SYDNEY (N.-É.) – Grâce à la création d'une chaire de recherche en décontamination et gestion des eaux d'exhaure, l'Université du Cap-Breton (UCB) consolidera sa position de chef de file international dans la recherche de nouvelles solutions pour limiter les impacts environnementaux à long terme de l'exploitation houillère. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui la ministre des Ressources naturelles, l'honorable Lisa Raitt.
« Les gens du Cap-Breton sont particulièrement bien placés pour comprendre les impacts environnementaux de l'exploitation houillère », affirme Mme Raitt. « C'est pourquoi ils doivent continuer de tendre vers l'excellence dans la création de solutions durables pour relever ces défis. »
Le gouvernement du Canada, par l'entremise de DEVCO, fournira 1,7 million de dollars sur cinq ans afin de financer le poste de recherche. M. Christian Wolkersdorfer, un expert allemand dans le domaine des eaux d'exhaure, a été nommé premier titulaire de la chaire en décontamination et gestion des eaux d'exhaure.
Le PDG de DEVCO, M. Ross McCurdy, se réjouit à l'idée de travailler avec le nouveau titulaire. « Chez DEVCO, nous sommes heureux d'être partenaires dans cette importante initiative. Nous sommes convaincus que les recherches de M. Wolkersdorfer, reconnues mondialement, permettront de trouver de meilleures solutions qui serviront à d'autres exploitations minières, au Canada et ailleurs dans le monde. »
« Pour l'Université du Cap-Breton, tradition et innovation vont de pair, tout comme l'énergie et l'environnement sont indissociables », affirme John Harker, président et vice-chancelier de l'UCB. « Nous prévoyons que les nouvelles recherches sur la gestion des eaux d'exhaure influeront sur les décisions prises à l'échelle nationale et mondiale à propos de cette ressource importante, comme cela se produit déjà sur notre campus et dans notre région. »
L'île du Cap-Breton compte près de 3 200 kilomètres de galeries souterraines, héritage de plus de 100 ans d'exploitation de la houille. Il est normal, une fois l'exploitation active terminée, que l'eau inonde les galeries. Cette eau peut être acide et contaminée par du fer et des métaux dissous. Il faut donc en gérer ou en traiter les exutoires afin de protéger l'environnement.
L'an dernier, DEVCO a lancé un programme pilote afin d'examiner les avantages d'un traitement passif des eaux d'exhaure dans des marais artificiels. La chaire de l'UCB se fondera sur ces travaux et sur d'autres recherches pour améliorer les activités de gestion des eaux d'exhaure.
La ministre Raitt a également annoncé que le gouvernement du Canada participerait, avec DEVCO et l'UCB, à un projet pilote intitulé Mines vertes, énergie verte au site minier de Broughton. Les partenaires dans ce projet examinent les moyens d'utiliser les déchets organiques pour transformer les résidus miniers afin d'y produire des cultures énergétiques.
Le site de Broughton est l'un des cinq sites Mines vertes, énergie verte du projet pilote mené par Ressources naturelles Canada et ses partenaires au Canada. D'autres sites sont en cours de développement. Cette technologie prometteuse devrait permettre de stabiliser les sites de résidus miniers afin d'en faire des terres productives.
POUR LES DIFFUSEURS :
La ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a annoncé aujourd'hui la création d'une chaire de gestion des eaux d'exhaure à l'Université du Cap-Breton. Le gouvernement du Canada finance ce nouveau poste de recherche en partenariat avec DEVCO et l'université afin de faciliter la gestion des enjeux concernant les eaux d'exhaure.
Jasmine MacDonnell
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