OTTAWA - Par ses propos sur les narvals emprisonnés dans les glaces près de Pond Inlet, au Nunavut, que les Inuits ont abattus par compassion, Paul Watson, président de la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS), est allé beaucoup trop loin. Ce sont des propos qui dépassent le simple désaccord.
Les remarques désobligeantes que M. Watson a écrites assimilent cette récolte sans cruauté à la mort de civils pendant la guerre du Vietnam. Elles sont des invectives contre les Inuits, qui n'ont rien à voir avec les principes de protection de la nature. Ces remarques profondément blessantes révèlent un extrémisme inacceptable au sein de notre société, et nous exigeons des excuses immédiates et une rétractation. La Sea Shepherd Conservation Society devrait à l'instant relever M. Watson de ses fonctions de président.
Les Inuits vivent en liaison étroite avec leur environnement, et ce depuis des centaines d'années, et ils continueront de suivre les pratiques de leur grande culture. Les Inuits croient fermement que les animaux doivent être respectés et qu'ils ne doivent jamais souffrir, comme dans le cas dont nous parlons. Les commentaires de M. Watson montrent une profonde ignorance de la société des Inuits et visent à diaboliser leur culture et leurs traditions. Ses commentaires outranciers jettent le discrédit sur la Sea Shepherd Conservation Society, dont il est le représentant. Ce sont des propos profondément blessants pour les Inuits et pour tous les Canadiens.
En considérant les commentaires irresponsables de Paul Watson, il ne fait plus aucun doute que son mandat à titre de président d'une organisation de protection de la nature devrait être révoqué immédiatement.
Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans
Leona Aglukkaq, ministre de la Santé
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