BOIS-FRANC (QUÉBEC), le 20 juin 2009 — Le Plan d’action économique du Canada vient en aide aux travailleurs et aux entreprises en prolongeant les accords de travail partagé et en les rendant plus faciles d’accès. Un plus grand nombre de Canadiens et de Canadiennes pourront donc garder leur emploi pendant que les entreprises connaissent un ralentissement temporaire.
« Notre gouvernement sait que s’il aide les Québécois, et à vrai dire tous les Canadiens, à conserver leur emploi, nous pouvons réduire les répercussions de la période économique difficile que nous traversons, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et ministre responsable de la région de l’Outaouais, l’honorable Lawrence Cannon. Les améliorations apportées au programme de Travail partagé permettent aux entreprises telles que Louisiana-Pacific Canada, ainsi qu’à leurs employés, d’avoir plus facilement accès à ces accords et de les prolonger pendant que ces entreprises se remettent d’un ralentissement temporaire. »
Prenant la parole devant les employés de Louisiana-Pacific Canada, le ministre Cannon a fait l’annonce au nom de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, l’honorable Diane Finley.
Le travail partagé, un élément du régime d’assurance-emploi, peut grandement aider les entreprises dont les activités sont temporairement ralenties en raison de facteurs indépendants de leur volonté. Il vise à éviter les mises à pied en offrant des prestations d’assurance-emploi aux travailleurs admissibles qui acceptent de réduire leur semaine de travail en attendant que les affaires de leur employeur reprennent. Grâce au programme de Travail partagé, les employeurs peuvent garder leur personnel et éviter le processus coûteux lié à l’embauche et à la formation de nouveaux employés. Quant aux employés, ils peuvent continuer à travailler et garder leurs compétences à jour.
Les sociétés qui œuvrent dans les secteurs clés de l’économie canadienne, tels que la foresterie et les industries manufacturières, utilisent déjà le programme de Travail partagé. En date du 14 juin 2009, plus de 31 000 Québécois et plus de 135 000 Canadiens bénéficient du programme de Travail partagé. Au Québec, on compte environ 750 accords, dont 64 qui aident directement le secteur forestier. En Outaouais, plus de 250 travailleurs, dont plus de 70 employés de Louisiana-Pacific Canada, participent aux 7 accords de travail partagé en vigueur dans la région.
Le gouvernement reconnaît le niveau d’incertitude auquel font face un bon nombre d’entreprises. C’est pourquoi il prolonge, au cours des deux prochaines années, les accords de travail partagé jusqu’à concurrence de 52 semaines et facilitera l’accès aux accords de travail partagé, en assouplissant les critères d’admissibilité et en simplifiant les processus que doivent suivre les employeurs.
Ces mesures, dont le coût est estimé à 200 millions de dollars sur deux ans, atténueront les répercussions financières du ralentissement économique en aidant les entreprises à éviter les mises à pied jusqu’à la reprise des activités.
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Le présent communiqué est offert, sur demande, en médias substituts.
Pour plus de renseignements (médias seulement) :
Michelle Bakos
Attachée de presse
Cabinet de la ministre Finley
819-994-2482
Natalie Sarafian
Attachée de presse
Cabinet du ministre Cannon
613-995-1851
Bureau des relations avec les médias
Ressources humaines et Développement des compétences Canada
819-994-5559
Le programme de Travail partagé de l’assurance-emploi aide les entreprises qui sont aux prises avec un ralentissement temporaire de leurs activités à éviter les mises à pied. Il offre, à cette fin, des prestations d’assurance-emploi, aux termes de la partie I de l'assurance-emploi, aux travailleurs qui consentent à réduire la durée de leur semaine de travail en attendant que les activités de leur employeur reprennent. Ce programme permet aux entreprises de conserver leurs employés et d’éviter les démarches coûteuses liées au recrutement et à la formation de nouveaux employés. Quant aux employés, ils peuvent ainsi conserver leur emploi et garder leurs compétences à jour.
Les modifications temporaires annoncées dans le Plan d’action économique du Canada visent à élargir l’accès au travail partagé pendant la présente période économique difficile. De plus, le fait de prolonger les critères relatifs à la durée maximale des accords de travail partagé jusqu’à un maximum de 52 semaines donne aux entreprises plus de temps pour reprendre leurs activités.
Selon l’ancienne politique de la Commission de l’assurance-emploi du Canada, la nécessité pour l’employeur de réduire ses activités devait découler de raisons indépendantes de sa volonté. De plus, ce dernier devait présenter un plan de reprise décrivant les mesures à prendre pour revenir à la production normale à la fin de l’accord de travail partagé. La durée maximale d’un tel accord était habituellement de 26 semaines, mais elle pouvait être prolongée de 12 semaines dans des circonstances exceptionnelles, jusqu’à un maximum de 38 semaines.
Les travailleurs mis à pied à la fin de l’accord ont pleinement droit aux prestations régulières d’assurance-emploi, et ce, selon le taux salarial en vigueur avant leur participation au programme.
Pour de plus amples renseignements sur le programme de Travail partagé, veuillez visiter le site suivant : servicecanada.gc.ca/travailpartage.