Longueuil (Québec), le 7 février 2008 – Une technologie de pointe, élaborée par l'Agence spatiale canadienne, créera un véritable milieu de microgravité et facilitera la réalisation d'expériences scientifiques une fois que Columbus, le laboratoire scientifique de l'Agence spatiale européenne, aura été mis en place à la Station spatiale internationale (ISS).
Mais avant même l'arrivée de Columbus à la station, l'astronaute Dan Tani, de l'Expédition 16, participe à une expérience canadienne en sciences spatiales. Cette expérience permettra aux scientifiques d'en apprendre plus sur les effets à long terme des conditions hostiles de l'espace sur la vie et le travail des astronautes.
Le MVIS : éliminer les vibrations néfastes aux expériences dans l'espace
Bien caché au cœur du module Columbus se trouve un contenant fabriqué au Canada et ayant la taille d'une boîte à pain. Cette technologie d'avant-garde, appelée MVIS (le sous-système d'isolation contre les vibrations en microgravité), protège les expériences délicates du bruit et des secousses qui règnent dans la station. Faisant appel à un champ magnétique pour corriger les effets des vibrations, le MVIS maintient les expériences en suspension, à la manière des jets d'air qui font glisser la rondelle au-dessus de la surface d'un jeu de hockey sur coussin d'air. La technologie avancée exploitée dans le MVIS a été développée en collaboration étroite avec plusieurs partenaires, en Amérique du nord comme en Europe.
CCISS : Étudier les systèmes cardiovasculaire et cérébrovasculaire des astronautes
Le 4 février, l'astronaute Dan Tani a complété la deuxième phase en orbite de l'expérience CCISS portant sur le contrôle cardiovasculaire et cérébrovasculaire au retour de la Station spatiale internationale. Dirigée par le chercheur Richard Hughson de l'Université de Waterloo et parrainée par l'Agence spatiale canadienne, l'expérience CCISS porte sur les effets de longs séjours dans l'espace sur les fonctions cardiaques et les vaisseaux sanguins du cerveau des astronautes. À son retour sur Terre, Dan Tani sera accueilli par l'équipe du Dr Hughson pour la phase après-vol de l'expérience CCISS.
Une meilleure connaissance des systèmes cardiovasculaire et cérébrovasculaire pourrait mener à l'élaboration de mesures de prévention permettant de mieux protéger les astronautes lors de futurs vols spatiaux. Il est aussi possible que ces mesures trouvent des applications médicales sur Terre, dont pourraient profiter, par exemple, les personnes âgées qui subissent des pertes de conscience ou qui font des chutes, et les gens qui souffrent de maladies cardiaques en raison d'un style de vie sédentaire.
L'ASC soutient la mission STS-122
C'est depuis le Johnson Space Center de la NASA à Houston (Texas), et le Centre de contrôle de mission situé au siège social de l'Agence spatiale canadienne à Longueuil (Québec), que les contrôleurs robotiques canadiens vont actionner et contrôler le Système d'entretien mobile, la contribution de pointe en robotique spatiale du Canada à l'ISS. L'équipe de l'ASC prendra part à la mission en activant les systèmes robotiques spatiaux et en supervisant les opérations robotiques menées dans l'espace, afin de s'assurer que les opérations complexes réalisées à l'aide du Canadarm2 se déroulent exactement comme prévu pendant les étapes cruciales de la mission.
La sécurité de l'équipage et de la navette assurée par la technologie canadienne
Des éléments robotiques canadiens et des capteurs laser 3D de pointe contribueront également à assurer la sécurité de la navette et de son équipage. La perche OBSS (pour Orbiter Boom Sensor System) – une rallonge de 15 mètres conçue au Canada et installée à l'extrémité du Canadarm de la navette – fonctionnera avec un système de caméra laser 3D canadien mis au point par Neptec. Grâce à cette perche, l'équipage pourra inspecter la navette afin de détecter le moindre signe de dommage qui pourrait représenter un danger lors de la rentrée.
À propos de l'Agence spatiale canadienne
Depuis sa création en 1989, l'ASC est responsable de la coordination, au nom du gouvernement du Canada, de toutes les politiques et de tous les programmes civils liés à l'espace. L'Agence spatiale canadienne dispense ses services dans les quatre principaux secteurs suivants : Observation de la Terre depuis l'espace, Sciences et exploration spatiales, Télécommunications par satellites, et Sensibilisation à l'espace et éducation. L'ASC mise sur la collaboration internationale pour mettre son développement industriel et sa recherche scientifique, de calibre mondial, au profit de l'humanité.
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