le 17 janvier 2010
[LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI]
Je vous remercie, monsieur le ministre Cannon!
Je tiens à exprimer toute ma sympathie à la famille et aux amis de deux braves Canadiens qui sont décédés pendant qu’ils servaient leur pays.
Hier en Afghanistan, le Sergent John Wayne Faught a été tué par un engin explosif de circonstance alors qu’il effectuait à pied une patrouille de sécurité, à 15 kilomètres de Kandahar.
Le Sergent Faught appartenait au 1er Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry basé à Edmonton, en Alberta.
Il avait 44 ans.
En Haïti hier, on a retrouvé, mort, l’agent Doug Coates de la GRC.
L’agent Coates était un représentant digne et dévoué de ce corps policier, et il manquera beaucoup à sa famille et à ses amis.
En Haïti, la situation est grave.
La pénurie en choses aussi essentielles que de la nourriture et de l’eau propre se traduit par du stress et de la colère au sein de la population.
Les déficiences en infrastructure et un manque de mobilité présentent des défis que doivent surmonter les secouristes.
Le gouvernement canadien considère comme un impératif moral de faire tout ce qu’il peut pour contribuer aux efforts internationaux de secours et de stabilisation dans ce pays.
C’est pourquoi le premier ministre a approuvé ma demande d’envoyer quelque 1 000 militaires de plus en Haïti.
À compter de la semaine prochaine, des militaires de la Base Valcartier seront déployés dans ce pays.
Ils relèveront d’un commandant d’expérience hautement qualifié, le Brigadier-général Guy Laroche.
Celui-ci évaluera sur le terrain les besoins les plus urgents et emploiera le personnel à sa disposition pour ses opérations.
Une fois mis en place tous nos approvisionnements, nos plateformes et notre personnel, le Brigadier-général Laroche aura sous son commandement quelque 2 000 membres des Forces canadiennes, des centaines de véhicules, sept hélicoptères et deux navires.
Des C17 et des C130 assureront le transport quotidien du personnel, de l’équipement et des approvisionnements.
Conformément aux directives du gouvernement du Canada, nos militaires font tout pour se rendre au théâtre d’opérations et améliorer le sort des Haïtiens.
Au début de la semaine prochaine, les NCSM Halifax et Athabaskan parviendront à la côte haïtienne.
Ces deux navires y amèneront quelque 500 militaires.
Deux hélicoptères Griffon ont quitté le Canada hier et auront mis 3 ou 4 jours pour arriver à Haïti.
Deux autres Griffon entreprendront lundi le même vol vers ce pays.
Aujourd’hui, trois installations de purification d’eau quitteront la 8e Escadre Trenton.
On continue d’aéroporter jusqu’au théâtre des véhicules utilitaires légers, des G-Wagon, du personnel et du matériel médicaux ainsi que d’autres membres de l’Équipe d'intervention en cas de catastrophe (EICC).
En fait, des éléments de l’EICC sont déjà à l’œuvre dans le théâtre, mais l’Op HESTIA a beaucoup plus d’ampleur qu’une mission habituelle de cette équipe.
Une mission de l’EICC fait appel à quelque 200 membres, dure de 30 à 40 jours et s’attache principalement à la purification de l’eau, aux soins médicaux et à de légers travaux techniques.
Les tâches auxquelles se consacre la mission de l’EICC seront cruciales pour le succès des activités des Forces canadiennes dans le théâtre.
Cela dit, l’ampleur de l’Op HESTIA, augmentée par l’arrivée prochaine de nos navires, permettra au Canada de venir en aide à davantage d’Haïtiens que ne pourrait le faire l’EICC à elle seule.
Je rends hommage au Général Walt Natynczyk et à l’ensemble de la communauté de la défense qui ont mis si rapidement à notre disposition ce personnel, cet équipement et ces approvisionnements.
Je l’ai déjà dit vendredi, la rapidité d’intervention de nos militaires en Haïti est sans précédent, selon moi.
On doit dire la même chose au sujet de nos opérations terrestres dans ce pays.
Je vous remercie!