OTTAWA, le 19 janvier 2009 — Le gouvernement du Canada annonce un investissement de capitaux de 350 millions de dollars dans la Banque de développement du Canada (BDC). On prévoit que cette initiative aidera les petites et moyennes entreprises canadiennes (PME) — des fabricants du Québec et de l'Ontario aux exploitants d'entreprises touristiques de la Colombie-Britannique et des Maritimes — à se prévaloir du financement dont elles ont besoin en cette période où le marché du crédit est limité.
Cet investissement permettra à la BDC d'offrir aux PME un financement additionnel d'au moins 1,5 milliard de dollars en vue de les aider à maintenir leurs activités et à croître. Plus de 3 700 PME pourraient profiter immédiatement de ce financement, à supposer que le prêt moyen s'établisse à environ 400 000 $. Ces fonds aideraient les entreprises canadiennes des secteurs de la fabrication, des sciences et de la technologie, de la construction, du tourisme, de l'agriculture, de la foresterie et de la pêche.
« La demande liée au financement et aux services offerts par la BDC a augmenté en raison de la situation actuelle du marché, a déclaré l'honorable Tony Clement, ministre de l'Industrie. Le gouvernement a donc pris cette mesure afin d'aider la BDC à amortir les effets du resserrement du crédit. Grâce à l'investissement annoncé aujourd'hui, qui s'ajoute à la récente hausse de 1,8 milliard de dollars du pouvoir d'emprunt de la BDC, celle-ci est désormais en meilleure position pour satisfaire aux besoins des entreprises en matière de crédit. »
Des 350 millions de dollars investis, le gouvernement du Canada versera à la BDC un montant immédiat de 250 millions de dollars pour lui permettre d'accroître ses activités de prêt à terme. Le gouvernement investira par ailleurs une somme additionnelle de 100 millions de dollars dans la BDC une fois que celle-ci aura mis en œuvre un programme de garantie de financement du fonds de roulement qui servira de complément aux marges de crédit offertes aux PME par les institutions financières. On s'attend à ce que ce nouveau programme soit instauré au printemps 2009.
« Cette injection de capitaux propres munira la BDC des ressources additionnelles nécessaires pour aider les PME canadiennes en cette période difficile, a ajouté Jean‑René Halde, président et chef de la direction de la BDC. Nous faisons des affaires, et nous sommes prêts et disposés à financer les entreprises viables. »
Le rôle de la BDC consiste à offrir du financement, du capital de risque et des services de consultation en vue de contribuer à la création et à la croissance de PME. La BDC appuie plus de 28 000 entrepreneurs d'un bout à l'autre du pays, et elle est dotée d'un portefeuille de prêts d'une valeur approximative de 10 milliards de dollars. Cet investissement additionnel lui permettra d'offrir du financement à ses clients qui n'en obtiendraient pas autrement, et des services complémentaires à ceux proposés par d'autres institutions financières.
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Pema Lhalungpa
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Fiche d'information
Financement de la Banque de développement du Canada
La Banque de développement du Canada (BDC) vise à accélérer le succès des entrepreneurs et contribue à la croissance des entreprises canadiennes, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME), en leur offrant du financement, du capital de risque et des services de consultation. La BDC n'offre pas de subventions; elle cherche plutôt à obtenir un rendement du financement qu'elle fournit aux entreprises, tout en servant des créneaux qui n'obtiendraient pas le crédit voulu autrement.
La BDC a été mandatée pour jouer le rôle de prêteur complémentaire sur le marché, c'est-à-dire pour offrir des prêts et des investissements qui servent de supplément ou de complément aux services déjà disponibles par l'intermédiaire des institutions financières commerciales. Parmi ses activités financières, mentionnons l'octroi de prêts garantis et non garantis; le versement de prêts subordonnés, financement qui incorpore des éléments du financement par emprunt et du financement par actions; les investissements en capital de risque directs et indirects, plus particulièrement dans les entreprises de haute technologie en début de croissance; ainsi que les services de consultation sur mesure à l'intention des entreprises.
En période de ralentissement économique, le rôle de la BDC est amplifié. Depuis le début de la crise du crédit, la BDC a instauré un certain nombre de mesures correctives. Depuis août 2007, elle a en effet :
- augmenté ses activités globales de financement;
- prolongé la période de remboursement des nouvelles autorisations de crédit;
- offert à ses clients de reporter le remboursement des capitaux, ce qui a été accepté par 2 200 clients;
- accru le soutien offert aux fabricants et affecté expressément une équipe aux fabricants ontariens de pièces d'automobiles;
- lancé un nouveau crédit de fonds de roulement réservé aux projets de développement à l'étranger.
Au cours de l'exercice 2007-2008, la BDC a consenti 3,1 milliards de dollars en financement, en financement subordonné et en investissements en capital de risque. Dans son énoncé économique et financier de 2008, le gouvernement a annoncé qu'il verserait à la BDC une somme additionnelle pouvant atteindre 350 millions de dollars afin de lui permettre d'accroître sa capacité de financement d'au moins 1,5 milliard de dollars.
Un versement de 250 millions de dollars destiné aux activités de prêt à terme sera effectué immédiatement. Le gouvernement prévoit par ailleurs investir une somme additionnelle de 100 millions de dollars dans la BDC une fois que celle-ci aura mis en œuvre un programme de garantie de financement du fonds de roulement qui servira de complément aux marges de crédit offertes aux PME par les institutions financières. On s'attend à ce que ce nouveau programme soit instauré au printemps 2009.
De 3 000 à 4 000 entreprises canadiennes profiteront de ce financement, dont celles des secteurs manufacturier, des sciences et de la technologie, de la construction, du tourisme, de la foresterie et des pêches. Les secteurs de la fabrication et du tourisme, qui représentent à l'heure actuelle environ 45 p. 100 du portefeuille de la BDC, seraient les principaux bénéficiaires de ce soutien.
Selon des estimations effectuées au cours de l'exercice 2007-2008, les activités qu'offrira la BDC aux PME grâce à ce financement pourraient se traduire par un soutien d'environ 140 millions de dollars pour 345 PME de la Colombie-Britannique et du Yukon; de 180 millions de dollars pour 455 PME des Prairies et du Nord; de 465 millions de dollars pour 1 160 PME de l'Ontario; de 540 millions de dollars pour 1 350 PME du Québec; et de 170 millions de dollars pour 415 PME de l'Atlantique. Les résultats réels dépendront toutefois de la demande de PME viables, des conditions économiques régionales et d'autres facteurs.
La BDC est dotée d'un portefeuille de prêts d'une valeur approximative de 10 milliards de dollars, dont la répartition des prêts par secteur de l'industrie se fait comme suit : secteur manufacturier (33,7 p. 100); commerce de gros et de détail (21,5 p. 100); tourisme (11,7 p. 100); construction (6,0 p. 100); transport et entreposage (5,3 p. 100); biens commerciaux (4,7 p. 100); services commerciaux (4,4 p. 100); et autres industries (12,7 p. 100).
La BDC est présente à l'échelle nationale, tant physiquement que virtuellement. Elle sert pas moins de 28 000 entrepreneurs canadiens dans plus de 100 succursales situées dans toutes les régions du pays. Elle offre des conseils et du financement à des entrepreneurs de divers milieux, du capital de risque aux entreprises en démarrage, et des fonds de roulement aux petits exportateurs en vue de les aider à faire le pont entre le marché canadien où ils exercent leurs activités et le marché international qu'ils visent. La BDC est en mesure d'aider ses clients et continuera d'offrir un appui à l'ensemble des entrepreneurs canadiens.