le 9 décembre 2009
Ottawa (Ontario)
LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI
En mai 2007, j’ai fait une déclaration concernant un incident qui s’était produit le 14 juin 2006, sur le champ de bataille pendant une opération de combat dans le district de Panjawai en Afghanistan.
Hier, devant le Comité permanent de la défense nationale, j’ai répété mes propos. J’ai fait référence aux gestes posés par les membres des Forces canadiennes qui, lorsqu’ils ont constaté que quelque chose n’allait pas, sont intervenus pour assurer la sécurité d’un individu Afghan qui était sous le contrôle de la Police nationale afghane. Mon évaluation des faits était fondée sur des rapports d’opération et sur des conversations avec les membres de la chaîne de commandement qui faisait partie de la Force opérationnelle Ryan en juin 2006.
Ce matin, vers 9 heures, j’ai été breffé par mon personnel qui, surtout depuis la parution, ce lundi, d’un article dans le Global and Mail, ont entrepris des recherches pour s’assurer que nous disposions de tous les renseignements. Aujourd’hui, ils m’ont fourni la déclaration du commandant de section; Lorsque j’ai lu ce rapport, je me suis rendu compte qu’il n’était pas tout à fait conforme au rapport des opérations et aux renseignements qui m’ont été fournis par la chaîne de commandement.
Les membres des Forces canadiennes participaient à une opération conjointe en appui à l’Armée nationale afghane et à la Police nationale afghane. Après avoir revu les renseignements nouveaux qui m’ont été présentés, je désire corriger ma déclaration devant le Comité permanent de la défense nationale ainsi que ma déclaration de mai 2007. Ces renseignements nouveaux qui ont été portés à mon attention apportent des détails importants quant au déroulement des événements du 14 juin 2006. L’individu qui a été battu par la Police nationale afghane était en fait sous garde canadienne; par la suite, la Police nationale afghane l’a pris sous son contrôle afin de faciliter son déplacement du champ de bataille vers la base d’opération avancée Wilson.
Je ne disposais pas de ces renseignements en mai 2007 ni hier lorsque j’ai fait ma déclaration mais je suis responsable quant aux renseignements qui sont fournis par les Forces canadiennes et j’en rends compte aujourd’hui. J’ai l’intention de lancer une enquête afin de déterminer pourquoi ces renseignements ont mis autant de temps à se rendre au Chef d’état-major, qu’il s’agisse de mon prédécesseur ou de moi-même.
Nonobstant cela, j’accepte la véracité du rapport de la Police militaire.
Je suis fier que nos soldats aient agi avec courage et éthique lorsqu’ils ont repris l’individu des mains de la Police nationale afghane alors qu’il était clair que celui-ci était blessé. Il s’agit là d’un exemple du genre d’action décisive que doivent prendre les soldats sur le champ de bataille.