Un test de fractures rapides produit aussi des structures fracturées d'aéronef post-explosion uniques
Le 18 juin 2007, Paris (France) — L'Institut de recherche aérospatiale du Conseil national de recherches du Canada (CNRC Aérospatiale) a effectué, avec succès, un exercice contrôlé de trois jours – une première cana-dienne – qui a comporté la démolition « délibérée » d'un vieux Boeing 737 pressurisé au complexe d'Uplands du CNRC à Ottawa. Parmi ceux qui ont participé à l'exercice, on comptait des concepteurs de technologies et du personnel d'intervention d'urgence. L'explosion a été produite par le déclenchement d'une bombe dissimulée dans un ordinateur portable qui avait été placé dans la soute remplie de bagages de l'aéronef.
L'exercice a permis à plusieurs compagnies d'illustrer leurs dernières technologies de la sécurité en plus de fournir à CNRC Aérospatiale des structures fracturées post-explosion d'un aéronef qui serviront à la recherche et comme références futures. Il a aussi simulé un environnement dangereux pour la mise à l'épreuve des compétences et des capacités des groupes de premiers intervenants qui y ont participé. Deux laboratoires, un laboratoire judiciaire et un laboratoire chargé de manipuler les débris, étaient installés à proximité du lieu de l'explosion. Après l'explosion, trente enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), du ministère de la Défense nationale du Canada (MDN) et du Service de police d'Ottawa ont été déployés sur les lieux pour trouver les pièces de la bombe dans les décombres. Les services d'incendie de l'aéroport d'Ottawa et de la ville d'Ottawa sont intervenus pour éteindre le feu qui a suivi l'explosion.
« L'exercice s'est avéré être une formation extraordinaire pour tous », a déclaré Ron Gould, coordonnateur de l'exercice à CNRC Aérospatiale. « Par exemple, les stagiaires de l'équipe des pompiers possèdent maintenant l'expérience réelle d'un incendie réel dans un avion réel. »
Pour accéder au foyer de l'incendie, les pompiers de l'aéroport ont utilisé une lance perforatrice, éteignant complètement l'incendie qui s'est déclaré après l'explosion en 30 minutes seulement. « Cette occasion de formation unique a permis à notre Service d'incendie d'acquérir une expérience des plus précieuses. Elle nous a aussi permis de constater la rapidité à laquelle le feu se propage de la soute à la cabine principale », a affirmé François Jacquet, chef du Service d'incendie de l'aéroport d'Ottawa.
L'essai terminé, le groupe CNRC Aérospatiale étudiera l'appareil endommagé pour mieux distinguer les fractures résultant d'une explosion de celles attribuables à l'usure naturelle. Ces connaissances auront leur utilité dans les enquêtes sur d'autres accidents. « Nous aurons un point de référence advenant le cas où on nous demande d'établir si la perte d'un appareil résulte d'une explosion », a déclaré Nick Bellinger, chef du groupe des structures à CNRC Aérospatiale.
CNRC Aérospatiale a invité huit entreprises canadiennes spécialisées dans les technologies de la sécurité à participer à l'exercice : Frontline Robotics et sa filiale White Box Robotics (Ottawa), Information Engineering Group (Montréal), Anvil Technologies (North York, Ontario), Terrapoint Canada Inc. (Ottawa), Smart Camera (Calgary), Nuctech (Ottawa), et LochIsle Inc. (Ottawa). La société Tidex Systems, d'Israël, y a aussi participé.
Frontline Robotics, spécialiste dans les applications de sécurité périmétrique automatique, a présenté un petit robot semblable au « R2D2 » de la Guerre des étoiles muni de capteurs qui détectent les bombes dans la soute ou les cabines passagers d'un avion. Information Engineering Group, qui se spécialise dans les solutions logicielles pour la surveillance automatisée, avec Smart Camera et d'autres partenaires, a fait la démonstration de leur système de caméras dos d'âne, un système à piles, sans fil et unique en son genre, qui filme les plaques d'immatriculation des véhicules pénétrant dans le périmètre sécurisé pour en comparer le numéro avec ceux des véhicules autorisés. Dans l'espace de quelques minutes après l'explosion, Anvil Technologies a fourni aux premiers intervenants l'accès en temps réel à de l'information sur place à l'aide de RECoN™, un réseau de communications d'urgence léger et portable qui assure rapidement une communication phonique, vidéo et numérique par satellite. Terrapoint Canada Inc. a rapidement créé un modèle 3D grandeur nature du champ de décombres avec sa technologie de cartographie laser TITAN™montée sur véhicule.
Smart Camera, qui se spécialise en analyse vidéo, a assuré la surveillance du site et le contrôle du périmètre desécurité, en plus de fournir des alertes, à l'aide de caméras mobiles qui diffusent les images saisies sur place en direct à un poste de surveillance, où elles peuvent être aussitôt retransmises à des spécialistes partout dans le monde. « C'était très intéressant », confirme Jean Vermette, gendarme spécial à la GRC. « Supposons qu'on découvre un engin inconnu sur la scène d'un drame. Nous pourrions immédiatement consulter un artificier du FBI ou du centre d'information sur les bombes du R.-U. pour lui demander s'il le reconnaît. »
La société Nuctech y aussi fait la démonstration de son système d'inspection des liquides par rayons X et de son système d'inspection stéréoscopique binoculaire des véhicules et du fret, tandis que la société Nuctech y a illustré ses serrures de porte branchées à Internet iLochTM qui permettent d'associer les « clés » à des personnes et non pas à des portes. La société Tidex Systems y a également démontré sa technologie iPlus, qui transforme une séquence vidéo 2D régulière en un modèle 3D réel.
Les technologies pour combattre le crime et le terrorisme ne manquent pas au Canada, mais elles sont souvent méconnues. « Cet exercice nous a permis de regrouper les meilleures solutions canadiennes dans le domaine des urgences et de nous faire connaître auprès du bon auditoire », a ajouté Ron Gould. « En testant leurs technologies ensemble, ces entreprises ont appris comment les intégrer pour atténuer encore davantage les risques et procurer des outils adéquats aux équipes d'intervention. »
Reconnu mondialement pour ses travaux de recherche et son innovation, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) est un chef de file du développement d'une économie novatrice axée sur le savoir au Canada grâce à la science et à la technologie. À titre de laboratoire national d'aérospatiale du Canada, CNRC Aérospatiale entreprend et promeut des activités de recherche et de développement pour appuyer le milieu de l'aérospatiale du Canada dans les domaines touchant à la conception, à la fabrication, au rendement, à l'utilisation et à la sécurité des véhicules aérospatiaux.
Pour de plus amples renseignements, prière de visiter le site Web du CNRC http://www.nrc-cnrc.gc.ca ou de communiquer avec :
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