Des laboratoires de recherche parmi les meilleurs au monde travailleront en collaboration à la mise au point d’une technologie IRM
Les scientifiques du Conseil national de recherches Canada (CNRC) et du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) travailleront ensemble à mettre au point de nouvelles technologies recourant à de puissantes bobines électromagnétiques pour l’imagerie médicale en vue de percer le secret d’affections neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
Une délégation du CNRC sera de passage à Paris (France) aujourd’hui pour signer avec le CEA une entente de collaboration dans le domaine de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) à champ magnétique ultrapuissant.
« C’est grâce à de tels partenariats internationaux que le gouvernement du Canada entend renforcer l’avantage concurrentiel du Canada, un avantage fondé sur l’excellence en sciences et en technologie, a affIRMé l’honorable Tony Clement, ministre de l’Industrie. Cette importante collaboration nous procurera les renseignements indispensables pour aider les professionnels de la santé à diagnostiquer plus rapidement les maladies, ce qui est essentiel pour améliorer les résultats des soins dispensés aux malades et rehausser la qualité de vie de tous les Canadiens. »
L’IRM fournit des images détaillées du corps humain sans qu’on doive bombarder l’organisme de rayons X. Cette recherche concertée améliorera la façon dont l’imagerie médicale recourt aux puissantes bobines électromagnétiques, ce qui débouchera éventuellement sur un diagnostic plus précoce de maladies parfois mortelles.
« Les partenariats internationaux en recherche-développement du CNRC contribuent à renforcer l’économie nationale par la création de savoir et la commercialisation de technologies, a déclaré Pierre Coulombe, président du CNRC. Les collaborations de cette envergure facilitent l’élaboration de solutions avant-gardistes dont profiteront tous les Canadiens, dans des domaines prioritaires comme la santé et le bien-être, l’énergie durable et l’environnement. »
Il s’agit du second projet entrepris dans le cadre du protocole d’entente conclu entre le CNRC et le CEA à Ottawa, en juillet 2008. Ce protocole s’inscrit dans la foulée du Programme économique Canada-France, récemment ratifié, qui souligne l’intention des deux pays de travailler en collaboration dans les secteurs touchant aux sciences, à la technologie et à l’innovation.
Le Conseil national de recherches du Canada est un chef de file dans le développement au Canada d'une économie novatrice axée sur le savoir, grâce aux sciences et à la technologie.
Le Commissariat à l'énergie atomique est reconnu à l’échelle mondiale comme un chef de file européen en sciences, en recherche-développement de technologies et en innovation.
Fiche d'information
À propos de l’accord international entre le CNRC et le CEA
Le 19 juin 2009, Pierre Coulombe, président du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), était de passage à Paris (France), pour signer un accord international avec le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Cet accord constituera le point de départ de collaborations entre les chercheurs des deux organismes, qui s’efforceront d’élaborer des technologies d’imagerie par résonance magnétique (IRM) avant-gardistes en recourant à de puissantes bobines électromagnétiques, dans l’espoir de percer le secret d’affections neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
À propos de l’imagerie par résonance magnétique à champ magnétique ultra puissant
Chaque fois qu’on augmente la puissance du champ magnétique, les appareils IRM fournissent plus de détails susceptibles de nous éclairer sur la façon dont la maladie affecte les humains, et donc de diagnostiquer celle-ci plus rapidement.
Habituellement, le signal IRM est obtenu par l’envoi d’une brève décharge électrique à ultrahaute fréquence, soigneusement calibrée, dans un fil métallique – la bobine électromagnétique – qui enveloppe le patient. Le courant engendre un puissant champ magnétique qui excite l’hydrogène présent dans l’eau ou les tissus adipeux, forçant cet atome à émettre une « vibration ».
On détecte cette vibration en mesurant la tension qu’elle induit dans la bobine. Néanmoins, lorsque la puissance du champ magnétique augmente, la bobine doit être divisée en une série de bobines plus petites, ce qui soulève des difficultés car l’interaction des bobines altère le courant et fausse le calibrage.
En surveillant le courant – et en le faisant circuler de nouveau afin de le comparer aux valeurs étalonnées souhaitables –, il est possible de détecter les erreurs et de les corriger automatiquement. L’industrie de l’audio-électronique utilise la technique de « contre-réaction » depuis 1928, mais il est difficile de l’appliquer à l’IRM à cause des fréquences ultrahautes.
Le projet d’imagerie médicale du CNRC et du CEA recourra à la technique baptisée « contre-réaction cartésienne » pour surmonter ces difficultés et réduire considérablement les effets destructeurs des interactions.
L’objectif, pour les experts en imagerie médicale du CNRC et du CEA, consistera à perfectionner la technologie IRM pour procurer aux chercheurs le meilleur outil possible en vue d’identifier des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
À propos du protocole d’entente entre le CNRC et le CEA
Il s’agit du deuxième projet entrepris à la suite de la signature, en juillet 2008, à Ottawa, du protocole d’entente annoncé par le premier ministre Stephen Harper à l’occasion de la visite du premier ministre français François Fillon au Canada.
Ce protocole s’inscrit dans la foulée du Programme économique Canada-France, récemment ratifié, qui souligne l’intention des deux pays à œuvrer en collaboration dans les secteurs touchant à la science, à la technologie et à l’innovation.
L’entente rassemble quelques-uns des scientifiques les plus reconnus de la planète pour élaborer des technologies avant-gardistes dont tous les Canadiens tireront profit, notamment des techniques d’imagerie médicale évoluées pour le dépistage rapide de la maladie d’Alzheimer, des innovations éconergétiques comme les piles à combustible et la conversion de la biomasse, ainsi que la technologie des lasers à impulsions d’une attoseconde.
Ces recherches pourraient déboucher sur des progrès révolutionnaires dans plusieurs domaines, comme la science des matériaux, le diagnostic médical, les télécommunications sur bande ultralarge et l’informatique quantique.
La première entente découlant du protocole conclu entre le CNRC et le CEA a été signée en janvier 2009. Ce projet vise le développement de techniques complémentaires pour explorer l’univers des électrons et des molécules à l’échelle de l’attoseconde. Ces recherches à la fine pointe de la science nous permettront de franchir le dernier pas en vue de comprendre ce qui se passe à l’échelle moléculaire et aideront les scientifiques à étudier les processus les plus rapides de la physique atomique et moléculaire.