(OTTAWA) Le 13 novembre 2007 D'après les perspectives à l'exportation provinciales d'Exportation et développement Canada (EDC), la croissance des exportations du Manitoba, qui s'établit à 15,1 % pour 2007, est une des meilleures du pays. Le total des exportations manitobaines devrait augmenter plus modérément en 2008, soit de 7 %, ce qui placera la province au deuxième rang, derrière la Saskatchewan.
« Le bon classement du Manitoba en 2007 tient notamment aux gains dans les industries primaires », a déclaré Stephen Poloz, premier vice-président, Affaires générales, et économiste en chef. « Les perspectives restent positives en 2008 pour la province, mais la baisse de la consommation aux É.-U. et l'appréciation du dollar canadien se feront sentir. »
Les exportations vers les destinations autres que les É.-U. sont toujours vigoureuses en 2007, métaux en tête, avec une forte augmentation des ventes au Japon, à Taïwan et à Hong Kong.
La demande de biocarburants a fait nettement augmenté le prix des principales cultures manitobaines. En 2007, les recettes à l'exportation de céréales secondaires, de blé et d'oléagineux ont enregistré des gains annuels très impressionnants, soit de 41 %, 45 % et 59 %, respectivement. L'augmentation continue de la capacité américaine d'éthanol exercera des pressions à la hausse sur les prix et les volumes de céréales secondaires jusqu'à la fin de l'année. Dans l'ensemble, le prix des principales céréales devrait rester élevé, et les exportateurs manitobains bénéficieront d'une offre serrée et d'une forte demande mondiales. Les exportations agroalimentaires devraient globalement augmenter de 20 %, puis de 13 % en 2008.
La levée des restrictions frontalières américaines devrait être une aubaine pour les éleveurs de bétail manitobains, mais l'inquiétude persiste quant à la vigueur de l'industrie porcine. Les cours relativement faibles du porc et des produits porcins au début de 2007 se sont traduits par une croissance fragile dans l'industrie, tandis que les coûts plus élevés de l'alimentation ont été lourds de conséquences pour les producteurs. L'offre de porc est apparemment excédentaire sur le marché nord-américain. Le rejet récent d'expéditions de porc canadien et américain par la Chine a anéanti les espoirs de relance du marché par les volumes et les producteurs se retrouvent avec un tonnage de porc supérieur à la demande, ce qui fait baisser les prix.
À l'échelle nationale, la croissance économique canadienne devrait rester stable, c'est-à-dire s'établir à 2,3 % en 2007, puis à 2,6 % en 2008. Grâce à des hausses clés de cours de produits de base, les exportations canadiennes devraient augmenter de 3,7 % en 2007, mais le fléchissement de la demande américaine et mondiale fera baisser le taux de croissance des exportations de plus de moitié pour le ramener à 1,5 % en 2008. À l'échelle internationale, EDC prévoit un taux de croissance de 4,9 % en 2007, puis de 4,5 % en 2008. Les Prévisions à l'exportation d'EDC sont diffusées à l'adresse suivante : http://www.edc.ca/gef_f
EDC, organisme de crédit à l'exportation du Canada, offre des solutions commerciales novatrices pour aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés mondiaux. Chaque année, quelque 7 000 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers tirent profit de ses connaissances et de ses partenariats pour faire des affaires sur environ 200 marchés. Société financièrement autonome, EDC est un chef de file reconnu dans l'établissement de rapports financiers, l'analyse économique et la gestion des ressources humaines, et elle figure depuis sept ans parmi les 100 premiers employeurs canadiens.
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