11 juin 2009
Cambridge (Ontario)
VERSION PROVISOIRE
Bonjour Mesdames et Messieurs.
Je remercie Gary de cette chaleureuse présentation. Je tiens à vous remercier aussi pour votre travail acharné en tant que Ministre d’État chargé des Sciences et de la Technologie.
Je remercie aussi le sénateur Duffy de jouer le rôle de maître de cérémonie aujourd’hui. Je remercie aussi toutes les personnes qui ont pris le temps de venir ici pour discuter des défis que pose la récession mondiale.
Je sais que ce sont des temps difficiles pour de nombreuses familles canadiennes, celles qui sont touchées, directement ou indirectement, par le pire ralentissement de l’économie mondiale en un demi-siècle.
Les Canadiens et les Canadiennes s’inquiètent au sujet de leur emploi, des factures à payer, de l’épargne pour les études de leurs enfants et de leur plan de retraite. Les propriétaires de petites entreprises éprouvent des difficultés, les collectivités s’affaiblissent, et les jeunes s’interrogent à propos de leur avenir.
Je comprends les vrais défis auxquels sont confrontées les familles canadiennes.
C’est pourquoi nous avons lancé le Plan d’action économique du Canada, qui contient nos mesures de relance pour aider les familles et les entreprises canadiennes à traverser les pires moments de la crise, et pour jeter les fondations afin que notre économie émerge plus forte que jamais.
Nous faisons des progrès. L’économie mondiale semble vouloir se stabiliser, et même si la performance économique du Canada a été ralentie par la récession mondiale, elle demeure la plus solide parmi les principaux pays développés.
Le Plan d’action économique du Canada fonctionne, il permet d’obtenir des résultats concrets.
En mars, j’ai fait part aux Canadiennes et aux Canadiens de nos efforts en vue de réduire les formalités administratives et politiques, afin que les mesures extraordinaires de relance prévues dans le Plan commencent dès maintenant à revitaliser notre économie.
Aujourd’hui, je suis ici pour vous annoncer que dix semaines seulement après le début de l’année financière, 80 p. 100 du financement de notre Plan a été engagé et est mis en œuvre partout au pays.
Ces mesures permettent de créer et de protéger des emplois, de bâtir des infrastructures, d’alléger le fardeau fiscal des familles, de venir en aide aux Canadiens qui ont perdu leur emploi, d’aider les industries menacées, et de jeter les bases de notre prospérité future.
En tenant compte des dispositions prises par les provinces et les territoires, les mesures de stimulation économique du Canada pour l’année en cours et l’année prochaine seront proportionnellement plus importantes que celles adoptées par les autres pays du G7.
De plus, nous agissons plus rapidement que tous les autres pays. Cette semaine, un chroniqueur d’un journal canadien s’étonnait de la rapidité sans précédent à laquelle notre Plan d’action était mis en œuvre en indiquant que cela revenait à faire éclore un œuf le matin et à manger une salade de poulet pour dîner.
Mesdames et Messieurs, comme je l’ai dit auparavant, le Canada a été le dernier pays du G7 à être frappé par la récession mondiale, nous avons été le dernier pays touché, et nous allons nous assurer que le Canada sort de cette crise plus fort que jamais.
Maintenant, permettez moi de faire le point sur certains des éléments clés de notre Plan. L’une de nos priorités premières, bien sûr, est de réaliser des projets d’infrastructure partout au pays. Ces projets vont permettre non seulement de créer des emplois dans nos communautés, dès maintenant, mais aussi de favoriser la croissance et la prospérité futures du Canada.
En travaillant avec les autres paliers de gouvernement, nous avons accéléré considérablement la planification, l’élaboration et l’exécution de projets d’infrastructure d’un océan à l’autre.
Nos efforts portent fruit. Je suis heureux de vous signaler qu’environ 3 000 projets individuels sont en cours de réalisation partout au pays – ce qui est toute une prouesse étant donné que l’exercice financier a débuté il y a seulement 72 jours.
Le processus d’appel d’offres et les travaux de conception et d’ingénierie ont commencé pour de nombreux grands projets, comme le pont Champlain à Montréal, le pont Alexandra à Ottawa et le pont levant à Burlington.
De plus, des centaines de petits projets sont en cours, ce qui a permis aux électriciens, aux plombiers, aux couvreurs, aux spécialistes de l’éclairage, aux entrepreneurs en revêtement de plancher et aux ouvriers canadiens de retourner au travail. Permettez moi d’attirer votre attention sur quelques projets :
Le 20 mai, le gouvernement a annoncé qu’il investissait dans un projet de parc éolien à Summerside, à l’Île du Prince Édouard. Nous nous sommes associés au gouvernement du premier ministre Ghiz et à l’administration municipale pour installer deux immenses éoliennes qui permettront de combler le quart des besoins énergétiques de Summerside. La commande d’éoliennes a été passée et la construction des bases et des lignes de transport d’énergie devrait commencer ce mois ci. Ce projet permet de créer des emplois, de stimuler l’économie locale et de réduire la dépendance quant aux importations en électricité.
Au Québec, nous avons formé un partenariat avec le gouvernement Charest pour améliorer les infrastructures municipales d’alimentation en eau et de traitement des eaux usées. À elles seules, les améliorations à l’usine de filtration d’eau de Lévis vont doubler sa capacité actuelle et assurer une eau salubre et sécuritaire à 50 000 personnes.
Au Yukon, nous collaborons avec le gouvernement du premier ministre Fentie pour construire une centrale à l’installation hydroélectrique Mayo. Ce projet permettra de doubler la capacité de production énergétique sans construction de barrage ou de réservoir, et sans inondation de terres.
Et les lignes de transmission sont prolongées afin de relier les deux réseaux électriques du Yukon. Les travaux de débroussaillement et les études techniques débuteront cet été. Au plus fort du projet, 350 personnes devraient y travailler.Une fois les travaux terminés, la centrale permettra de réduire de 40 p. 100 la dépendance du Yukon sur l’électricité produite à l’aide de diesel et de diminuer de moitié les émissions de gaz à effet de serre.
En Colombie-Britannique, nous nous sommes associés au gouvernement du premier ministre Campbell pour construire la ligne de transport en commun rapide Evergreen. La nouvelle ligne facilitera le trajet quotidien des résidants du quartier Nord-est en plein essor du Grand Vancouver en retirant de la circulation locale jusqu’à 60 000 véhicules tous les jours. Les travaux d’ingénierie et liés à l’environnement ont débuté et au plus fort du projet on prévoit qu’environ 8 000 emplois seront créés.
Plus près de nous, ici même à Cambridge, on commencera la réfection de sept immeubles municipaux, de l’auditorium Preston et de routes locales cette année grâce au financement sans précédent que nous consacrons aux projets d’infrastructure.
Également en Ontario, tout près de la 401, nous travaillons avec le gouvernement du premier ministre McGuinty pour appuyer l’expansion considérable du réseau de transport en commun rapide dans la région du Grand Toronto. Le projet prévoit l’augmentation de la capacité de stationnement du réseau GO et la construction de la ligne de métro léger Sheppard Est, dont les travaux devraient débuter au début du mois prochain.
Grâce aux partenariats établis dans l’ensemble du pays, nous faisons progresser des projets producteurs d’emplois comme le boulevard périphérique à Calgary, l’amélioration du passage frontalier du pont Blue Water à Sarnia, et le projet de port intérieur CentrePort à Winnipeg, pour ne nommer que ceux là.
D’une passerelle pour piétons à Surrey, en Colombie-Britannique à la bibliothèque de Weymouth, en Nouvelle Écosse; d’installations récréatives communautaires au réseau de sentiers de la Transcanadienne, ces projets créent des emplois, aident les familles et les collectivités, et tracent la voie à la croissance économique à long terme.
En fait, cela représente la plus grande initiative de renouvellement des infrastructures au pays, en plus d’un demi-siècle!
Cependant, mes amis, nous ne finançons pas seulement les grands projets d’infrastructure publics. Nous finançons aussi les infrastructures qui sont les plus importantes pour les familles canadiennes : leurs maisons. Le Crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire et d’autres programmes aident des dizaines de milliers de Canadiens dès maintenant à réparer leur toit, à rénover leur cuisine et à rendre leur maison plus efficace sur le plan énergétique. À ce jour, nous avons reçu 700 000 demandes de renseignements concernant ces programmes, par courriel et par téléphone.
Nous aidons aussi les Canadiens à investir dans de nouvelles maisons, par l’entremise du Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation et du nouveau Régime d’accession à la propriété. Et cela fonctionne : il y a eu une hausse de plus de 10 000 mises en chantier le mois dernier.
Mesdames et Messieurs, alors que nous réalisons ces projets partout au Canada, nous n’oublions pas les Canadiens et les Canadiennes qui ont perdu leur emploi en raison de la crise mondiale. Une des situations les plus difficiles pour une personne est d’avoir à dire à sa famille qu’elle a perdu son emploi. Notre but, il va sans dire, est d’aider ces personnes à trouver un nouvel emploi.
Cependant, entre temps, bon nombre d’entre elles comptent sur les prestations d’assurance-emploi. La première chose que nous avons faite en cette période d’augmentation des demandes de prestations d’assurance emploi, a été de prendre des mesures pour nous assurer que les Canadiens reçoivent leurs prestations le plus rapidement possible. Ainsi, depuis janvier, près de quatre-vingts pour cent des Canadiens qui ont présenté une nouvelle demande d’assurance emploi ont reçu leur premier chèque dans les 28 jours, en moyenne.
Nous avons aussi mis en œuvre des mesures afin de renforcer le système pour les personnes qui y cotisent depuis longtemps. Nous avons prolongé de cinq semaines la période maximale de prestations d’assurance-emploi et nous offrons une aide spéciale aux travailleurs de longue date.
Nous avons alloué plus de fonds – beaucoup plus de fonds – dans les programmes de recyclage professionnel. La réalité est que notre économie évolue. De nombreux emplois ne reviendront pas. Les emplois de demain seront différents et nous tenons à nous assurer que les travailleurs canadiens obtiennent ces emplois.
Nous avons aussi amélioré le programme de travail partagé de l’assurance emploi. Depuis le début de l’année, plus de 100 000 Canadiens ont profité de ce programme. Il aide les travailleurs qui acceptent de réduire leurs heures de travail afin que leurs collègues et eux-mêmes puissent conserver leur emploi.
En tout, notre gouvernement dépensera 5,5 milliards de dollars de plus en prestations d’assurance-emploi cette année. 5,5 milliards de dollars de plus.
Le système de l’assurance emploi n’est pas parfait. Nous comptons y apporter d’autres améliorations cet automne. Ne laissez surtout pas les gens vous dire que le système d’assurance emploi ne tient pas compte des réalités de la récession. Il le fait et nous en sommes fiers!
Mesdames et Messieurs, notre Plan d’action économique va au-delà du chômage actuel et prévoit aussi des initiatives pour créer les emplois de l’avenir. Il contient des investissements massifs dans la recherche et le développement scientifiques, des investissements qui vont assurer l’avenir économique du Canada à long terme.
En fait, guidés par le ministre d’État Goodyear, nous investissons davantage dans la recherche-développement que tout autre pays du G7, toute proportion gardée. Cette année, les trois principaux conseils fédéraux de subvention à la recherche fédérale recevront pour leurs projets 400 millions de dollars de plus qu’il y a tout juste trois ans. Conformément à notre Plan d’action économique, 2 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés à la modernisation des laboratoires de recherche et des salles de classe des universités et des collèges de tout le pays.
Mentionnons entre autres de nouveaux laboratoires Internet à l’Université St. Francis Xavier, à Antigonish, la modernisation des installations de chimie, de sciences biologiques et d’innovation en santé de l’Université de l’Alberta, et l’agrandissement des installations réservées aux technologies de l’information et des télécommunications de l’Université de Waterloo et du Collège de Conestoga, juste ici dans le « Triangle technologique du Canada. »
Par ailleurs, nous augmentons les services à large bande dans les régions rurales, nous modernisons les établissements de recherche dans l’Arctique et nous apportons un plus grand appui à la recherche dans le domaine de l’énergie propre.
Ces investissements conjugués à d’autres stimulent non seulement l’activité économique d’aujourd’hui, mais ils jetteront aussi les fondations de notre économie de demain. Cependant, le fait de mettre l’accent sur l’avenir ne signifie pas pour autant que nous oublions les industries traditionnelles du Canada.
La récession mondiale frappe durement ces industries ainsi que les familles et les communautés qui en dépendent. Nous avons agi rapidement afin de les aider. Au 1er juin, les trois quarts des fonds destinés à appuyer la foresterie, l’extraction minière, le tourisme et l’agriculture avaient été investis. Mentionnons, entre autres, le Fonds d’adaptation des collectivités, qui s’élève à 1 milliard de dollars, et qui vise à aider les plus petites communautés mono-industrielles à créer des emplois et à s’adapter aux marchés du futur.
Au Québec, par exemple, le Fonds d’adaptation des collectivités crée quelque huit mille emplois au titre du reboisement dans des régions où l’industrie forestière a subi des pertes d’emplois dévastatrices, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord, et en Outaouais. Aussi dans le secteur de la foresterie, nous fournissons des ressources pour stimuler la diversification des marchés et encourager l’innovation.
Pour aider l’industrie touristique, notre gouvernement contribue à diverses activités culturelles, dont 12 festivals canadiens majeurs comme le Festival de Jazz de Montréal et le Festival Fringe à Edmonton.
Nous sommes également intervenus en vue de protéger nos agriculteurs et nos pêcheurs. Nous sommes en train de prendre différentes mesures pour notamment garantir les prêts en vue d’aider les jeunes agriculteurs à reprendre les exploitations familiales, renforcer la capacité des abattoirs au profit des éleveurs d’animaux de ferme, d’apporter de l’aide à l’industrie du homard et du saumon sur les côtes Est et Ouest, et de moderniser les ports de pêche commerciale de tout le Canada.
Mesdames et Messieurs, ces industries ont contribué à bâtir notre pays, mais aussi les collectivités qu’elles soutiennent et qui sont les véritables fondations de notre terre. Nous voulons que ces industries existent encore demain. Voilà pourquoi nous continuerons à agir en vue d’aider nos bûcherons, nos agriculteurs et nos pêcheurs dès maintenant.
Mesdames et Messieurs, je pourrais m’étendre longtemps sur cette question. Je n’ai même pas mentionné les efforts que nous déployons pour accroître l’accessibilité au crédit et les capacités financières, ni les mesures conjointes que nous appliquons à l’échelle internationale, dans le secteur automobile, par exemple.
En revanche, j’aimerais parler du coût à assumer pour toutes ces mesures, en l’occurrence, du déficit.
Comme l’ont constaté tous les autres pays du G20, dans les circonstances actuelles, un déficit est nécessaire.
Notre déficit sera en fait considérable.
Mais il est abordable.
En fait, comparativement à celui d’autres pays, il est plutôt modeste. Puisque nous avions réduit notre dette quand la conjoncture était bonne, nous avons maintenu notre endettement à un niveau faible et avons ainsi pu stimuler davantage notre économie tout en enregistrant un plus petit déficit que tout autre pays du G7. En fait, notre déficit et notre dette, toute proportion gardée, sont considérablement inférieurs à ceux de certaines autres économies d’envergure.
Et nous y sommes en fait parvenus tout en réduisant les taxes et les impôts.
Nous avons diminué de deux points de pourcentage la TPS imposée à tous les Canadiens.
Nous avons baissé les impôts sur le revenu, en particulier ceux des salariés à revenu faible et moyen, à titre permanent, durant la récession afin que les Canadiens aient plus d’argent dans leurs poches.
Nous avons accordé un crédit d’impôt pour tous les enfants à charge, et des prestations annuelles de 1 200 $ pour les familles ayant des enfants en âge préscolaire.
Nous avons augmenté les prestations perçues par les personnes âgées, ainsi que le fractionnement du revenu des retraités du pays, une première dans l’histoire du Canada.
Nous offrons à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes la possibilité de tirer des revenus d’investissement non imposables grâce au Compte d’épargne libres d’impôt.
Nous avons réduit les impôts sur les revenus des entreprises, quelle que soit leur taille; en fait, nous aurons bientôt les taux statutaires d’imposition sur le revenu des sociétés les plus faibles du G7.
Jusqu’à présent, les impôts ont baissé, à tel point que la journée d’affranchissement de l’impôt a eu lieu le 6 juin cette année. C’est trois jours plus tôt que l’an dernier – et 19 jours plus tôt que l’année où nous sommes arrivés au pouvoir. En tout, nous avons réduit le fardeau fiscal fédéral à son plus bas niveau en 50 ans.
C’est l’une des principales raisons, chers amis, pour lesquelles le Canada devrait sortir de la récession plus tôt et plus fort que bien d’autres pays.
Mais pour ce faire, nous devons garder le cap. Les mesures de stimulation doivent être temporaires. Elles devront prendre fin lorsque la récession prendra fin. Les taxes et les impôts doivent rester peu élevés et, si possible, être réduits davantage.
D’un autre côté, tous les jours au Parlement, on nous demande de changer de cap. L’opposition nous demande de dépenser littéralement 10 milliards de dollars ou plus et de transformer les mesures de stimulation temporaires en mesures permanentes.
Le déficit serait alors non seulement plus élevé, mais permanent. Et il faudrait donc augmenter les taxes et les impôts.
Tous les autres partis au Parlement croient toujours profondément en la vieille philosophie de taxer plus et de dépenser plus. Chaque semaine, ils déplorent le fait que nous avons réduit la TPS, que nous avons réduit l’impôt des sociétés, que nous n’augmenterons pas les cotisations salariales, que nous n’avons pas imposé de taxe sur le carbone.
En fait, c’est ici même, à Cambridge, que le chef de l’opposition a dit sans équivoque qu’il augmentera les taxes et les impôts.
Mesdames et Messieurs, permettez-moi d’être clair à ce sujet; augmenter les taxes et les impôts pour accroître les dépenses permanentes du gouvernement est une option politique valable. Cependant, c’est une position que notre gouvernement conservateur ne va pas envisager.
Je crois également que, maintenant, ce serait une erreur historique. Le Canada risquerait d’être privé des occasions qui lui sont offertes de devenir le meilleur endroit pour faire des affaires en Amérique du Nord et d’être le meilleur pays au monde pour l’investissement.
Seul le Canada a évité de nationaliser les banques et d’augmenter les taxes et les impôts.
Seul le Canada a maintenu une solide position fiscale à long terme sans crainte d’une déflation générale maintenant ou d’une recrudescence de l’inflation plus tard.
Et seul le Canada a choisi presque exclusivement de dépenser à court terme pour appuyer sa croissance économique à long terme.
Nous sommes sur la bonne voie. La seule chose qui pourrait nous faire dévier de notre cap maintenant serait une instabilité politique inutile.
Nous nous efforcerons évidemment d’être attentifs aux bonnes idées susceptibles de nous aider à traverser cette récession. Cependant, nous ne prendrons pas de mesures qui pourraient nuire au pays à longue échéance.
Gardons le cap. Maintenons les dépenses temporaires, et les taxes et les impôts à un bas niveau et le Canada continuera d’être : le dernier pays du G7 à entrer en récession, le moins touché, et le pays qui s’en sortira le mieux.
Mes amis, seulement 72 jours après le début de la nouvelle année financière, les mesures sans précédent que nous avons prises dans notre Plan d’action économique commencent à produire des résultats. Les effets de la récession commencent à s’atténuer. En effet, les points forts du Canada commencent à être remarqués au-delà de nos frontières.
Selon le Forum économique mondial, le système bancaire canadien serait le plus solide au monde.
Le FMI a dit que le secteur financier du Canada avait fait preuve d’une stabilité remarquable au milieu de la turbulence mondiale, cela grâce en grande partie à une supervision et à une réglementation rigoureuses.
Un récent article du Washington Post faisait allusion au Canada comme étant « The Great Right North ».
Le quotidien Le Monde a publié un article, la semaine dernière, intitulé : « Le Canada est riche de ressources naturelles et de sagesse budgétaire ».
Maintenant, plus que jamais, nous devons garder le cap.
Tous les paliers de gouvernement doivent continuer à cibler l’économie, et contribuer à réaliser le Plan d’action économique du Canada. Bref, nous devons persévérer, comme les Canadiennes et les Canadiens l’ont fait, tout au cours de l’histoire, pour relever les innombrables défis.
C’est pourquoi je crois fermement que le Canada ressortira de cette crise, comme il a su le faire dans le passé, plus fort et plus prospère que jamais.
Je vous remercie.