Saguenay (Jonquière), le lundi 22 juin 2009
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
Mon mari Jean-Daniel Lafond, notre fille Marie-Éden et moi-même sommes enchantés d’être parmi vous aujourd’hui.
Nous venons de vivre deux jours exceptionnels.
Nous avons retrouvé ici ce que nous aimons tant du Québec, ce lieu où nous nous sommes enracinés, ce lieu unique en Amérique du Nord auquel nous sommes profondément attachés : le sens de l’accueil, la chaleur, la joie de vivre.
C’est avec beaucoup de fierté et d’émotion que j’ai célébré hier la Journée nationale des autochtones en compagnie des Ilnus de Mashteuiatsh, peuple autochtone du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
C’est avec joie que j’ai fait, ce matin, la lecture d’un conte aux enfants réunis à la Bibliothèque de Roberval, tout à la fois un lieu de culture, de savoir, de rencontre et de création.
C’est avec intérêt que j’ai suivi les échanges qui ont eu lieu dans le cadre d’une discussion, à la Pulperie de Chicoutimi, sur la vitalité de votre région et la façon avec laquelle les jeunes y contribuent.
Et c’est enfin avec bonheur que je me retrouve parmi vous, gens de Jonquière et des environs, dans ce lieu, le Patro, qui a pour mission de faire tomber les murs d’indifférence que l’on érige parfois entre nous, ces nombreuses solitudes qui nous isolent les uns des autres, alors que nous avons tant besoin de faire front commun.
Depuis le début de mon mandat à titre de gouverneur général, je m’efforce de donner la parole à celles et à ceux qui ne l’ont pas, les marginaux, les exclus, les sans-voix, conformément à la devise que j’ai choisie, « briser les solitudes ». Cette devise est à l’image de la société que je souhaite pour les générations à venir.
Dans toutes les communautés du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des femmes, des hommes, des jeunes travaillent sans relâche à créer un milieu de vie où chacune et chacun peut contribuer à la force de l’ensemble.
Un milieu où le « vivre ensemble » parle plus fort que l’exclusion qui réduit tant de gens au silence et au désespoir.
S’il est reconnu que vous, baptisés affectueusement les « bleuets », êtes tricotés serrés, il ne fait aucun doute que quiconque adopte votre région devient un membre de la famille, une maille qui vient s’ajouter au tissu social et l’enrichir de son apport unique.
L’esprit d’entraide, l’esprit communautaire, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est une manière de faire, de penser, d’être et de voir le monde.
Comme vous nous le rappelez et comme les intervenants et bénévoles du Patro que j’ai rencontrés nous le rappellent, nous avons la responsabilité d’améliorer le sort de nos semblables et du monde autour de nous.
Votre plus grande force vient de chacun des gestes que vous posez en faveur d’un monde plus juste et plus humain.
Vous êtes un modèle d’engagement citoyen, et j’entends bien vous citer en exemple partout où j’irai dans ce vaste pays.
Merci, merci de nous avoir accueillis, mon mari, notre fille et moi, avec autant de gentillesse.
Certes, nous ne sommes pas prêts d’oublier notre passage dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean!