Robert Amano, Tom Carter et Don Coletti (document intégral, PDF. Pour consulter les fichiers Adobe Acrobat®, il faut les télécharger et installer le logiciel Acrobat Reader® version gratuit fourni par Adobe Systems Incorporated.)
En 2006, la Banque a lancé un programme de recherche en vue de sonder deux voies d'amélioration possibles du cadre de maîtrise de l'inflation existant : 1) la réduction du taux d'inflation visé; 2) l'adoption d'un régime ciblant le niveau des prix plutôt que le taux d'inflation. L'article rend compte des progrès réalisés à ce jour, replace les conclusions tirées dans le contexte plus large de la littérature et formule des pistes de recherche à explorer. Les études publiées antérieurement et les récentes recherches entreprises par la Banque portent à croire que la poursuite d'une cible d'inflation inférieure à 2 % est probablement préférable au maintien du statu quo, mais on n'a pas encore déterminé jusqu'où abaisser exactement la cible ni quelle serait l'ampleur des avantages qu'en tirerait la population canadienne. En ce qui concerne l'établissement éventuel d'une cible fondée sur le niveau des prix, les résultats sont moins clairs : on devra étudier les répercussions d'une telle mesure sur les pratiques contractuelles et les attentes d'inflation, ainsi que la manière dont les autorités monétaires pourraient asseoir la crédibilité de leur engagement envers la cible. Il conviendra aussi d'évaluer la vulnérabilité de l'économie canadienne aux chocs habituellement considérés dans la littérature comme très préjudiciables à l'efficacité d'une cible de niveau des prix.
Index des sujets : Cadre de la politique monétaire ; Inflation : coûts et avantages ; Cibles en matière d'inflation ; Inflation et prix ; Recherches menées par les banques centrales ; Modèles économiques
Steve Ambler (document intégral, PDF. Pour consulter les fichiers Adobe Acrobat®, il faut les télécharger et installer le logiciel Acrobat Reader® version gratuit fourni par Adobe Systems Incorporated.)
L'auteur passe en revue les arguments avancés dans la littérature en faveur ou à l'encontre de l'adoption d'une cible basée sur le niveau des prix, en s'attachant aux coûts et aux avantages de la poursuite d'une cible de ce type par rapport à une cible d'inflation. Un régime de cible de niveau des prix aurait plusieurs avantages. Il permettrait d'influencer les anticipations d'inflation prospectives; de suppléer à l'absence d'engagement de la banque centrale à l'égard de sa conduite future; de réduire les erreurs de prévision; d'améliorer la tenue de l'économie face aux chocs réels en raison du degré d'indexation salariale plus faible; et d'atténuer les problèmes liés à l'existence d'une borne limitant les taux d'intérêt nominaux à zéro. Une politique axée strictement sur la poursuite d'une cible de niveau des prix ne serait pas appropriée lorsque les anticipations d'inflation ne sont pas entièrement prospectives, et le fait de prendre pour cible l'indice général des prix pourrait nuire à l'économie si certaines des composantes de l'indice sont volatiles.
Index des sujets : Cadre de la politique monétaire ; Inflation et prix ; Inflation : coûts et avantages
Allan Crawford, Césaire A. Meh et Yaz Terajima (document intégral, PDF. Pour consulter les fichiers Adobe Acrobat®, il faut les télécharger et installer le logiciel Acrobat Reader® version gratuit fourni par Adobe Systems Incorporated.)
De nombreuses banques centrales dans le monde ont adopté un régime de cibles d'inflation comme cadre de conduite de la politique monétaire. Néanmoins, on s'intéresse de plus en plus à un autre type de régime, ciblant plutôt le niveau général des prix. Le choix de cadre a d'importantes conséquences pour les contrats financiers, dont la plupart ne sont pas parfaitement indexés sur le niveau des prix. Les variations de ce dernier influent donc sur la valeur réelle des contrats. La poursuite d'une cible fondée sur le niveau des prix aurait pour effet de réduire l'ampleur de ces variations de la richesse réelle ainsi que le degré d'incertitude entourant le niveau futur des prix. Les auteurs évaluent les mérites de ce régime par rapport à un régime de cibles d'inflation sous l'angle du risque de réévaluation des dettes, en mettant en relief le rôle joué par les primes de risque, la durée des contrats d'emprunt libellés en termes nominaux et la redistribution de la richesse. L'analyse débouche sur une conclusion générale, à savoir que la prise en compte de la réévaluation des actifs et passifs nominaux renforce l'attrait du régime de cibles de niveau des prix par comparaison à l'autre régime.
Index des sujets : Cibles en matière d'inflation ; Cadre de la politique monétaire ; Inflation : coûts et avantages
Césaire A. Meh et Yaz Terajima (document intégral, PDF. Pour consulter les fichiers Adobe Acrobat®, il faut les télécharger et installer le logiciel Acrobat Reader® version gratuit fourni par Adobe Systems Incorporated.)
L'un des arguments les plus décisifs en faveur de la stabilité des prix repose sur le fait que l'inflation non anticipée engendre des changements dans la répartition des revenus et de la richesse parmi différents agents économiques. Des transferts de richesse se produisent parce que de nombreux prêts sont établis sans indexation. Ainsi, en abaissant la valeur réelle des actifs et des passifs libellés en termes nominaux, une hausse non anticipée du niveau des prix entraîne une redistribution de la richesse qui s'opère des créditeurs vers les débiteurs. L'article quantifie ces effets de redistribution que l'inflation non anticipée entraîne au Canada, en présentant tout d'abord des données complètes relatives aux actifs et aux passifs nominaux de divers secteurs économiques et groupes de ménages. Les auteurs constatent que l'inflation non anticipée a d'importantes répercussions sur la répartition de la richesse, même en période de faible croissance des prix. En réduisant le fardeau réel de leur dette, le phénomène profite principalement à deux groupes : les jeunes ménages à revenu moyen, qui sont nombreux à opter pour des prêts hypothécaires à taux fixe, et les administrations publiques. En revanche, il lèse les ménages à revenu élevé ainsi que les ménages d'âge moyen à revenu moyen, dont l'avoir comprend notamment des obligations à long terme et des parts de fonds de pension non indexés.
Index des sujets : Inflation : coûts et avantages ; Inflation et prix ; Bilan sectoriel ; Recherches menées par les banques centrales