(OTTAWA) – Le 15 janvier 2009 – La conjoncture économique internationale et nationale continue de peser sur la confiance des exportateurs canadiens, qui a reculé d’un record de 5 points de pourcentage pour atteindre un troisième creux consécutif depuis 18 mois, d’après l’enquête semestrielle sur l’indice de confiance commerciale (ICC) d’Exportation et développement Canada (EDC).
« L’économie mondiale est en train de s’effondrer autour des exportateurs canadiens. La croissance s’est arrêtée brusquement dans les plus grandes économies du monde et la turbulence des marchés financiers n’aide pas les choses », a déclaré Peter Hall, vice-président des Services économiques et économiste en chef d’EDC. « Dans ce contexte, l’onde de choc du séisme financier et économique de l’automne dernier s’est transformée en un pessimisme sans merci au sujet de l’avenir à court terme. »
L’indice global a chuté à 61,0 comparativement à 66,1 au printemps 2008. Il a donc baissé pour la troisième enquête consécutive et a atteint son point le plus bas depuis qu’EDC a commencé à suivre semestriellement la confiance commerciale en 2000. L’enquête examine les attitudes des exportateurs canadiens au moyen de cinq éléments : les débouchés internationaux, les ventes à l’exportation, les ventes nationales, la conjoncture économique mondiale et la conjoncture économique nationale. Les cinq éléments ont tous contribué à la récente chute de l’indice.
Le pourcentage des répondants qui croient que l’économie mondiale se dégradera a grimpé à 64 %, comparativement à 51 % au printemps 2008, et 30 % à l’automne 2007. En même temps, les inquiétudes au sujet de l’économie intérieure ont atteint un nouveau sommet, puisque 57 % des répondants s’attendent à que la conjoncture nationale se détériore, soit un bond de 15 % en six mois à peine.
Les exportateurs canadiens sont plus polarisés que jamais à propos des débouchés commerciaux. Même si les répondants qui pensent que les débouchés internationaux se dégraderont sont passés de 23 à 38 % en six mois, le nombre de répondants qui croient que les débouchés s’amélioreront est passé de 28 à 33 % dans la même période. Ces résultats pourraient indiquer que le nombre grandissant d’exportateurs qui ont percé des marchés non traditionnels au cours des deux dernières années estiment que ces débouchés appuieront l’activité à court terme.
Le pourcentage d’exportateurs qui s’attendent à ce que leurs ventes internationales restent stables ou diminuent a grimpé à 62 % cet automne, soit son niveau le plus élevé depuis que l’enquête existe. Et contrairement au passé, le pourcentage d’exportateurs qui considèrent les États-Unis comme leur marché le plus risqué est grimpé en flèche au cours des trois dernières enquêtes et a atteint 33 % à l’automne 2008 (comparativement à 25 % au printemps). Fait intéressant à souligner, dans cette enquête, les États-Unis ont devancé pour la première fois l’Asie comme marché considéré le plus risqué.
Le secteur des ressources a été durement frappé par l’effondrement du marché du logement américain et le plongeon des prix des produits de base. La confiance était déjà faible dans ce secteur, à cause du déclin prolongé de la construction résidentielle et commerciale aux États-Unis, l’un des facteurs qui expliquent le plus faible déclin d’une période par rapport à l’autre, parmi toutes les industries.
Les transports, les TIC et les industries extractives ont affiché la plus forte diminution de la confiance des exportateurs depuis l’enquête du printemps. Les facteurs qui ont contribué à cette baisse de la confiance comprennent un creux des ventes d’automobiles inégalé en 16 ans, le déclin des cours du pétrole et des métaux et la diminution de l’investissement des entreprises.
Quarante pour cent des exportateurs croient que le dollar s’appréciera au cours des six prochains mois. Une majorité d’exportateurs canadiens croient que la valeur du dollar canadien est un facteur important pour pouvoir soutenir la concurrence ou entrer sur les marchés étrangers. Heureusement pour eux, le dollar canadien est descendu de nouveau vers 0,85 USD récemment, par rapport à ses sommets extraordinaires il y a six mois à peine.
Les intentions d’embauche, autre indicateur de la confiance commerciale, ont aussi atteint un creux sans précédent. Moins du quart des exportateurs canadiens ont l’intention d’embaucher au cours des six prochains mois. Sur une note positive, la plupart des exportateurs ont l’intention de maintenir leurs effectifs actuels, ce qui signifie que d’importantes mises à pied ne sont pas prévues à court terme.
À l’échelle régionale, l’Ouest canadien est la région la plus optimiste, avec un indice de 63, qui était cependant à 68 au printemps 2008, suivie de près à nouveau par le Québec, à 62 (en baisse par rapport à 67), de l’Ontario, à 60 (en baisse par rapport à 65), et du Canada atlantique, à 58 (en baisse par rapport à 63).
Opinion Search Inc. a réalisé l’enquête en octobre et en novembre 2008. Au total, 1 002 entreprises canadiennes ont participé à l’enquête, et l’ICC a été calculé à partir de 854 répondants. La marge d’erreur est de +/- 3,1 %, 19 fois sur 20.
Pour plus de précisions sur EDC et sur l’indice de confiance commerciale, visitez http://www.edc.ca/french/docs/ereports/tradeconfidence/country_information_index_f.htm.
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