Nous, les dirigeants des économies participant au forum de la Coopération économique de la région Asie-Pacifique (APEC), nous sommes réunis à Lima, au Pérou, sous le thème : « Un nouvel engagement au développement de l'Asie-Pacifique ». Le thème choisi pour la réunion de 2008 souligne l'importance de réduire l'écart entre les pays membres développés et en développement. Nous nous sommes engagés à renforcer la dimension sociale de la mondialisation et à nous assurer que tous les membres et tous les secteurs de nos économies ont accès aux compétences et aux débouchés pour participer au commerce et aux investissements régionaux et mondiaux et en bénéficier.
La crise financière mondiale actuelle représente l'un des plus grands défis économiques auquel nous avons été confrontés. Nous agirons rapidement et de manière résolue pour gérer le ralentissement économique mondial imminent. Nous avons apprécié les mesures de relance budgétaire mises en place par les pays membres de l'APEC et nous prendrons toutes les mesures économiques et financières nécessaires pour résoudre cette crise, notamment en offrant de l'espoir à ceux qui se trouvent le plus dans le besoin. Notre résolution pour gérer la situation économique mondiale en détérioration et favoriser une conclusion rapide, ambitieuse et équilibrée du cycle de négociations du Programme de Doha pour le développement menées dans le cadre de l'OMC est décrite dans un énoncé distinct émis à la réunion.
DÉFIS ÉCONOMIQUES RÉGIONAUX Promouvoir l'intégration économique régionale L'an dernier, nous avons accepté un programme ambitieux et à long terme pour renforcer l'intégration économique régionale. Nous avons accueilli favorablement le rapport d'état de 2008 des ministres et des représentants officiels sur les efforts déployés afin d'atteindre cet objectif. Nous avons appuyé le plan de travail de 2009 pour le programme d'intégration économique régionale (IER) de l'APEC afin de faire fond sur les réalisations de cette année à l'égard de l'IER et d'accélérer les efforts dans tous les aspects de ce programme.
Nous atteindrons notre objectif de libéralisation et d'ouverture du commerce et de l'investissement dans la région de l'Asie-Pacifique par une série de mesures de réforme unilatérales combinée à la libéralisation bilatérale, régionale et multilatérale. Nous nous sommes engagés à poursuivre la mise en œuvre du programme d'intégration économique régionale de l'APEC. À cet effet :
- Nous avons apprécié les progrès réalisés par les pays membres à l'égard des objectifs de Bogor concernant la libéralisation et l'ouverture du commerce et de l'investissement dans la région. Nous avons confirmé notre attachement aux objectifs de Bogor visant à promouvoir la croissance, le développement et une reprise rapide après le ralentissement mondial actuel.
- Nous nous sommes réjouis des progrès réalisés dans l'examen d'une éventuelle zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (ZLEAP) à titre de perspective à long terme. Nous avons pris note de l'avis des ministres indiquant que la ZLEAP pourrait être avantageuse au point de vue économique pour l'ensemble de la région, mais que sa création pourrait également poser des difficultés. Nous avons demandé aux ministres et aux représentants officiels d'examiner plus en détail les perspectives et les options d'une éventuelle ZLEAP, d'entreprendre également des travaux analytiques sur les répercussions économiques possibles d'une ZLEAP et de discuter des exigences liées à un renforcement possible des capacités pour d'éventuelles négociations futures. En outre, nous avons invité les représentants officiels à entreprendre des initiatives visant à favoriser une plus grande convergence des pays membres dans des domaines clés du programme d'action de l'APEC pour le commerce et l'investissement, tels que l'administration des douanes, la facilitation des échanges et les services transfrontaliers.
- Nous avons accueilli avec satisfaction cinq nouveaux modèles de mesures, qui se sont traduits par un ensemble complet de 15 chapitres pour les accords commerciaux régionaux (ACR) et les accords de libre-échange (ALE) afin de promouvoir des ACR/ALE de grande qualité et davantage d'uniformité et de cohérence parmi ces accords dans la région.
- Nous avons appuyé le processus permanent de mise en œuvre du deuxième Plan d'action pour la libéralisation du commerce (PAFC II) afin d'atteindre les objectifs de réduction des coûts de transaction commerciale de cinq pour cent de plus entre 2007 et 2010.
- Nous avons accueilli favorablement le Plan d'action pour la facilitation de l'investissement de l'APEC afin d'améliorer le contexte d'investissement dans la région et nous avons recommandé l'amorce de l'étude des accords d'investissement bilatéraux et des principales activités liées à l'investissement des accords de libre-échange existants.
- Nous avons insisté sur l'importance de renforcer les marchés financiers dans la région et accueilli favorablement les activités de renforcement des capacités mises en œuvre par les ministres des Finances de l'APEC pour réformer les marchés des capitaux. Nous avons reconnu le besoin pressant d'aménager l'infrastructure dans les pays membres de l'APEC et approuvé les travaux entrepris par les ministres des Finances sur les liens entre les partenariats publics-privés et le développement du marché des capitaux. À cet effet, nous avons demandé aux ministres d'examiner de façon plus approfondie les moyens d'optimiser les liens entre les finances, la croissance et l'aménagement de l'infrastructure privée.
- Nous avons réaffirmé notre engagement à renforcer la protection et le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI) dans la région, et réitéré l'importance de la doter de systèmes de DPI exhaustifs et équilibrés, prévoyant et préservant les mesures d'incitation destinées à encourager la création et l'innovation. Nous continuerons à encourager une plus grande collaboration entre nos spécialistes en droits de propriété intellectuelle et les autorités d'exécution de la loi.
- Nous nous sommes félicités des progrès accomplis par les pays membres pour mettre en œuvre l'Initiative de l'APEC visant à réduire la contrefaçon et le piratage ainsi que les efforts déployés pour améliorer les systèmes de brevets dans la région et nous espérons que de nouveaux progrès seront réalisés en ce sens l'an prochain.
- Nous avons bien accueilli la liste de vérification de la propriété numérique à titre d'outil important pour les efforts de l'APEC visant à promouvoir la croissance économique durable par l'utilisation et le développement des technologies de l'information et des communications.
Nous nous sommes réjouis des points de vue et des travaux fournis par le Conseil consultatif des gens d'affaires (ABAC) de l'APEC sur l'amélioration du contexte commercial, et avons encouragé les petites et moyennes entreprises à participer activement au programme d'intégration économique régional.
Nous avons demandé aux ministres et aux représentants officiels de poursuivre la mise en œuvre de leur programme d'IER tel qu'il est décrit dans le rapport d'étape et de nous présenter leur rapport en 2009 avec un résumé des mesures prises pour promouvoir ce programme.
Notant l'intensification de l'intégration économique de la région, nous avons également discuté des suggestions formulées par l'Australie sur la façon dont l'architecture régionale peut suivre le rythme des circonstances changeantes.
Mise en œuvre de la réforme structurelle Nous sommes tous convenus que notre Programme des dirigeants pour la mise en œuvre de la réforme structurelle (LAISR) est un élément central du programme de l'APEC, intégrant les trois piliers de la libéralisation du commerce et de l'investissement, la facilitation des affaires et l'assistance et la coopération économiques et techniques. Nous avons réitéré l'importance fondamentale d'examiner les obstacles « au-delà des frontières » qui nuisent au commerce et à l'investissement afin de créer des économies performantes, résistantes et robustes.
Nous avons bien accueilli les résultats de la réunion ministérielle sur la réforme, tenue à Melbourne en août 2008, et nous avons pris note de l'appui des ministres à l'égard du guide sur les règles de l'art de la réforme réglementaire de l'APEC. Nous avons reconnu l'importance d'élaborer un programme de soutien concret pour les pays membres afin qu'ils puissent entreprendre avec succès la réforme structurelle. Le programme comprend des initiatives de renforcement des capacités dans les secteurs de la réforme réglementaire, de la gouvernance d'entreprise et d'autres secteurs du Programme des dirigeants pour la mise en œuvre de la réforme structurelle. Nous avons encouragé une participation active au système volontaire d'évaluation par les pairs ou d'autoexamen des efforts de nos pays membres pour mettre en œuvre la réforme économique structurelle.
Nous avons accepté la publication du Rapport de 2007 sur la politique économique de l'APEC et le plan de travail accéléré pour le développement du secteur privé entériné par les ministres du Commerce, en juin 2008.
Améliorer la sécurité alimentaire dans la région de l'Asie-Pacifique Nous sommes profondément préoccupés par les répercussions que la volatilité des prix des aliments à l'échelle mondiale, combinée à la pénurie alimentaire dans certains pays membres en développement, a sur les réalisations des dix dernières années en matière de réduction de la pauvreté et d'augmentation du revenu réel. Les pauvres sont particulièrement vulnérables aux augmentations des prix des aliments. Nous soutenons une intervention pleinement coordonnée et une stratégie exhaustive pour neutraliser ce problème, notamment au moyen du Cadre d'action global élaboré par l'équipe spéciale des Nations Unies (ONU) sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire. Au besoin, nous soutiendrons l'application et la mise en œuvre de ce cadre dans la région.
Des interventions stratégiques individuelles et collectives visant à augmenter l'approvisionnement alimentaire et agricole de la région doivent appuyer les forces du marché afin d'encourager les nouveaux investissements dans les systèmes de technologie et de production agricoles. Une conclusion rapide, ambitieuse et équilibrée du cycle des négociations du Programme de Doha pour le développement permettrait d'augmenter considérablement l'accès aux marchés et de réduire les mesures de distorsion des échanges sur le marché mondial des produits agricoles.
Nous nous sommes réjouis des travaux que l'APEC a entrepris dans les domaines de l'agriculture et de l'alimentation, et avons accueilli favorablement le plan de travail entériné par les ministres de l'APEC destiné à perfectionner et à renforcer le programme d'action de l'APEC visant à relever les défis actuels et à venir en matière de sécurité alimentaire. Nous avons également reconnu le rôle joué par l'ABAC pour souligner l'importance des questions agricoles et alimentaires dans le programme de l'APEC.
Nous avons demandé à l'APEC d'intensifier la coopération technique et le renforcement des capacités, afin de stimuler la croissance du secteur agricole, et notamment de multiplier les efforts destinés à augmenter la production alimentaire; d'améliorer la formation agricole offerte; de perfectionner la gestion des ressources naturelles; de favoriser le développement des biocarburants de la prochaine génération fabriqués à partir de matériaux non alimentaires; d'instaurer des marchés et des institutions de réglementation fonctionnant bien; de créer des systèmes de stockage, de transport et de distribution des aliments plus efficaces. Nous nous sommes engagés à coopérer afin de soutenir les conditions propices à la recherche développement agricole. Nous avons demandé à l'APEC d'aider les pays membres à élaborer des cadres réglementaires dans le domaine des sciences, en vue de tirer parti du potentiel de la biotechnologie agricole.
GÉRER LA DIMENSION SOCIALE DE LA MONDIALISATION Promouvoir la responsabilité sociale d'entreprise (RSE) dans la région de l'Asie-Pacifique Nous avons insisté sur le fait que la mondialisation basée sur les progrès économiques, sociaux et environnementaux peut apporter des avantages importants à tous les pays membres de l'APEC, leurs secteurs d'activité et leurs populations. La responsabilité sociale d'entreprise (RSE) peut renforcer les effets positifs que le commerce et l'investissement ont sur la croissance, la compétitivité et le développement durable. Nous encourageons une conduite responsable et transparente des affaires, qui soit conforme aux lois et règlements locaux et aux pratiques locales et tienne compte, au besoin, des lignes directrices en matière de RSE établies par les organes multilatéraux.
Nous nous sommes entendus sur le fait que, compte tenu des attentes à la hausse parmi les consommateurs mondiaux, les investisseurs et les partenaires commerciaux concernant les pratiques commerciales responsables et durables, les activités volontaires prévues dans la responsabilité sociale d'entreprise demeureront un aspect important du commerce au XXIe siècle. Nous avons reconnu que toutes les parties intéressées de nos collectivités profitent d'un contexte commercial encourageant des pratiques de RSE volontaires, stimulé par les autorités gouvernementales. Cela créera une plus grande valeur pour les entreprises et pour les sociétés dans lesquelles elles évoluent.
Nous avons accueilli favorablement le travail qui a été entrepris au sein de l'APEC pour promouvoir la reconnaissance et les capacités de la RSE dans la région, et les travaux futurs qui encourageront un dialogue sur la RSE entre les parties intéressées, telles que les entreprises, les gouvernements, les employés, les collectivités, les consommateurs, les investisseurs et les organismes non gouvernementaux. Nous avons reconnu les efforts du Conseil consultatif des gens d'affaires (ABAC) de l'APEC dans le cadre de la promotion de la reconnaissance et de l'implantation de la RSE dans la région par le biais de la diffusion des renseignements concernant les principes, les pratiques et les avantages de la RSE.
Nous avons encouragé les entreprises à incorporer la RSE dans leur stratégie d'affaire et à tenir compte des préoccupations sociales, professionnelles et environnementales. Le développement de la RSE dans la région dépendra des différents contextes économiques, sociaux et culturels des membres de l'APEC. Nous avons accepté de promouvoir les pratiques de RSE au sein des pays de l'APEC sur une base volontaire dans les opérations commerciales de toutes les tailles pour compléter les politiques qui encouragent un développement durable.
Combattre la corruption dans la région La corruption dans les secteurs public et privé menace sérieusement le développement économique et social dans la région. Nous avons reconnu qu'en agissant de connivence avec des représentants corrompus des secteurs public et privé, les entités criminelles créent une culture de l'impunité et de l'exploitation financière de l'économie légitime. Nous avons convenu d'amplifier notre volonté collective de faire échec à la corruption et aux réseaux illicites transnationaux connexes en faisant la promotion d'un gouvernement propre, en appuyant des partenariats publics-privés et en favorisant l'intégrité du marché ainsi que des systèmes financiers transparents. Nous sommes conscients que la criminalisation de la corruption peut encourager une plus grande coopération régionale.
Compte tenu des engagements pris antérieurement par l'APEC afin de lutter contre la corruption, nous avons salué les efforts déployés par les pays membres pour élaborer des stratégies intégrées en ce sens. Citons, entre autres, des mesures visant à restaurer la confiance de la population et à protéger notre système financier contre les abus grâce à une coopération des forces de l'ordre et au partage de renseignements financiers ayant trait à des paiements frauduleux et à des flux financiers illicites. Ces activités anticorruption de l'APEC s'inscrivent dans la ligne de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC); nous avons d'ailleurs encouragé les pays membres à la ratifier et, le cas échéant, à la mettre en œuvre. Nous avons également appuyé la nouvelle mouture des recommandations du Groupe d'action financière (GAFI).
Nous avons salué la Déclaration de Lima contre la corruption et pour le respect de l'intégrité des marchés financiers par le biais de partenariats publics-privés efficaces, ainsi que les lignes directrices de l'APEC concernant la mise en œuvre de mesures publiques et privées de lutte contre la corruption.
Renforcer la coopération et les capacités au sein de l'APEC Le Programme de coopération économique et technique (ECOTECH) de l'APEC est essentiel à la réalisation de notre objectif de renforcement des capacités dans de multiples secteurs des pays membres de l'APEC. Nous avons réaffirmé notre attachement à l'égard du cadre de Manille, qui sert de fondement à la mise en œuvre des activités d'ECOTECH énoncées dans le Programme d'action d'Osaka. Nous avons relevé avec satisfaction les contributions des pays membres aux programmes de renforcement des capacités de l'APEC.
Nous nous réjouissons de l'offre de la Chine d'accueillir la 5e Réunion ministérielle sur le développement des ressources humaines de l'APEC, en 2010. Offrir à tous les citoyens de nos pays membres une éducation de qualité est garant de la réalisation du développement social, individuel, économique et durable.
L'éducation permettra à nos populations de tirer parti des possibilités engendrées par la mondialisation. Nous avons souligné les efforts des ministres de l'Éducation de l'APEC pour renforcer les systèmes d'éducation dans la région, notamment leur soutien indéfectible au Réseau d'éducation de l'APEC. Nous avons accueilli favorablement les mesures étayées par la recherche prises par l'APEC dans les domaines suivants : mathématiques et sciences; apprentissage de la langue; éducation professionnelle et technique/formation professionnelle et technique; technologie de l'information et des communications (TIC); réforme systémique. Nous avons appuyé la recommandation des ministres de l'Éducation visant à faciliter les échanges internationaux, et notamment à instituer un système d'échanges réciproques d'étudiants, de diplômés et de chercheurs talentueux.
Nous avons réaffirmé notre volonté de nous doter de capacités régionales afin de minimiser les menaces sanitaires, y compris les pandémies de grippe humaine et aviaire et les maladies infectieuses comme le VIH/sida. Nous avons salué les efforts menés sans relâche pour faire en sorte que les pays membres soient bien préparés à réagir aux menaces sanitaires et à y répondre de façon à en minimiser les effets néfastes sur le bien-être humain, le commerce et l'investissement. Nous avons réitéré notre engagement d'améliorer les normes de salubrité des aliments et des produits ainsi que les pratiques visant à faciliter le commerce et à garantir la santé et la sécurité de nos populations. Nous avons entériné les travaux du Réseau d'instituts de formation en partenariat du Forum de coopération en matière de salubrité des aliments de l'APEC et nous avons demandé aux ministres d'agir, au cours de la prochaine année, dans le but de rehausser l'innocuité des aliments et des autres produits.
Nous sommes préoccupés par les conséquences désastreuses de la discrimination de genre sur nos pays membres. Nous souhaitons vivement renforcer la capacité des membres de l'APEC de prendre en compte les considérations de genre dans l'élaboration de la politique économique et commerciale et de s'assurer que les femmes de la région sont mieux en mesure de participer aux échanges régionaux et internationaux, et d'en tirer parti.
REHAUSSER LA SÉCURITÉ HUMAINE DANS LA RÉGION Combattre le terrorisme et protéger le commerce régional Accroître la sécurité humaine et protéger le commerce et les entreprises de la région contre les perturbations naturelles, accidentelles ou délibérées demeurent une priorité indéfectible pour les pays membres. C'est aussi un élément névralgique du plan fondamental d'échanges commerciaux et d'investissements de l'APEC.
Nous avons convenu que le terrorisme international et la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs constituent une menace directe à notre vision de sociétés libres, ouvertes, pacifiques et prospères, et nous avons réaffirmé notre détermination à éliminer cette menace. Depuis 2001, nous avons collaboré ensemble, mus par la conviction partagée que tous les actes terroristes sont criminels et injustifiables et doivent être condamnés sans équivoque, particulièrement lorsqu'ils visent des populations civiles, ou recourent à des pratiques ignobles d'attentats suicides à la bombe et de prises d'otages. Le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, quels qu'en soient les auteurs, les objectifs et les cibles géographiques, est une atteinte grave à la paix et à la sécurité de tous les peuples et de toutes les croyances. Les actes terroristes ne sauraient être excusés ni justifiés par quelque motif que ce soit (défense d'une cause, conflit, oppression ou pauvreté).
Nous avons affirmé que les attentats terroristes visant à miner ou à perturber les échanges commerciaux, les finances, les transports, les déplacements, les communications et les technologies modernes ne seront pas tolérés. Nous avons exprimé notre volonté de coopérer pleinement pour assurer la circulation libre et sécuritaire des personnes, des biens et des investissements, ainsi que le bon fonctionnement des marchés et des économies, à l'abri de toute perturbation.
Nous avons accueilli favorablement l'initiative d'un groupe de pays membres présidé par Singapour visant à créer un programme pilote de reprise du commerce, en 2009. Nous avons reconnu le rôle important de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies. Nous avons souligné la nécessité de mettre en œuvre, au besoin, les mesures de lutte contre le terrorisme de l'ONU, ainsi que les recommandations spéciales sur le financement du terrorisme du Groupe d'action financière (GAFI). Nous avons invité instamment nos ministres et fonctionnaires à poursuivre leurs efforts en vue de mettre les systèmes économiques, commerciaux, financiers et d'investissement de la région à l'abri des menaces ou des attaques terroristes et des stratagèmes commerciaux de blanchiment de l'argent. Nous avons accueilli avec satisfaction les efforts constants de la communauté internationale pour combattre la piraterie et les attaques armées en mer et pour encourager la communauté internationale à intensifier ses efforts concertés pour faire échec à ce fléau.
Gestion, planification d'urgence et réduction des risques de catastrophe La fréquence et l'intensité des catastrophes naturelles attribuables à la distorsion des régimes climatiques dans la région sont en hausse; de plus, l'implantation et la croissance de villes et de mégavilles dans des régions vulnérables aggravent les répercussions d'événements catastrophiques. Il est impératif d'améliorer la réduction du risque, la planification d'urgence et la gestion des catastrophes afin d'assurer la sécurité humaine dans la région. Nous avons reconnu que les défis à cet égard sont énormes et de plus en plus complexes et qu'ils exigent une meilleure coopération internationale et une coordination accrue avec le secteur privé, les organisations internationales et non gouvernementales.
Nous savons que des défis opérationnels continuent de compliquer les réactions aux catastrophes régionales et qu'une meilleure coordination s'impose compte tenu de la multiplication du nombre des intervenants et des d'arrangements de gestion des catastrophes dans la région. Nous sommes convenus qu'il insister davantage sur la réduction du risque de catastrophe, la planification d'urgence et le renforcement des capacités nationales de gestion des événements catastrophiques. À cet égard, nous nous réjouissons de l'adoption, par les pays membres, d'une stratégie de réduction des risques de catastrophe naturelle et de planification et d'intervention d'urgence proposée par le Pérou; des principes sur la réaction aux catastrophes et la coopération proposée par la Chine; de l'évaluation des besoins en matière de renforcement des capacités de gestion des catastrophes; de la proposition de créer un centre de réduction des risques de catastrophe Australie-Indonésie en lien avec les pays membres de l'APEC et le Groupe de travail de l'APEC sur la planification d'urgence.
Nous avons entériné la priorité accordée par l'APEC à la promotion de la gestion du risque, à la résistance des entreprises et aux partenariats publics-privés et nous avons appuyé les efforts en vue de préparer les pays membres à la phase de rétablissement. Nous avons donné instruction aux fonctionnaires d'entreprendre des projets de renforcement des capacités à long terme visant à accélérer le rétablissement dans les zones touchées par une catastrophe dans les pays membres de l'APEC et nous avons appuyé l'inclusion de la sensibilisation aux catastrophes dans les programmes scolaires, au besoin.
CHANGEMENTS CLIMATIQUES, SÉCURITÉ ÉNERGÉTIQUE ET DÉVELOPPEMENT PROPRE Notre capacité à relever avec succès le défi des changements climatiques sera cruciale pour le bien-être des générations futures. En tant qu'enjeu planétaire, les changements climatiques doivent être abordés de façon intégrée, par l'entremise de la coopération internationale à l'aide de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 2009. Il s'avérera sans doute plus difficile de réduire la pauvreté dans les pays membres en développement plus vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques et des catastrophes naturelles connexes. Nous avons réaffirmé notre adhésion à la Déclaration des dirigeants de l'APEC sur les changements climatiques, la sécurité énergétique et le développement propre.
Nous appuyons une coopération internationale à long terme décisive et efficace jusqu'à 2012 et après, en vue de s'attaquer au défi du changement climatique dans le respect du principe de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), concernant nos responsabilités communes, mais différenciées, et nos capacités respectives. Nous nous réjouissons des décisions prises par la communauté internationale à l'occasion de la Conférence des parties à la CCNUCC tenue à Bali en 2007, et des efforts déployés pour parvenir à un consensus sur une action concertée à long terme, notamment sur les objectifs de réduction des émissions mondiales. Nous avons également pris note de la déclaration sur cette question par le Somme d'Hokkaido Toyako du G8, qui s'est déroulé en juillet 2008. Nous reconnaissons aussi la diversité économique et les différentes situations nationales de chaque pays membre de l'APEC dans le dossier du changement climatique.
Nous avons réaffirmé notre attachement au plan d'action annoncé en tant que partie intégrante de la Déclaration de Sydney. Nous saluons et appuyons les efforts de chaque pays membre de l'APEC en vue d'atteindre ces objectifs. En outre, nous nous réjouissons de la création du Réseau Asie-Pacifique pour la gestion durable et la régénération des forêts (APFNet) et nous sommes reconnaissants à la Chine de son engagement à augmenter son soutien financier constant qu'elle accorde à cette initiative. Nous avons exprimé notre soutien à la coopération et au renforcement des capacités visant à atténuer les changements climatiques et à s'adapter à la situation, mais aussi à encourager la mise au point et le déploiement de technologies propres, et apprécions l'appui financier que l'Australie, le Japon et les États-Unis ont accordé aux Fonds d'investissement pour le climat, en particulier au Fonds pour les technologies propres.
Nous avons reconnu la valeur de la conservation, de la gestion durable des forêts, des habitudes d'utilisation des terres, ainsi que celle de l'augmentation des réserves de carbone dans les forêts et les terres agricoles pour la séquestration du carbone dans le contexte d'une réaction mondiale au changement climatique.
Conscients que le changement climatique peut entraver la capacité des pays membres de réaliser une croissance économique durable et de réduire la pauvreté, nous appuyons fortement la coopération internationale et le renforcement des capacités dans un but d'atténuation et d'adaptation, des objectifs qui devraient être poursuivis au même rythme, y compris la promotion de mesures de développement et de transfert de technologies peu polluantes, ainsi qu'un soutien financier aux pays membres en développement. Nous demandons également que des efforts accrus et concertés soient déployés pour nous permettre de mieux comprendre les vulnérabilités imputables à l'impact des changements climatiques sur nos océans et leurs ressources, et de contribuer à l'élaboration de stratégies d'adaptation plus efficaces. Nous souscrivons à l'apport positif de la Déclaration des dirigeants des principales économies au sujet de la CCNUCC. Nous sommes résolus à participer à une action concertée sous l'égide de l'ONU et à des processus complémentaires en vue de s'entendre sur un arrangement international équitable et efficace pour la période postérieure à 2012, à l'occasion de la Conférence sur le changement climatique de l'ONU qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.
Conscients que l'accès à des ressources énergétiques suffisantes, fiables, propres et abordables est vital pour le maintien de la prospérité économique dans la région, nous avons réaffirmé notre volonté d'étayer les besoins énergétiques des économies régionales en encourageant la libéralisation et l'ouverture des marchés, des échanges et des investissements dans le secteur énergétique. De tels marchés sont essentiels au développement de sources d'énergie renouvelables et à la dissémination de technologies énergétiques à faible taux d'émission. Cela inclut des ressources et des technologies énergétiques nouvelles et de remplacement. Nous avons donné instruction à nos fonctionnaires de promouvoir de tels changements, et nous les avons exhortés à trouver des moyens d'accroître l'efficacité énergétique et de maximiser le déploiement potentiel d'une technologie énergétique propre.
Renforcer l'APEC L'APEC est une instance primordiale pour la coopération économique dans la région. Nous sommes déterminés à renforcer les processus institutionnels de l'APEC afin de s'assurer que l'organisation demeure apte à réagir à un contexte mondial évoluant à un rythme rapide. Une action reposant sur la coopération au sein de l'APEC peut contribuer à bonifier les résultats que nous obtiendrons face aux principaux défis internationaux auxquels nous sommes confrontés. Nous avons reçu avec satisfaction l'état de lieux des ministres de l'APEC concernant la mise sur pied d'une unité de soutien à l'élaboration des politiques au sein du Secrétariat de l'APEC, ainsi que les progrès concernant la nomination d'un directeur exécutif du Secrétariat de l'APEC pour un mandat d'une durée précise.
Nous souscrivons entièrement à la Déclaration conjointe des ministres émise à l'issue de la 20e Réunion ministérielle de l'APEC.
Nous avons accueilli favorablement l'offre de l'Indonésie d'accueillir le Sommet de l'APEC en 2013 ainsi que l'invitation du premier ministre de Singapour de se réunir de nouveau à Singapour en 2009.