No H 221/08
À publier - le 22 octobre 2008
OTTAWA - Le Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada, en partenariat avec le Camp de survie en eau froide, une campagne de sensibilisation, informe les plaisanciers canadiens des effets mortels qu'entraîne l'immersion en eau froide à l'automne. De plus, il rappelle aux plaisanciers les règles de sécurité importantes à suivre lorsqu'ils naviguent en eau froide.
Le Bureau de la sécurité nautique travaille de concert avec le Conseil canadien de la sécurité nautique, un des principaux partenaires appuyant cette nouvelle initiative, et avec d'autres organisations, afin de mettre sur pied le Camp de survie en eau froide, qui a été approuvé en 2007 pour une période de trois ans. Le gouvernement du Canada verse à ce programme un montant total de 424 700 $ dans le cadre du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage géré par le Secrétariat national de recherche et de sauvetage.
« Le gouvernement du Canada est préoccupé par les statistiques révélant que 149 décès en moyenne surviennent chaque année à la suite d'immersion en eau froide », a déclaré l'honorable Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités. « Cette nouvelle initiative offre aux Canadiens un programme de sensibilisation visant à les informer, à les motiver et à les inciter à changer leurs comportements, ainsi qu'à accroître les chances de survie des plaisanciers lorsqu'ils naviguent en eau froide. »
Le meilleur conseil à suivre en ce qui concerne l'immersion en eau froide est de réduire ou de prévenir le risque de tomber à l'eau ou de voir l'embarcation chavirer. Cela pourrait être aussi simple que de ne pas surcharger son embarcation ou de ne pas naviguer sur de l'eau très agitée. Assurez-vous que tous à bord portent un gilet de sauvetage homologué au Canada, car un accident est vite arrivé, et une fois à l'eau, il est difficile d'enfiler un gilet de sauvetage.
« Plusieurs pensent à tort qu'il n'est pas nécessaire de porter un gilet de sauvetage parce qu'ils savent nager. L'immersion soudaine d'une personne en eau froide peut la mettre en état de choc dû au froid, l'amener à avoir le souffle coupé et provoquer chez elle une grave hyperventilation. S'ensuit une perte de motricité provoquée par le froid, et peu de temps après, le refroidissement des muscles et des nerfs des membres qui empêchent la personne de se sauver elle-même ou de nager », a dit M. Ted Rankine, directeur du Conseil canadien de la sécurité nautique. « Il y a encore trop de gens qui meurent à une courte distance de nage d'un bateau, d'un quai ou du rivage après avoir subi les effets initiaux de l'immersion en eau froide. »
Il est important de savoir que la perte de chaleur corporelle se produit 25 fois plus rapidement dans l'eau qu'à l'air libre à la même température, et que ce facteur peut être augmenté de façon considérable en effectuant des mouvements comme pour nager si l'on ne porte pas de vêtements qui procurent une protection thermique. Le meilleur choix de dispositifs de flottaison pour combattre les effets de l'immersion en eau froide est celui qui offre le maximum de protection thermique, telles une veste ou des salopettes flottantes ou une combinaison de survie. Si vous tombez en eau froide et que vous portez un vêtement de flottaison approprié, vous pouvez prendre certaines mesures pour retarder l'hypothermie. La technique de la position fœtale vous aidera à conserver votre chaleur corporelle. Si vous êtes seul dans l'eau, ramenez vos jambes contre votre poitrine et tenez-les avec vos bras, ce qui aura pour effet de ralentir la perte de chaleur corporelle. Si plusieurs personnes sont à l'eau, le fait de se serrer les unes contre les autres aidera à conserver le maximum de chaleur corporelle.
Dans le cadre de la campagne de sensibilisation, neuf volontaires ont offert de démontrer les effets dangereux que comporte l'immersion en eau froide en sautant dans de l'eau à 6 °C et en subissant les effets que provoque l'exposition à l'eau froide. Pour plus de renseignements ou pour savoir quels sont les effets de l'immersion en eau froide, visitez le Coldwater bootcamp.
Vous trouverez ci-joint un document d'information comprenant plus de renseignements sur les effets de l'immersion en eau froide et de l'hypothermie.
Pour en connaître davantage sur la technique de la position fœtale, veuillez consulter le site Securite maritime.
Pour des conseils en matière de sécurité maritime ou pour obtenir gratuitement un exemplaire du Guide de la sécurité nautique, consultez le Securite maritime.
- 30 -
Personne-ressource :
Catherine Loubier
Directrice des communications
Cabinet du ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, Ottawa
613-991-0700
Relations avec les médias
Transports Canada, Ottawa
613-993-0055
Communications
Transports Canada, Région des Prairies et du Nord
204-983-6315
Jillian Glover
Communications
Transports Canada, Vancouver
604-666-1675
Marie-Anyk Côté
Communications
Transports Canada, Québec
514-633-2742
Andrea Spitzer
Directrice des communications
Transports Canada, Ontario
416-952-0156
Ted Rankine
Directeur
Conseil canadien de la sécurité nautique
905-989-0664
Steve Bone
Communications
Transports Canada, Nouvelle-Écosse
902-426-7795
Transports Canada est en ligne à Transports Canada. Abonnez-vous aux communiqués de presse et aux discours à Transports Canada nouvelles endirect et restez au fait des dernières nouvelles de Transports Canada.
Ce communiqué est disponible en formats substituts pour les personnes ayant une déficience visuelle.
1- Garder les voies respiratoires dégagées pour éviter la noyade. Le choc dû au froid, qui coupe le souffle, s'estompe en une seule minute environ. Pendant ce temps, il faut tout faire pour éviter de paniquer et pour reprendre le contrôle de sa respiration. Durant cette phase, le port du gilet de sauvetage est un atout essentiel pour rester à la surface de l'eau et pour reprendre le contrôle de sa respiration.
2- Essayer de se sauver soi-même. Vous devez savoir que vous perdrez votre motricité et serez incapable de nager. Le port du gilet de sauvetage vous aidera à garder votre tête hors de l'eau et les voies respiratoires dégagées en attendant les secours.
3- Retarder l'hypothermie. Même dans de l'eau glacée, sans protection thermique adéquate, il est fort possible que cela prenne environ une heure avant que vous ne perdiez connaissance à cause de l'hypothermie. Si vous connaissez les signes associés à l'hypothermie et les techniques permettant de la ralentir, de se sauver soi-même et comment appeler à l'aide, les chances de survie et de sauvetage seront nettement plus grandes.
L'hypothermie comprend trois phases : légère, modérée et sévère.1 Le tableau ci dessous décrit les signes et les symptômes utilisés pour classifier chacune de ces trois phases.
1Hypothermia, Frostbite and other Cold Injuries. G Giesbrecht et J.Wilkerson, deuxième édition, 2006, The Mountaineers
S'il n'est pas possible d'atteindre un centre médical dans les 30 minutes, il faut réchauffer une personne atteinte d'hypothermie légère de la façon suivante :
- Les frissons sont un processus de réchauffement très efficace, surtout si la victime est bien isolée. Il faut remplacer les calories brûlées lors du frissonnement en donnant à la victime des liquides contenant du sucre. La teneur en sucre est d'ailleurs plus importante que la température même d'une boisson chaude. Assurez-vous que la personne est en mesure d'avaler du liquide sans risquer de s'étouffer. L'alcool et le tabac sont à proscrire, car ils restreignent la circulation sanguine.
- On peut appliquer de la chaleur externe aux parties du corps qui favorisent son transfert, comme la poitrine et les aisselles. Le réchauffement de la peau est également avantageux, car il accroît la sensation de confort, préserve les réserves d'énergies et réduit le stress cardiovasculaire.
- De l'exercice léger comme la marche aide à produire de la chaleur, mais il est recommandé de le faire seulement après que la personne souffrant d'hypothermie légère soit au sec et qu'elle ait pu remplacer les calories perdues. Il faut que son état ait été stabilisé pendant au moins 30 minutes. Il ne faut jamais tenter de réchauffer la victime en lui faisant prendre une douche ou un bain.
Il s'agit ici d'une urgence médicale à prendre au sérieux et elle requiert une intervention et des soins appropriés et, dans les cas graves, le transport immédiat de la victime vers un centre hospitalier. On peut prendre certaines mesures spécifiques pour aider à stabiliser l'état de la victime en attendant les secours ambulanciers.
- Il faut faire preuve de beaucoup de soin en manipulant une personne atteinte d'hypothermie modérée ou sévère. Il faut la retirer de l'eau avec le plus de délicatesse possible pour éviter de provoquer la fibrillation ventriculaire. Ne frictionner aucune partie du corps. étendre la personne en position horizontale et lui retirer ses vêtements mouillés avec grand soin. Ensuite, la protéger et l'isoler du froid le mieux possible à l'aide de couvertures ou de vêtements secs ou autres matériaux pouvant la protéger. Si l'on dispose d'un abri, y mettre la victime afin de la protéger des intempéries et de l'isoler du sol froid ou de la neige. On pourra couvrir le sol de sacs de couchage, de vêtements, de sacs à dos ou même de branches de conifères.
- Si les signes vitaux sont présents chez la victime, la réchauffer de la manière décrite plus haut, mais ne pas lui permettre de s'asseoir ou de se tenir debout avant qu'elle soit réchauffée. Il ne faut pas tenter de la réchauffer en lui faisant prendre une douche ou un bain chaud, ni lui administrer des liquides ou de la nourriture. Enfin, il ne faut pas tenter de la réchauffer en lui faisant faire de l'exercice, comme la marche.
Chez toute personne en état d'hypothermie, la température corporelle centrale continue de baisser après qu'elle a été secourue. Ce phénomène, qu'on appelle le collapsus de réchauffement, peut durer plusieurs heures chez une personne qui souffre d'hypothermie modérée ou sévère, alors qu'il n'y a pas de frissons et que la production métabolique de chaleur peut être moins de 50 p. 100 de la normale. Un réchauffement graduel du cœur contribue alors à éviter un arrêt cardiaque et la fibrillation ventriculaire.
Octobre 2008