Sololá, le vendredi 11 décembre 2009
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
Quel plaisir de me retrouver ici, à Sololá, au cœur du monde maya.
C’est un lieu riche de son histoire, de sa jeunesse en quête d’espoir et de perspectives d’avenir et de ses beautés naturelles à couper le souffle, dont l’une est très certainement le grand lac Atitlán.
Nous avons tant à apprendre de vous.
De vous qui êtes issus d’une civilisation prestigieuse et millénaire.
De vous qui avez survécu à tous les outrages et préservé votre identité.
De vous qui puisez dans la terre nourricière, dans votre travail quotidien, dans vos traditions et dans la coopération les moyens d’assurer la viabilité et le développement de vos communautés.
Nous vivons actuellement une grave crise économique. Une crise qui suscite inquiétudes dans les pays les plus avancés, et catastrophes humanitaires dans les pays déjà extrêmement fragilisés.
La chute de l’économie a aggravé ici, au Guatemala, une crise alimentaire déjà désastreuse causée en partie par une météo défavorable.
À tel point que le président Colom a déclaré « l’état de catastrophe publique » en septembre dernier, en vue des prochains mois qui s’annoncent rudes.
Sachez que les Canadiennes et les Canadiens ne sont pas indifférents.
Nous croyons en votre capacité de briser le cercle de la pauvreté et de prospérer, et nous entendons continuer d’y contribuer.
Dans une région rurale comme celle de Sololá, il est clair qu’il faut renforcer le secteur de l’agriculture.
Il importe de vous donner les moyens de produire en abondance, de nourrir vos familles, d’exporter les fruits de vos récoltes et de faire du profit. C’est ce que vise le Projet de développement économique rural du département de Sololá.
Il importe aussi que des réseaux de collaboration et des chaînes d’entraide se créent, sans entraves. C’est ce à quoi œuvre avec enthousiasme et détermination la Fédération de coopération maya.
Il importe enfin d’appuyer le travail exceptionnel des femmes qui se dévouent sans compter pour le mieux-être de leurs communautés.
Partout où la route me conduit, je constate que l’avenir des peuples reposent sur les efforts quotidiens déployés par les femmes.
Je le dis souvent : donner aux femmes les moyens d’agir et vous verrez reculer l’analphabétisme, la pauvreté, la maladie, la violence.
Nous avons joint nos efforts aux vôtres, dans un esprit de solidarité avec vous, sœurs et frères du Guatemala.
Il me tarde de vous entendre me parler de vos projets, de vos défis, de vos succès, de vos espoirs. Je vous écoute.