l'autoroute 37;
appuyer de nouveaux projets géothermiques et bioénergétiques, notamment la capture de biogaz dans les sites d'enfouissement;
tirer de l'énergie des rebus des scieries et du bois infesté au dendroctone des pins.
À cela s'ajoute une quatrième initiative, celle qui nous réunit ici aujourd'hui dans cet impressionnant centre de recherches, l'Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC.
Ici, des scientifiques du gouvernement fédéral travaillent en étroite collaboration avec la province et des partenaires de l'industrie pour développer une source d'énergie qui pourrait jouer un rôle dominant dans le futur.
Les piles à hydrogène peuvent produire de l'énergie beaucoup plus efficacement qu'un moteur à combustion interne traditionnel.
Elles sont quasi-silencieuses.
Et par dessus tout, la seule émission qu'elles produisent est de la vapeur d'eau.
La technologie a déjà dépassé l'étape du prototype.
De grosses piles à combustibles alimentent déjà des bâtiments entiers en électricité.
D'autres, de plus petite taille, font fonctionner de petits appareils électroniques.
Pendant la dernière décennie, les ingénieurs de Vancouver ont contribué de façon déterminante à la conception de piles à hydrogène de plus en plus efficaces et viables sur le plan financier.
Ils nourrissent le rêve qu'un jour nous puissions sevrer nos voitures de carburant.
Malheureusement, c'est l'éternel problème de « l'uf ou la poule » :
Aucun fabricant automobile ne veut construire de voitures à l'hydrogène s'il n'y a pas de réseau de postes d'approvisionnement, et aucun producteur de carburant ne veut construire de postes d'approvisionnement s'il n'y a pas de véhicules pour les utiliser.
C'est pour cette raison qu'il nous faut intervenir.
L'annonce de financement d'ÉcoFiducie faite aujourd'hui vient seconder notre engagement d'appuyer la Colombie-Britannique dans ses efforts visant à bâtir une « autoroute de l'hydrogène » entre Vancouver et Whistler à temps pour les Jeux d'hiver de 2010.
L'initiative révélera au monde cette technologie.
Pour les visionnaires de l'Institut, ce n'est que la première borne d'une première autoroute internationale de l'hydrogène qui reliera la Colombie-Britannique et la Californie.
Évidemment, il s'agit d'un projet à long terme, car l'économie attachée aux hydrocarbures ne peut pas se transformer du jour au lendemain.
Tout comme la fin de l'Âge de pierre n'est pas le résultat d'une pénurie de roche, l'ère pétrolière prendra fin bien avant que les réserves mondiales soient à sec.
Un jour, les historiens se rendront peut-être compte que tout a commencé ici, en Colombie-Britannique.
Monsieur le Premier ministre, c'est un honneur pour le nouveau gouvernement du Canada de participer à ce nouveau départ.
Merci beaucoup!