(OTTAWA) – Le 17 juillet 2008 – Les inquiétudes au sujet de l'essoufflement des économies intérieure et mondiale ont fait descendre la confiance des exportateurs canadiens à un creux sans précédent, d'après l'enquête semestrielle d'Exportation et développement Canada (EDC) qui mesure l'indice de confiance commerciale (ICC).
« Les exportateurs canadiens sont clairement frappés de plein fouet par le grand ralentissement aux États-Unis, la modération de l'économie mondiale et le dollar canadien qui reste élevé », a déclaré Peter Hall, vice-président et économiste en chef d'EDC. « Tous ces facteurs se sont conjugués pour faire descendre la confiance des consommateurs à un creux sans précédent. »
L'indice global est descendu à 66,1, comparativement à 67,4 en janvier 2008, ce qui constitue le deuxième creux consécutif depuis qu'EDC a commencé à évaluer sur une base semestrielle la confiance commerciale en 2000. L'ICC examine les attitudes des exportateurs canadiens au moyen de cinq indicateurs fondamentaux de l'ICC : les débouchés internationaux, les ventes à l'exportation, les ventes nationales, la conjoncture économique mondiale et la conjoncture économique nationale.
Le pourcentage des répondants ayant indiqué que l'économie mondiale se dégradera a continué de grimper de façon soutenue et a atteint 51 %, comparativement à 30 % à l'automne 2007. En même temps, les exportateurs sont moins nombreux à espérer qu'une forte économie nationale les aidera. Le pourcentage de répondants qui s'attendent à ce que la conjoncture nationale se détériore a bondi à 42 %, comparativement à seulement 32 % il y a six mois.
Les répondants croient généralement que les ventes internationales ont atteint le creux de la vague. D'après l'enquête du printemps, seulement 15 % des exportateurs estiment que les ventes internationales vont diminuer, comparativement à 25 % l'automne dernier. Près de la moitié pensent que les ventes internationales s'amélioreront à court terme. Les répondants sont donc étonnamment optimistes au sujet des débouchés internationaux. La forte hausse du pessimisme dans l'enquête de l'automne 2007 a été renversée ce printemps, puisque 77 % des exportateurs s'attendent à ce que les débouchés à l'étranger augmentent ou restent stables. Ce regain d'optimisme laisse penser que les exportateurs canadiens diversifient leurs marchés. Le pourcentage des exportateurs pour qui les États-Unis constituent le marché le plus risqué a augmenté de manière spectaculaire au cours des deux dernières enquêtes. Il atteint maintenant 25 %, et seule l'Asie est perçue comme un marché plus risqué.
Parmi les cinq indicateurs de l'ICC, les ventes à l'exportation sont celui qui varie le plus selon la taille des entreprises. Depuis le début de 2007, l'ICC des entreprises de toutes tailles est sur une pente descendante, mais les entreprises de taille moyenne sont les plus pessimistes.
Les industries extractives et les transports sont les seuls groupes de répondants pour qui l'indice global a augmenté. Le secteur des technologies de l'information et des communications (ICT) est de loin le plus optimiste au sujet des ventes futures, car 62 % des répondants pensent que leurs ventes internationales augmenteront.
La plupart des exportateurs croient que le dollar canadien cessera de monter. Ils ne sont plus que 24 % à s'attendre à une nouvelle appréciation, comparativement à 50 % il y a un an. D'après 62 % d'entre eux, le dollar canadien restera à son niveau actuel. Les principales stratégies employées par les exportateurs consistent simplement à attendre la fin de la tempête et à absorber les pertes. La réduction des coûts est une autre stratégie populaire, mais les exportateurs sont moins nombreux que lors d'enquêtes précédentes à utiliser cette tactique. Ceux qui ont l'intention de répercuter les coûts plus élevés sont moins nombreux, puisqu'ils sont passés de 27 % à seulement 18 % des répondants. Le ralentissement de la demande mondiale accentue probablement les pressions concurrentielles.
« L'incidence du dollar continue de nuire aux exportations canadiennes, mais nous voyons un plus grand nombre de répondants reconnaître simplement qu'un dollar élevé fait désormais partie de l'équation. En même temps, les exportateurs prennent leurs distances par rapport aux stratégies de réduction des marges bénéficiaires », a poursuivi M. Hall.
À l'échelle régionale, l'Ouest canadien est la région la plus optimiste, avec un indice de 68, bien qu'en recul par rapport à 74 en juin 2007, suivie du Québec, à 67, de l'Ontario à 65 et du Canada atlantique à 63.
Opinion Search Inc. a réalisé l'enquête en avril et en mai 2008. Au total, 1 014 entreprises canadiennes ont participé et l'ICC a été calculé à partir de 850 répondants. La marge d'erreur est de +/- 3,1 %, 19 fois sur 20.
Pour plus de précisions sur EDC et sur l'indice de confiance commerciale, visitez http://www.edc.ca/french/docs/ereports/tradeconfidence/country_information_index_f.htm.
Organisme de crédit à l'exportation du Canada, EDC offre des solutions commerciales novatrices pour aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés mondiaux. Chaque année, quelque 7 000 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers tirent profit de ses connaissances et de ses partenariats pour faire des affaires sur environ 200 marchés. Société financièrement autonome, EDC est un chef de file reconnu dans l'établissement de rapports financiers et l'analyse économique. Elle figure parmi les 100 meilleurs employeurs du Canada depuis les sept dernières années.
- 30 -
Personne-ressource pour les médias :
Philippe Taylor
Exportation et développement Canada
Tél. : 613-598-2904