Chef et membres du conseil,
J'étais au Nouveau-Brunswick cette semaine pour célébrer le règlement de deux revendications et la conclusion d'un protocole d'entente prometteur sur l'éducation avec le gouvernement de la province et 15 Premières nations. Je vous écrirai bientôt pour vous exposer tous les détails à ce sujet, mais aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'un événement important qui s'est tenu à Kuujjuaq (Québec), le vendredi 28 mars.
J'ai eu l'honneur d'accompagner le premier ministre Stephen Harper et le ministre des Transports, Lawrence Cannon, à la cérémonie organisée pour célébrer la sanction royale de l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik.
Il s'agissait manifestement d'un événement très heureux pour les gens du Nunavik, qui s'employaient depuis plus de 30 ans à faire avancer le règlement de cette revendication territoriale. Le transfert du titre foncier lié à un territoire de 5 100 kilomètres carrés, qui sera détenu en fief simple, constitue en lui-même une réalisation exceptionnelle, mais le fait qu'il s'agissait des dernières revendications territoriales des Inuits a également conféré à ce moment une grande importance sur le plan symbolique.
Après la cérémonie, nous nous sommes entretenus avec Joé Juneau, un ancien joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH). Depuis qu'il a pris sa retraite du hockey professionnel, en 2004, M. Juneau travaille avec les jeunes. Il les pousse à rester à l'école et à exceller au hockey. En fait, il est un modèle à suivre pour les jeunes de Kuujjuaq. Il me rappelle un autre ancien joueur de la LNH, Reggie Leach, qui a gagné un Prix d'excellence décerné aux Autochtones le mois dernier pour son travail avec les jeunes.
L'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik, auquel il faut ajouter l'accord de principe sur l'autonomie gouvernementale que nous avons signé avec le Québec et le Nunavik, en décembre, annonce de grandes possibilités pour les Nunavummiut.
La cérémonie s'est conclue par la présentation de cadeaux très spéciaux. Le premier ministre Harper a alors remis à Pita Aatami (président de la Société Makivik) le drapeau canadien qui flottait sur la Tour de la Paix le jour où l'Accord a reçu la sanction royale, le 14 février 2008. Ce fût un grand jour pour le Nunavik, et un grand jour pour le Canada.
Chuck Strahl,
Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et
interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits