NR -07.014 - Le 30 mars 2007
CORNWALL, ON Le 29 mars dernier, le ministère de la Défense nationale (MDN) a tenu une séance d'information publique sur l'évaluation environnementale à laquelle elle va soumettre, au début du printemps, le site de l'ancienne usine de produits chimiques Stormont Chemicals.
L'évaluation environnementale de ce site fait partie du Projet d'élimination des agents de guerre, mesure proactive qu'a adoptée le MDN en 2002 pour mieux comprendre les problèmes environnementaux découlant de ses activités passées en matière de guerre chimique et biologique de même que leurs éventuelles répercussions sur la santé humaine et l'environnement aujourd'hui. Dans le cadre de ce projet, on vise à identifier et à évaluer des sites terrestres et maritimes susceptibles de renfermer des agents de guerre chimique et biologique résultant d'activités d'élimination passées entreprises par la Défense.
À la suite d'une première évaluation rétrospective du site de Cornwall, le MDN a identifié sur la propriété concernée quatre zones où une enquête plus poussée doit être effectuée pour déterminer s'il s'y trouve de l'agent moutarde ou de ses sous-produits. Même si le MDN ne possède aucune preuve tangible de la présence d'agent moutarde à Cornwall, il inscrit ses programmes environnementaux parmi ses principales priorités. Conscient de ses responsabilités sociales, le Ministère estime que l'ancienne usine de production est un site devant faire l'objet d'une enquête plus poussée. On estime actuellement comme étant faible le risque encouru par le public en raison de la présence potentielle d'agent moutarde ou des travaux d'enquête. Rien n'indique qu'il existe un danger en ce moment.
Le propriétaire du terrain privé et la municipalité sont parfaitement au courant de la situation, et ils sont totalement en faveur des précautions prises par le MDN pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs et des habitants de l'endroit et du voisinage.
On s'attend à ce que les travaux d'évaluation environnementale sur le site durent environ trois semaines. Le rapport final sur la question devrait être remis à l'automne 2007, et ses conclusions seront rendues publiques. S'il existe un danger, le public en sera informé sur-le-champ.
Par précaution, les personnes autorisées à effectuer les travaux sur le terrain porteront un équipement de protection, notamment des gants de caoutchouc, une combinaison protectrice contre les agents chimiques ainsi que des bottes à embout et à semelle d'acier. Une zone de sécurité entourera chaque trou d'essai.
Étant donné que l'agent moutarde gèle par temps froid, les travaux seront effectués au début du printemps. Dans le cas, improbable, où on détectait cette substance, une telle précaution empêcherait vraisemblablement qu'elle ne soit relâchée dans l'atmosphère.
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